200 Mémoires pour fervir à l'Ilifl.par les tourments qu’ils lui firent fouf-frir, ils fervirent à guérir les maladiesde fon ame. Il lui falloir devant Dieuremplir le vuide de lès vanités pafiees.Il falloir que cette ame que Dieu def-tinoit à la véritable gloire , fût purgéedes fentiments de l’orgueil humain, quieft quafi inféparable de la grandeur &du fafie qui fuit la royauté. Il falloirque la parefle & la négligence, qu’elleavoit eue peut-être, de s’acquitter deces grands devoirs où fa Régence l’a-voit engagée , trouvafient leurs remedesdans les châtiments que Dieu lui prépa-roit, & que par cette voie de grâce, fioppofée à la nature, elle pût être dignede fes miféricordes, qui valent beaucoupmieux que la vie. La derniere imperfeélionapparente que les Sages ont pu remar-quer en cette éminente PrincefTe, a étéque portant la mort dans fon fein, par lescommencements de fa funefte maladie ,elle foit demeurée jufques alors un peutrop attachée à l’amour de fa perfonne :l’habitude y avoit beaucoup de part, &fa fermeté, qui l’empêchoic de craindrela mort, la rendant exempte d’inquiétu-de , la faifoit agir de la même manié-ré que fi elle eue été en pleine fanté,
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