31 6 Mémoires pour fervir à PHift.quées. Je Faflurai de plus, que, félon monhumeur & mes fentiments, je ne pourraispas ne le point faire. Cette fage Princeflèfut contente vk fatisfaite de ma réponfe ;elle me le témoigna, & jamais depuis ellene m’a montré aucune curiofité de favoirni de voir ce que j’avois pu écrire d’elle.Je n’ai de ma vie connu une perfonnemoins avide de gloire ni d’applaudiiïè-ment. Elle ne faifoit nulle parade de fesbelles qualités ; elle parloit rarement d’elle-même & de les fentiments, & il falloirles tirer de fon cœur & de fon ame parla force des aélions qui l’obligeoient quel-quefois de parler. Son humilité a été caufeque la beauté de fon efprit & la bonté deion jugement n’ont pas eu tout l’éclat &toute l’eftime qu’elle aurait pu en rece-voir du public. Si elle eut pris plus de foind’en faire paraître la grandeur, elle en au-rait été plus louée pendant fa vie ; maison n’auroit pu dire d’elle avec vérité ceverfet du Pfeaume XLIV,qui a fervi detexte à une des plus belles Oraifons fu-nèbres qui ayent été faites pour elle aprèsfa mort :
Omnis gloria ejus filiæ Regis ah intus.
L’Evêque de Cominges, de la mai-