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Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
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qu'un, dire à quelqu’un de s’asseoir. || S'asseoir, v. r.Se mettre sur un siège, se tenir sur son séant. 11 Se poser,en parlant d'un oiseau.

ASSERMENTÉ, ÉE, p.p. d’assermenter. Qui a prêtéserment. I| Prêtre assermenté, ecclésiastique qui, à l’é-poque de la constitution civile du clergé, en 1790, avaitprêté le serment.

ASSERMENTER (à et serment), v.a. Faire prêter ser-ment, en parlant des personnes auxquelles on confère desoffices publics.

* ASSERTIF, IVE, adj. Qui a le caractère de l'assertion.Une proposition assertive.

ASSERTION (lat. assertio ), s. f. Proposition qu’onaffirme. Assertion vraie, fausse.

ASSERVI, IE, p.p. d’asservir. Rendu esclave. La patrieasservie. Asservi par les passions. Asservi aux circon-stances.

ASSERVIR (à et servir), v. a. Réduire à l’état d’escla-vage ou de simple dépendance. César asservit son pays.H Absol. Insensé qui croit asservir et se dispenser d’obéir !P. L. Courier. || Fig. Ses vertus ont asservi tous lescœurs. || S’asservir, v. r. Se soumettre. Il ne s’asservità aucune règle.

ASSERVISSANT, ANTE, adj. Qui asservit. Conditionasservissante. '

ASSERVISSEMENT, s.m. État de servitude; actiond’asservir.

* ASSERVISSEUR, s. m. Celui qui asservit. C’est legrand asservisseur des rois et des consciences, le granddespote religieux, Grégoire VII, Villemaix.

ASSESSEUR (lat. assessor), s. m. Magistrat adjoint àun juge principal pour l’aider et le remplacer. *

* ASSESSORAT, s. m. Office d’assesseur.

* ASSESSORIAL, ALE, adj. Qui est d’un assesseur.Droits assessoriaux.

* ASSETTE (voy. asseau), s. f. Marteau avec une têted’un côté et de l’autre un tranchant, un peu recourbé versle manche, dont les couvreurs et les tonneliers se servent.

ASSEZ (lat. ad, satis), adv. Autant qu’il en faut.L’avare n’a jamais assez. Assez longtemps. || Bien assez.J’ai bien assez vécu. || C’est assez, c’en est assez, en voilàassez, et elliptiquement assez, c.-à-d. n’en parlons plus,n’en disons pas davantage. || Assez de. Ce m’est assezd’honneur, Malh. 11 Avoir assez d’une chose, en avoir suffi-samment, et quelquefois en être fatigué, rassasié. 11 Assezd’autres, un nombre bien suffisant, autant que j’en vou-drai. Assez d’autres États lui prêteront asile, Corn. || As-sez, quelque peu, dans un sens qui est ou diminutif ouaugmentatif suivant les mots : Elle est assez jolie, c’est-à-dire elle n’est qu’un peu jolie ; une lettre assez longue,c’est-à-dire qui dépasse la longueur ordinaire. || Assez ettrop longtemps, locution poétique signifiant pendanttrop longtemps. Assez est explétif dans : Assez souvent,assez peu, etc. || Assez pour, devant un infinitif. Il estassez riche pour acheter ce domaine. || On a dit, dans lemême sens, assez de. Les Athéniens ordonnèrent unepunition de mort contre le premier qui serait assez hardide proposer la guerre, Fén. || On a dit aussi : Assez...que de. Nous avons été assez ingrats que de faire servirles créatures contre le Seigneur même, Mass. || S. m.Séparer Cassez d’avec le trop, Bayle.

ASSIDU, UE (lat. assiduus), adj. Exact à se tenir oùil doit être. Magistrat assidu aux audiences. || Qui a uneapplication soutenue. Un enfant assidu au travail. || Quirend des soins continuels à une personne. Soyez assiduauprès de ce malade. Compagne assidue, Rac. || En par-lant des choses, continu, constant. Des plaintes assidues.

ASSIDUITÉ (lat. assiduitas), s. f. Présence assiduedans un lieu, près de quelqu’un. Assiduité d’un juge auxaudiences. Les assiduités des courtisans. 11 Applicationcontinuelle. Son goût pour s’instruire, son assiduité àl’étude, Volt.

ASSIDÛMENT, adv. D’une manière assidue.

ASSIÉGÉ, ÉE, p. p. d’assiéger. Qui subit un siège.|| Autour de qui on se presse. Nous nous voyons sanscesse assiégés de témoins, Rac. || Fig. Accablé. Noussommes assiégés de soucis. || Subst. Les assiégés.

ASSIÉGEANT, ANTE, adj. Qui assiège une placeforte. Les troupes assiégeantes. || S. m. L’assiégeant.

