*>36 Mémoires pour fervir à Pllifl.après midi, ayant l’honneur d’être feuleauprès d’elle à la ruelle de fon lit, elleme demanda ce que difoient les Médecins;& lui ayanc répondu triflement qu’ils lacroyoient mal, elle ne s’en étonna point,& trouva qu’ils avoient raifon. Le Roi,la Reine & Moniîeur étoient affligés, &chacun plaignoit fon propre malheur.Le foir, quand on panfa cette Princeflè,fous les intéreffés à fa vie étoient dansl’inquiétude que donne la crainte de per-dre ce que l’on aime. Sa plaie fe trouvafeche , flétrie , & noire : fon cancerfe trouva de même en mauvais état. Elleavoit le poulx foible & intermittent,& fes foibleflès qui continuoient firentjuger aux Médecins, qu’elle n’avoit plusguere de temps à vivre. On fe hâta de l’a-vertir du danger où elle étoit; & l’Abbéde Montaigu , qui lui avoit toujourspromis de lui dire quand il feroit tempsde penfer à mourir, s’approcha d’elle,pour lui apprendre qu’il falloir partir. El-le reçut cette nouvelle comme une per-fonne préparée à ce grand voyage de l’é-ternité, &qui, parfespeniëes ordinaires,étoit accoutumée à la mort. Elle fe pref-fa auffi-tôt de faire ce qu’il falloir fairepour mourir ; mais ce fut avec fa tran-quillité ordinaire, & le calme de fon ame
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