d’Anne d'Autriche. (itfdb.) 27 r& les Médecins,qui, peu auparavant, dansun bon intervalle qu’elle avoir eu, avoientdie qu’elle ne mourrait pas de Ton cancer,en défefpéroient ; & ne facbant plus quefaire , lui perfuaderent de fe fervir duMilanois. Elle y confendt auflî-tôt, fansmontrer ni efpoir, ni crainte, ni répu-gnance; & le neuvième de Janvier, cethomme lui appliqua fes remedes ; mais ilsn’eurent point d’autre effet que de hâterfa mort.
Ce même jour il y eut des fiançaillesau Palais-Royal, d’une Fille d’honneurde Madame, nommée Artigny, confidentedu Roi & de Mademoifelie de la Valiere.Le Roi lui donna de confidérables fom-mes d’argent, & la fit époufer au Comtedu Roule, avec de grands avantages qu’illui fit. Elle eut fujet, félon les fauflèsmaximes du monde, de s’eftimer heureufe,d’avoir été la confidente des fecrets duRoi ; car de pauvre & accablée de la mau-vaife fortune , elle devint une grandeDame.
Après les fiançailles faites au Palais-Royal , fuivit une grande fête chez leDuc de Crequi, parent du Comte duRoule ; c’eft-k-dire, le bal, la comé-die , & un grand foupé. La Reine, qui«e foir-lk étoit feule auprès de la Reine
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