LETTRE XXY.
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ter à cette sommation que le roi de France, disaient-elles, leur avait faite à mauvais dessein L A la vérité,toutes les villes de France, et surtout celles qui ancienne-ment avaient fait partie du royaume, ne montraient pasune répugnance aussi prononcée lorsqu’il s’agissait d’en-voyer des députés aux États Généraux; mais rien neprouve que, de leur part, cet envoi ait été autre chosequ’un acte de pure obéissance. Ils nommaient des dépu-tés, quand, selon le langage de l’époque, ils y étaientsemons puis, quand on ne leur en demandait plus, ilsne se plaignaient point de cette interruption comme de laviolation d’un droit; au contraire, les bourgeois de cesvilles se félicitaient de ne point voir revenir le temps del’assemblée des trois États, qui était celui des grandestailles et des maltôtes.
Deux opinions également fausses servent de base à lathéorie la plus accréditée touchant l’histoire des assem-blées qu’on appelle nationales. D’abord on suppose qu’a-vant l’invasion des peuples germaniques, personne, dansles provinces romaines, ne pouvait avoir l’idée de cessortes d’institutions, ou qu’une pareille idée devait êtreodieuse au pouvoir impérial. En second lieu, on s’ima-gine que du moment où les Barbares, soit Goths, soitFranks, eurent établi en Gaule, suivant leurs coutumesnationales, des Mâls, et des Champs de Mars ou de Mai,les habitants indigènes prirent part à ces réunions et s’enapplaudirent. La première hypothèse est formellementdémentie par un rescrit des empereurs Honorius et Théo-dose le Jeune, adressé, en l’année 418, au préfet desGaules, siégeant dans la ville d’Arles. En voici la tra-duction :
1 Voyez lu meme collection, passim.
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