d'Anne £ Autriche. (1665.) a ^ xcombien il étoit avide de gloire , puif-qu’il n’en vouloir pas même laitier lesmiettes à la Reine fa mere. C’étoit enêtre trop glouton ; mais la faim qui cau-foit certe gloutonnerie, toute défeftueu-fe qu’elle eft, a toujours été remarquéedans tous les grands Princes, & a été enplufieurs la fource de toutes leurs bellesaétions. Le Roi vouloit tenir les Grandsde fou Royaume attachés à lui par laVoie de fes bienfaits , comme la plus bel-le & la plus forte : il defiroit réunir toutà lui ; & par fa conduite, on peut voirqu’en cette occafion toute la fineflè deLouis XI le devoir céder à la fienne.Elle lui devoir être auflî plus honorable,étant exempte de toute malice, & fuiviede bons effets. Il falloir feulement, pourcontenter la Reine fa mere, accompagnercette ambitieulè & délicate jaloufie defincérité ; car elle étoit capable d’entreren confidence avec lui fur lès intérêts,& incapable d’en avoir quelqu'un qui pûtlui nuire. Perfonne donc ne parla de cet-te Princefiè, & peu de gens ont fu lapart qu’elle avoit eue à la belle aftion quele Roi avoit faite. Je lui dis un jour furcela, pour la divertir, que j’avois enviede dire tout haut qu’elle méricoit de par-tager cette gloire que l’on donnoit too-
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