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Jours de barbe, les jours où l’on se fait la barbe. || À laarbe de, en dépit de. || Fig. et popul. Faire la barbe àquelqu’un, avoir l'avantage sur lui. || Itire dans sa barbe,rire avec une satisfaction maligne qu’on dissimule.|| Famil. La personne même qui porte la barbe. Allez,grande barbe, pédant hérissé ue grec, Fën. ]| Une jeunebarbe, un jeune homme sans expérience. || Une barbegrise, une vieille barbe, un vieillard. || Longs poils quecertains animaux ont à la mâchoire, au museau, au bec.
11 Barbe de baleine, crins qui garnissent l'extrémité desfanons. |j S. f. pl. Bandes de toile ou de dentelle quipendent à certaines coiffures de femme. || Petites iné-galités qui restent à certains ouvrages de métal. || Irré-gularités des bords d’une feuille de papier. || Barbesd’une plume, les filets qui garnissent latéralement letuyau. || Barbes d’épi, longues arêtes des graminées, etaigrettes des composées. [| Barbe-de-capucin, chicoréesauvage. || Tirer en barbe, c’est tirer le canon par-dessusia hauteur du parapet, sans le pointer par les embrasures.
BARBE (b. lat. barba , de Barbarie), ni. Cheval desang oriental des contrées africaines, souvent confonduavec l’arabe. \\Adj. Un clieval barbe.
* BARBE [barbe), s. ni. Nom des docteurs des Vaudois.BARBÉ, ÉE (lat. barbatus ), adj. En blas. Barbé se
dit de quelques animaux à barbe, lorsque la barbe estd’un autre émail. || En bot. Qui est muni d’une barbe.
BARBEAU (diiriiri. du lat. barbellus), s. ni. Poissonde rivière du genre cyprin. || Barbeau de mer, rouget.
BARBEAU (barbe), s. m. Plante à fleurs bleues quicroit dans les blés, dite aussibluet. |] Adj. inv. Bleubarbeau, espèce de bleu clair.
BARBELÉ, ÉE (anc. fr. barbe}), adj. Garni de dentsou de pointes. Flèche barbelée.
BARBERIE, s. f. Art de raser et de coiffer. || Dansquelques communautés d’hommes, lieu où l’on faisaitla barbe. |] Il est vieux.
* BARBERON [barbe), s. m. Salsifis.
BARBET, ETTE (barbe), s. m. et f. Chien à longpoil et frisé. || Adj. Chien barbet. || Famil. Être crottécomme un barbet, être excessivement crotté.
BARBETTE (dimin. de barbé), s. f. Sorte de guimpedont les religieuses se couvrent le sein. || Espèce deplate-forme ou de petite élévation de terre qui se fiJitordinairement dans les angles d’un bastion pour y pla-cer du canon, qui tire par-dessus le parapet.
BARBEYER (barbe), v. n. Le vent baibeye, lorsqu'ilne fait que raser la voile, sans la remplir.«BARBICHE (barbe), s. f. Petite barbe que l’on laissepousser au menton ou aux joues.
BARBICHE, BARBICHET, BARBICHON (barbet), s.vi. Petit chien barbet.
BARBIER (barbé), s. m. Celui dont le métier est defaire la barbe.
* BAR8IFÈRE ( barbe et lat. ferre), adj. En liist. nat.Qui porte une barbe.
BARBIF1É, ÉE, p. p. de barbifier.
BARB1FIER (lat. barba et le suffixe ficare), v. a.Raser, faire la barbe. |] Se barbifier, v.r. Se faire la barbe.
* BARBILLE, s. f. Filaments aux flancs des monnaies.BARBILLON (Il mouillées. Dimin. de barbe), s. m.
Filaments aux deux côtés de la gueule de certains pois-sons. 11 Les barbillons d’une flèche, d'un hameçon, dentsqui garnissent une flèche, un hameçon. || Replis delàmembrane muqueuse du cheval. J | Petit barbeau, poisson.
* BARBITON (jjiscpêtT'îï), s. m. Sorte d’instrument demusique à plusieurs cordes, chez les anciens.
BARBON (ital. barbone),s. m. Vieillard, avec une idéede dénigrement. || Faire le barbon, être trop grave pourson âge.
* BARBOTAGE, s. m. Gâchis. || Boisson composée d'eaudans laquelle on a délayé un peu de farine ou de son,et qui se donne aux bestiaux.
BARBOTE, s. f Poisson de rivière qui n’a que deuxnageoires sur le dos.
BARBOTÉ, ÉE, p. p. de barboter.
* BARBOTEMENT, s. ni. Action de barboter.BARBOTER, v. n. Fouiller bruyamment avec le bec
dans Peau ou dans la bourbe. || Par ext. Marcher dansune boue épaisse. |] Fig. Les descendants des Camille,
des Brutus, barbotaient dans la fange, Volt, || V. a.Marmotter, prononcer d’une façon mal articulée.
