cîAnne /TAutriche, (i 666.) 317fon de Choifeul, l’un des plus célébrésEvêques de notre temps & des plus efti-més, fie ce Sonnet à Sainc-Denys fur lapompe funebre de la Reine-Mere du RoiAnne d’Autriche, quand on jetta avecelle dans le tombeau les marques de faroyauté.
SONNET.
Superbes ornements d’une grandeur paflee,Vous voilà defeendus du Trône au monument 1Que refte-t-il de vous, dans ce grand chan»gement,
Qu’un trille fouvenir d’une gloire effacée?
Mortels, dont la fortune éft toujours balancée,Et qoi des ris aux pleurs paffez en un moment,Si vous voulez fortir de votre égarement,Que ce terrible objet frappe votre penfée,
Anne vivoit hier , & cette MajeJiéQui régnoit fur les cœurs par fa rare bonté,Dans ces antres facrés n’eft plus qu’un peude poudre.
Orateurs, taifez-vous : cette foule de RoisQui font ici comme elle, St fans force, &fans voix ,
Font moins de bruit que vous, mais fe fontmieux entendre.