LETTRE XXI1Î.
m
«désigné, pour qu’ils y soient punis. En outre, ledit« comte de Nevers, livrera intégralement à l’abbé Pons« tous leurs biens, tant meubles qu’immeubles, en resti-« tution des dommages qu’ils lui ont causés 1 . »
On demanda au comte s’il acceptait cette sentence, etil répondit : « Je l’accepte » ; puis il pria la cour d’accor-der aux condamnés un délai que lui-même leur avaitpromis, comptant sur la clémence du roi. Mais le roi, desa propre bouche, répondit : « Je vous commande, par« mon autorité royale et par la foi que vous me devez,« d’accomplir ce qui vient d’être arrêté et de ne rien« omettre de la sentence. Quant aux délais, ce sera votre« affaire; passé le terme d’une semaine, je n’en accorde« aucun, ni à ces gens, ni à vous 2 3 . »
1 ...Ut Cornes Nivernensis, qui de fidelitate Regis præsens adest, profa-nos illos prodilores vi comprehendat, et puniendos Régi ubi jussus fueriladducat. Res porro eorum tam mobiles quam immobiles ex integro prorestitutione iilati damni Abbati tradat. (Hist. Vizeliac. monast., lib. im
apud d’Achery Spicil., t. II, p. 533, col. I.)
3 De induciis aulem tua inlererit; nam a me nec tibi nec illis aliquu;conceduntur, quin sequenti Dominica perficiatur quod delinilum est.(Ibid. J