BARBOTEUR, s. m. Le canard domestique.
BARBOTEUSE, s. /’. Femme de mauvaise vie. || T. bas.
* BARBOTIÈRE, s. f. Mare à canard. || Baquet pour leschevaux.
BARBOTINE, s. f. Nom donné, dans la droguerie, auxfleurs non épanouies de plusieurs espèces d armoises.11 Bouil lie pour coller les garnitures des poteries de terre.
BARBOUILLAGE, s. m. Enduit de couleur fait gros-sièrement à la brosse. || Mauvaise peinture. || Écritureillisible. || Discours confus et mal ordonné.
BARBOUILLÉ, ÉE, p.p. débarbouiller.
BARBOUILLER (Il mouillées, Dur, particule péjora-tive, et l’anc. fr. bouille, bourbier), v.a. Salir, souiller.|| Étendre grossièrement une couleur avec une brosse.Barbouiller de noir le devant d’une boutique. || Absol.Peindre grossièrement. || Faire beaucoup d’écrituresinutiles. Barbouiller du papier. Je me reproche fortd’avoir barbouillé deux tomes pour un seul homme, Volt.| j Absol. Cet auteur ne fait que barbouiller. 11 Écrire mal.|[ Compromettre. Elle est femme à vous barbouiller ter-riblement dans le monde, Dascodkt. || Parler, exprimerd’une manière confuse. || V. n. Prononcer d'une ma-nière vicieuse ou peu distincte. || Se barbouiller, v. r.Se barbouiller déconfiture. || Fig. Se barbouiller de grecet de latin, en surcharger confusément sa mémoire.|| Fig. Se barbouiller , compromettre sa considération.Dans le monde, à vrai dire, il se barbouille fort, Mol.
BARBOUILLEUR, s. m. Artisan qui peint avec labrosse les murailles, les plafonds, les portes, etc. || Fig.et famil. Mauvais peintre. || Mauvais écrivain, etc. Unvieux barbouilleur de papier, Volt. || Fig. et famil.Bavard dont les paroles sont confuses, inintelligibles.
* BARBOUILLON, s. m. Qui barbouille.
BARBU, UE, adj. Qui a de la barbe. ]| En bot. Hérisséde barbes, de poils, de filets. Blé barbu. j| S. m. Genred’oiseaux grimpeurs qui habitent la zone torride.
BARBUE (barbu), s. f. Poisson de mer plat,
BARCALON, s. m. Titre du premier ministre de Siam.
BARCAROLLE (ital. barcairuolo),s. f. Sorte de chan-son particulière aux gens du peuple et surtout aux gon-doliers de Venise. || Petite pièce de musique faite enimitation de ce genre.
BARCELONNETTE, s. f. Petit lit suspendu et mobile,dans lequel ou peut bercer un enfant.
BARD (ail. liahré), s. m. Sorte de grande civière àplusieurs bras.
BARDANE (b. lat. bardana ), s. f. Plante à fleurscomposées, dite aussi glouteron.
BARDE (b. lat. barda), s. f. Ancienne armure faitede lames de fer, qu’on plaçait sur le poitrail d’un che-val. |j Tranche de lard fort mince. || Longue selle faiteuniquement de grosses toiles piquées et bourrées.
BARDE (mot celtique), s. m. Poète chez les anciensCeltes. || Fig. Poète héroïque et lyrique.
BARDÉ, ÉE, p. y>. de barder. Porté sur un bard.
BARDÉ, ÉE, p. p. de barder. Chevalier bardé de fer.
BARDEAU (barde), s. m. Ais mince et court dont onse sert pour couvrir les maisons. || Petit train de bois.
* BARDÉE, .s. f. Ce que peut porter un bard,
* BARDÉE, s. f. Ensemble des bardes de lard dont ongarnit une volaille.
BARDELLE, s. f. Selle faite de toile et de bourre.
BARDER, V. a. Charger sur un bard.
BARDER, v. a. Couvrir un cheval de l’armure appeléebarde. || Envelopper de bardes de lard.
BARDEUR, s. ni. Celui qui, dans un chantier, portele bard ; celui qui traîne les pierres sur un petit chariot
BARDIS (bardeau),s. m. Séparation de planches qu’onfait à fond de cale, dans un navire de commerce, pourcharger des blés et autres grains.
BARDIT (bar-dif. Lat. barditus),s. m. Chant de guerredes anciens Germains.
BARDOT (barde, selie), s. m. Petit mulet produitde l’accouplement du cheval et de l’ànesse. 11 Fig. et fa-mil. Homme sur qui les autres se déchargent d'unepartie de leur tâche ; celui qui sert de sujet habituel auxplaisanteries. || En typographie, papier de rebut.