À SP
— Cl
ASS
ASPIC, s. m. Plat composé de viande ou de poissonfroid et de gelée.
* ASPIRAIL [aspirer], s. m. Trou pratiqué dans unfourneau pour que l’air y puisse pénétrer.
ASPIRANT, ANTE, adj. T. d’hydraulique. Qui aspire.Pompe aspirante.
ASPIRANT, ANTE, s. m. et f. Celui, celle qui aspireà une fonction, à une place, à un titre. Aspirant de ma-rine. Aspirant au doctorat.
* ASPIRATEUR, TRICE, adj. Qui a rapport à l’aspiration.La force aspiratrice des végétaux. || S. ni. Ventilateur.
» ASPIRATIF, 1VE, adj. Qui aiecaraclèredel’aspiration.
ASPIRATION (lat .aspiratio), s. f. Action d’aspirer.L’aspiration de l’air dans le poumon. Aspiration de l’eaupar la pompe. || Fig. Mouvement de lame vers Dieu;élans du cœur vers les choses élevées. || En gram. Pro-nonciation aspirée d’une voyelle. L’aspiration de Yh.
ASPIRÉ,' ÉE, p. p. d’aspirer. Attiré. L’eau aspirée parles végétaux. || En gram. Affecté d’aspiration. Une lettreaspirée. || S./’. Une aspirée, une lettre qui a une aspiration.
ASPIRER (lat. aspirare), ». a. Attirer l’air dans,sespoumons. Aspirer l’air. || Absol. Aspirer avec force. || Éle-ver l’eau en faisant le vide. || En gram. Prononcer de lagorge. Aspirer l'h. |] Absol. Aspirer, j| Aspirer à, v. n.Avoir le désir de. Aspirer à la royauté, a régner. 11 On l’aaussi construit avec de. Elle n’aspire encore d’y arriverque par des moyens qui viennent de Dieu même, Pasc.
ASPRE (grec mod. cJttt/îos, blanc), s. m. Petite mon-naie d’argent chez les Turcs.
ASSA, ,s. f. Suc végétal concret : assa dulcis, anciennom du benjoin ; assa fœtida, gomme résine fétide four-nie par la férule persique.
* ASSAGIR (à et sage), v. a. Rendre sage. L’âge assagitles jeunes gens. || V.n. Devenir sage. || Ce verbe a vieilli.
ASSAILLANT [Il mouillées), s. m. Celui qui assaille.Repousser les assaillants. || Anciennement, celui quidans un tournoi combattait contre le tenant.
ASSAILLI, IE, p.p. d’assaillir. Assailli de périls.ASSAILLIR [Il mouillées. B. lat. assalire j, v. a. Sejeter sur pour attaquer. Assaillir les ennemis. |] Fondresur. L’orage nous assaillit. || Fig. C’est le doute que j’aiqu'un malheur ne m’assaille, Malherbe.
ASSAINI, IE, p. p. d’assainir. Rendu sain.
ASSAINIR (à et sain), v. a. Rendre sain, plus sain.ASSAINISSEMENT, s. m. Action d’assainir; résultatde cette action.
«ASSAISONNANT, ANTE, adj. En économie rurale,plantes assaisonnantes, celles qui se distinguent par leursaveur acidulé, amère ou piquante, leur odeur prononcée.
ASSAISONNÉ, ÉE, p. p. d’assaisonner. Pourvu d’assai-sonnement. || Fig. Discours assaisonné de plaisanteries.
ASSAISONNEMENT, s.m. Action, manière d’assai-sonner. || Substances qu’on emploie à assaisonner. || Fig.Tout ce qui ajoute de l’à-propos, du piquant à une chose.
ASSAISONNER [à et saison), v. a. Mettre dans unmets certaines substances qui le relèvent. Assaisonnerun ragoût, une salade. || Fig. La sagesse sait assaisonnerles plaisirs pour les rendre durables, Fén.
ASSASSIN (arabe haschisch), s. m. Celui qui assas-sine. || Crier à l’assassin, appeler du secours. ]| Au fém.Et vous en avez moins [de peine] à me croire assassine,Corn. 11 Autrefois et fig. Assassin, petite mouche noireque les femmes se mettaient au-dessous de l’œil.
ASSASSIN, INE, adj. T. poét. Qui tue. Un poignardassassin. || Fig. Épigramme assassine. || Des yeux assas-sins, des regards assassins, c’est-à-dire si beaux qu’ilsfont mourir d’amour.
* ASSASSINANT, ANTE, adj. Ennuyeux, fatigant.ASSASSINAT, s. m. Meurtre commis par un assassin.
|| Fig. Acte de violence odieuse; discours qui porte ungrave préjudice. Cette calomnie est un assassinat.
ASSASSINÉ, ÉE, p.p. d’assassiner. Tué en guet-apens.|1 Fig. Assassiné de visites importunes.