ASSIÉGER (b. lat. assediare), v. a. Faire le sièged’une place. || Parextens. Se presser autour. Je n’assiégepas la porte des grands, Boss. 11 Fig. Obséder, importuner,poursuivre. Ce souvenir m'assiège. Il m’assiège de sesplaintes.

ASSIETTE (lat. ad et situs),s.f. Manière de se poser,d’être posé. Déranger quelqu’un de son assiette. L'as-siette d’une poutre. |) Par analogie. Les hommes errantsdans les bois ayant pris une assiette plus fixe, J. J.Rouss.|| T. de manège. Perdre son assiette, n'être pas solidesur la selle. || Position topographique d’une maison,d’une ville, etc. Assiette d’un lieu, d]un camp. || L’as-siette d’un impôt, sa répartition. || Fig. Etat, disposi-tion del’esprit. Faire sortir l’âmedeson assiette. || Vais-selle large et plate sur laquelle on mange. 11 Par extens.Une assiette de potage, la quantité de potage qu’une as-siette peut contenir. || Famil. Piquer l’assiette, mangerhabituellement chez les autres. Piqueur d’assiette et plussouvent pique-assiette, parasite.

ASSIETTÉE, s. f. Ce que tient une assiette. Une as-siettée de potage.

ASSIGNABLE, adj. Qui peut être assigné, déter-miné. Différence assignable.

ASSIGNAT (lat. assiynatum), s. m. En jur. Actiond’asseoir une rente sur un immeuble.11 On dit maintenantconstitution de rente. 11 Papier-monnaie émis pendant laRévolution, et dont la valeur était assignée sur les biensnationaux.

ASSIGNATION (lat. assignatio ), s. f. Affectation d'unfonds au payement d’une dette. 11 Mandat, ordre pour re-cevoir une somme assignée sur un certain fonds. 11 En pro-cédure, ajournement à comparaître par-devant le juge.

11 Exploit qui indique le jour. J j Par extens. Rendez-vous.

ASSIGNÉ, ÉE, p. p. d’assigner. Imputé sur. || Citédevant la justice. || Subst. L’assigné. || Fixé. Se trouverau lieu assigné.

ASSIGNER (lat. assignare), v. a. Affecter un fondsau payement d’une rente, d’une dette, etc. Assigner unerente sur ses biens. || Citer par un exploit à comparaîtredevant le juge. 11 Fixer, déterminer. Assigner à quel-qu’un un rendez-vous.

* ASSIMILABILITÉ, s. f. Qualité de ce qui est assimi-lable.

* ASSIMILABLE, adj. Qui peut être assimilé.

* ASSIMILATEUR, TRICE , adj. Qui procure l’assimi-lation. Les forces assimilatrices.

* ASSIMILATIF, IVE, adj. Qui tient à l’assimilation,qui s’y rapporte.

ASSIMILATION (lat. assimilatio), s. f. Action deprésenter comme semblable. Une assimilation inju-rieuse. 11 En physiologie, action commune à tous les êtresorganisés et par laquelle un corps vivant rend semblablesà soi et s’assimile les matières alimentaires. || En gram.Règle euphonique par laquelle une consonne transformela consonne qui la précède en une autre consonne demême degré qu’elle. Ainsi, dans in-lisible, l’assimilationchange 1 ’n en l : il-lisible. || Dans les langues, procédéde l’usage rapprochant ou confondant des mots qui,différents au fond, se ressemblent pour la forme.

ASSIMILÉ, ÉE, p. p. d’assimiler. Alexandre assimilépar Boileau à un fou furieux. 11 En physiologie, les sub-stances assimilées.

ASSIMILER (lat. assimilare), v. a. Comparer, rap-procher. Assimiler l’or et le cuivre, ou l’or au cuivre.

11 En physiologie, convertir en sa propre substance. Nousnous assimilons les aliments. || Convertir en semblable.La civilisation tend à assimiler les différents peuples.|| S’assimiler à, v. r. Se comparer à. 11 Être assimilé. Lessubstances nutritives s’assimilent plus ou moins facile-ment. || Se rendre semblable à.

ASSIS, ISE, p. p. d’asseoir. Assis dans un bon fau-teuil. |J Subst. Voter par assis et levé, en se levant ou enrestant assis. || Dosé. Édifices mal assis sur leurs bases.

Fig. Des impôts bien assis. || Situé. || En blas. Assis se

it de tous les animaux domestiques qu’on représenteposés sur leur derrière. |) T. d’équitation. Cavalier bienou mal assis, pavalier qui se tient ou ne se tient pasferme sur la selle.

ASSISE (voy. asseoir), s. f. Rang de pierres de taille