Buch 
Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
Entstehung
Seite
63
JPEG-Download
 

ASS

— 65 —

ASS

posées horizontalement, et sur lequel on assoit une mu-raille. || Les assises d’une montagne, gradins réguliersdans une montagne qui ne s’élève point par une penteinsensible. || Au pi. Session d’une cour criminelle. |[Courd’assises, tribunaux criminels. || Anciennement, lesgrandes assises étaient la séance de certains juges supé-rieurs qui étaient envoyés dans les provinces pour exa-miner si les juges des tribunaux subalternes remplis-saient leur devoir.

ASSISTANCE, s. f. Présence, surtout en parlant d’unofficier public ou d’un prêtre. Le droit d’assistance ducuré. || Personnes réunies en un lieu, assemblée. |J Leconseil d’un ordre religieux. 11 Dans l’ordre des jésuites,assistance, le pays ou la province où un jésuite fait lafonction d’assistant au général ou au provincial de sonordre. || Aide, secours. Donner ou prêter assistance àquelqu’un. |j Assistance publique, administration desHôpitaux et des secours aux indigents.

ASSISTANT, ANTE, adj. Qui assiste. Il se dit parti-culièrement des ecclésiastiques qui, dans les messes so-lennelles, assistent le célébrant a l’autel. || 5. m. L’as-sistant, le prélat qui assiste le consacrant, lorsqu’onsacre un évêque. |j Celui qui, dans plusieurs sociétésecclésiastiques, aide le supérieur général dans ses fonc-tions. || Dans ico séminaires, l’assistant est celui qui faitles fonctions de supérieur du séminaire, quand le supé-rieur n’y est pas. || Assistante, s. f. Dans les commu-nautés de femmes, celle qui, au défaut de l’abbesse, faitJes fonctions quand la mère supérieure n’y peut vaquer.|| S . m. plur. r Les personnes présentes en un lieu.

ASSISTÉ, ÉE , p. p. d’assister. Accompagné. Assistéde ses témoins. || Aidé, secouru. Assisté de vos conseils.

ASSISTER (lat. adsistere), v. 11 . Être présent. || V. a.Seconder quelqu’un en justice. || Siéger comme asses-seur, seconder dans un office. || Accompagner. Se faireassister par un ou d’un commissaire. || Assister un ma-lade, lui donner des soins, l’exhorter à bien mourir.|| Assister un criminel, lui donner les consolations de lareligion. || Aider, secourir. Assister les pauvres. || Famil.Dieu vous assiste ! se dit à un malheureux qu’on ne peutsecourir; quelques personnes le disent aussi à ceux quiéternuent.

★ ASSOCIABLE, adj. Qui peut être associé.

ASSOCIATION, s. f. Réunion de plusieurs personnes

pour un but commun. |[ Fig. Association de mots. Asso-ciation d’idées.

ASSOCIÉ, ÉE, p. p. d’associer. Mis en union. Associéau commerce de son père. || Subst. J’ai pris un associé.|| Dans quelques académies, un membre associé ou sim-plement un associé, celui qui participe aux travauxd’une académie sans jouir des mêmes avantages que lesmembres titulaires. || Nom qu’on donnait, dans l’an-cienne académie des sciences, à un grade inférieur àcelui d’académicien. || Associée, s. f. Religieuse de ladeuxième classe, dans l’ordre de la Visitation de Notre-Dame.

★ ASSOCIEMENT, s. m. Etat de ce qui est associé.

ASSOCIER (lat. associaré], v. «.Mettre en société,

en union, en partage. Il l’associa à son commerce. Il as-socie à l’empire le grand Théodose, Boss. || S’associerelqu’un, le prendre pour collaborateur, pour aide.Fig. Unir, joindre, allier. Associer l’activité à lascience. || S’associer à ou avec, v. r. Former sociétéavec, se joindre à quelqu’un. Quoi ! vous vous associez àun pareil homme? Il s’associa avec moi. || On a dit•aussi s’associer de. Je me suis associé d’un fort honnêtehomme, Regnard. 11 Fig. S’associer à, se joindre, prendrepart. Il s’était associé au crime de Catilina. |j Hanter,fréquenter. 11 ne faut pas s’associer avec le premier venu.

ASSOGUE (a-so-gh*. Arabe, al zibag, le vif-argent),s. f. Galion d’Espagne, destiné à porter en Amérique lemercure qui sert à traiter le minerai d’argent.

ASSOLÉ, ÉE ,p. p. d’assoler. Disposé par assolement.

ASSOLEMENT, s. m. Succession de cultures sur unemême sole, établie à l’effet d’obtenir de la terre, perpé-tuellement et aux moindres frais, le plus grand produit.

ASSOLER [à et sole), v. a. Distribuer dçs terres la-bourables par assolement.

★ ASSOMBRI, IE, p.p. d’assombrir. Rendu sombre.