ASSASSINER, v. a. Tuer avec préméditation, par sur-prise. IJ Absol. Serait-on reçu à dire qu’on ne peut seasscr de voler, d’assassiner ? la Brut. 11 Excéder de coups,e blessures par trahison. Assassiner de coups. || Causerun grand préjudice, une vive douleur. || Fatiguer, impor-tuner à l’excès. Assassiner de compliments.
* ASSATION ;a-ssa-sion. Lat. assare), s. f. Coction des
aliments ou des médicaments dans leurs propres sucssans addition d’aucune liqueur. ’
ASSAUT (voy. assaillir), s. m. Attaque de vive forcesur une ville, un poste, etc. Emporter une ville d’assaut.Il Fig. Les assauts de la tempête. 11 Fig. Emporter la placed’assaut, réussir promptement ou brusquement. 11 Solli-citation vive et pressante. || T. d’esenme. Exercice aufleuret. |] Fig. Faire assaut, lutter à qui fera le plus ou lemieux une chose. Faire assaut de zèle.
* ASSAVOIR, ancien verbe que l’on a décomposé en ;faire à savoir.
* ASSEAU (b. lat. asciculus), s. m. Marteau à l’usagedu couvreur, dont la tête est courbée en portion de cercle.
* ASSÉCHER, v. a. T. de mines. Priver d’eau, d’humi-dité. j| V. n. Ent. de mar. Devenir à sec. Une roche quiassèche en basse mer.
ASSEMBLAGE, s. m. Réunion de choses ou de per-sonnes. 11 Fig. L’assemblage des plus nobles connaissances.Cet homme est un assemblage de tous les vices. || Enmenuiserie, manière de joindre des pièces de bois. || Enreliure et brochage, réunion des feuilles d’un volumedans l’ordre de leurs signatures.
ASSEMBLÉ, ÉE, p.p. d’assembler-Mis ensemble. || Encharpenterie, bois assemblé, celui qui, joint a un autre,occupe la place où il doit rester. || S. m. Un des pas de ladanse, consistant à assembler les deux pieds à la troisièmeposition.
ASSEMBLÉE, s. f. Réunion de personnes. Nombreuseassemblée. ]| Réunion de personnes formant corps. Uneassemblée délibérante. 11 Par analogie. Assemblée de fa-mille, d’actionnaires, de créanciers. || L’assemblée desfidèles, l’Église. | j Appel au son du tambour ou de la trom-pette pour rassembler les soldats. || En certaines loca-lités de la campagne, réunion de fête ou de marché.
* ASSEMBLEMENT, s. m. Action d’assembler.ASSEMBLER (lat. ad et simul),v. a. Mettre ensemble.Fig. Je vois quels malheurs j’assemble sur ma tête,ac. j| Convoquer des personnes, réunir. j| Dans les arts
mécaniques, assembler les pièces d’une machine. || Paranalogie. Quelle importune main... A pris soin sur monfront d’assembler mes cheveux? Rac. || En reliure etbrochage, réunir les feuilles dans l’ordre de leurs signa-tures. || En danse, assembler, absolument, mettre unpied, ordinairement le droit, devant l’autre à la troisièmeposition, le talon droit touchant d'équerre le milieu dupied gauche. || S’assembler, ». r. Se réunir. || Prov. Quise ressemble s’assemble. || On a dit assembler à au lieud’assembler avec. Tu suis mes ennemis, t’assembles àleur bande, Malherbe.
ASSEMBLEUR, EUSE, s. m. et f. Ouvrier, ouvrièrequi fait les assemblages après le tirage des feuilles quicomposent le volume.
ASSENÉ, ÉE, p. p. d’assener.Porté sur. Un coup bienassené. || Fig. Un coup de langue bien assené.
ASSENER (anc. forme d 'assigner), v. a. Porter uncoup violent. Il lui assena un coup de bâton sur la tête.|| Fig. Assener un coup de langue.
* ASSENTEMENT ou ASSENTIMENT [assentir), s. m.Odeur qui frappe le nez du chien et qui le porte à se ra-battre sur la voie de l’animal que l’on chasse.
ASSENTIMENT [assentir], s. m. Mouvement de lavolonté qui accède; approbation. Donnez votre assenti-ment à un acte. J’ai l’assentiment de mes supérieurs.
ASSENTIR (lat. assentire), ». n. Donner son assenti-ment. Assentir à un acte. |j II a vieilli.
* ASSENTIR (à et sentir), ». n. T. de chasse. Recon-naître la voie.
ASSEOIR (lat. adsidere), ». a. Mettre quelqu’un surun siège. Asseoir un malade. || Poser, placer, établir.Asseoir un camp. 11 Fig. Asseoir solidement son trône, unempire. Asseoir un impôt. On ne sait où asseoir sa créance,Pasc. 11 En t. d’eaux et forêts, asseoir les ventes, mar-uer le canton de bois qui doit être coupé. || En t. deoreur, asseoir l’or, le poser sur une première matièrequi lui sert de fond ou ae soutien. || En t. de peint, et desculpt.. Asseoir une figure, lui donner une position natu-relle et un bon équilibre. || En t. de manège, asseoir,faire plier les jambes à un cheval. || Faire asseoir quel-