LETTRE XXV.
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« à l’assemblée seront tenus de suivre les mêmes règles« de justice et d’équité. De plus, en ordonnant qu’il se« tienne tous les ans une assemblée dans la cité Constan-ce tine ', nous croyons faire une chose non-seulement« avantageuse au bien public, mais encore propre à mul-et tiplier les relations sociales. En effet, la ville est si« avantageusement située , les étrangers y viennent en« si grand nombre, elle jouit d’un commerce si étendu,« qu’on y voit arriver tout ce qui naît ou se fabrique ail-« leurs. Tout ce que le riche Orient, l’Arabie parfumée,« la délicate Assyrie, la fertile Afrique, la belle Espagne« et la Gaule courageuse produisent de renommé, abonde«en ces lieux avec une telle profusion, que toutes les« choses admirées comme magnifiques dans les diverses« parties du monde y semblent des produits du sol.« D’ailleurs la réunion du Rhône à la mer de Toscane« rapproche et rend presque voisins les pays que le prê-te mier traverse et que la seconde baigne dans ses sinuosi-« tés. Ainsi, lorsque la terre entière met au service de« cette ville tout ce qu’elle a de plus estimé, lorsque les« productions particulières de toutes les contrées y sont«transportées par terre, par mer, par le cours des« fleuves, à l’aide des voiles, des rames et des charrois,« comment notre Gaule ne verrait- elle pas un bienfait« dans l’ordre que nous donnons de convoquer une as-« semblée publique au sein de cette ville, où se trouvent« réunies en quelque sorte, par un don de Dieu, toutes« les jouissances de la vie et toutes les facilités du com-« merce.
1 Constantin le Grand aimait singulièrement la ville d’Arles ; ce fut luiqui y établit le siège de la préfecture des Gaules. 11 voulut aussi qu’elleportât son nom, mais l’usage prévalut contre sa volonté.