★ ASSOMBRIR (à et sombre), v. a. Rendre sombreCes arbres assombrissent notre habitation. 11 S’assombrir*v. r. Devenir sombre. Le temps s’assombrit. j| Fi»!Dans la maladie, les idées s’assombrissent.

ASSOMMANT, ANTE, adj. Qui assomme. || Qui fati-gue, ennuie beaucoup. Travail assommant.| |A quoi on nepeut résister, répondre. Ils répondirent à cette questionassommante par... Volt.

ASSOMMÉ, ÉE, p. p. d’assommer. Tué ou étourdiavec une masse. || Fatigué, incommodé, étourdi.

★ ASSOMMEMENT, s.m. Action d’assommer, d’abattreun animal.

ASSOMMER ( à et somme , fardeau), v. a. Tuer avecune masse ou avec quelque chose de lourd. || Battre avecexcès. || Fig. Incommoder, importuner, fatiguer. Onnous assommait de questions. || Aflïiger profondément.La mort de M. du Mans m’a assommée, Sév. 11 Confondre,réduire à quia. Vous nous assommez avec vos grandsmots, Mol.

★ ASSOMMEUR, s. m. Celui qui assomme.

ASSOMMOIR, s. m. Instrument pour assommer, et

spécialement bâton court garni, à une extrémité, d’uneballe de plomb. || Fig. et famil. Un coup d’assommoir,un événement soudain qui assomme, qui porte un coupfatal. || Piège qui assomme les àêtes qui s’y prennent.

★ ASSOMPTIF, IVE (lat. assumptivus), adj. En philos.Jugement assomçtif, proposition assomptive, jugement,proposition auxiliaire.

ASSOMPTION (lat. assumptio), s. f. Enlèvement mi-raculeux de la sainte Vierge au ciel. 11 Jour auquel l’Égliseen célèbre la fête. J'Assomption se célèbre le 15 d’août.

★ ASSONAH, s. f. Yoy. sonna.

ASSONANCE, s. f. fionsonnance imparfaite. France etfranche sont des assonances.

ASSONANT, ANTE (lat. adsonans), adj. Qui a uneassonance. Vers assonants.

ASSORATH, s. f. Voy. surate.

ASSORTI, 1E ,p. p. d’assortir. Mis avec des per-sonnes ou des choses qui conviennent. Un mari et unefemme bien assortis. Attelage assorti. || Bien fourni enmarchandises, etc. Magasin, marchand bien assorti.

ASSORTIMENT, s. m. Convenance de plusieurschoses entre elles. L’assortiment de ces couleurs estagréable. || Assemblage de certaines choses qui vont or-dinairement ensemble. Un assortiment d’outils. ||T.d’imprimerie. Supplément de tous les caractères néces-saires à un genre de composition. || T. de commerce.Collection de marchandises du même genre. || En li-brairie, livres d’assortiment, ceux qu’un libraire tire parachat ou par échange des autres libraires.

ASSORTIR [à et sorte), v. a. Assembler des chosesqui se conviennent. Assortir des couleurs, des fleurs.|| Accompagner. Son esprit et son humeur étaient faitspour assortir le reste, JIamilton. || Mettre ensemble, enparlant des personnes. Ceux que la conformité des goûtsassortit. || Assortir des chevaux, les joindre ensemblesuivant les divers emplois. || En métallurgie, assortirles minerais, les mélanger comme il convient, pour faci-liter la fusion. || Fournir, approvisionner de toutes lesmarchandises nécessaires. Assortir un magasin. || V.n.Convenir. Cejableau n’assortit pas à son pendant. || S’as-sortir, v. r. Être assorti, être en convenance. || Fig. Noscaractères ne s’assortissent point. || Se pourvoir. Je m’as-sortis de quelques livres pour les Charmettes, J. J. Bouss.

ASSORTISSANT, ANTE, adj. Qui convient, qui as-sortit bien à. On prend des manières assortissantes auxchoses qu’on dit, J. J. Bouss. |[ Absol. Trois mousquets,avec les trois fourchettes assortissantes, Mol.

ASSOTÉ, ÉE, p.p. d’assoter.

ASSOTER [à et sot), v. a. Infatuer d’une ridiculepassion. || S’assoter de, v. r. S’éprendre sottement de.

★ ASSOUCHEMENT, s. m. En archit. Pierres dans unfronton qui forment la base du triangle.

ASSOUPI, IE, p. p. d’assoupir. Le dragon assoupi,Corn. Douleur, affaire assoupie. Le flot assoupi.

ASSOUPIR (lat. ad et sopire), v. a. Jeter dans unsommeil ou léger ou de peu de durée. || Fig. Suspen-dre, diminuer momentanément. || Atténuer, empêcherles suites mauvaises. On assoupit les bruits qui couraient.