2io Mémoires pour fervir à THiji.lettre écrite contre lui, & donnée à laIVIolina, ce doute jufqu’alors Favoit dé-terminé à ne me vouloir pas de bien. J’é-tois fort incapable de manquer au refpeft& à la fidelité que je lui devois 5 mais j’enétois encore éloignée par mes propresfenciments ; car, grâces au Ciel, je n’en-tre que le moins que je puis dans les paLfions de mes amis, & je ne ferois nul-lement capable de me laiflèr perfuader pareux fur ce qui me paroîtroic contre laraifbn ou mon devoir. La Duchefiè deï'îavailles , de plus , étoit aulîî incapablede me prier de l’écrire, que moi de luicomplaire ; car fouvenc nous en avionsparlé enfemble ; & n’en connoiflànt pointles auteurs, elle nous avoit toujoursparu une pauvre invention. Quand jefus enfin de qui elle venoit, je m’enétonnai encore davantage, parce que leComte de Guiche avoit beaucoup d’ef-prit , & Vardes auffi ; mais ils eurentpeut-être des raifons pour le faire que jen’ai point fues, qu’ils démêleront eux-mêmes , s’ils veulent quelque jour s’enjullifier envers le public.
Il faut achever la deftinée du Comtede Guiche , le héros de ce petit mor-ceau d'hiftoire. Il fut donc exilé pourla troifieme fois, & s’en alla en Hollan-