BON
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BOR
BONZE (japonais bosu, prêtre), s. m. Prêtre chinois oujaponais delà religion bouddhiste. || Au fém. Bonzesse,Volt. Des dictionnaires donnent aussi bonzelle.
* BONZERIE, s. f. Monastère de bonzes.
BOQUILLON U mouillées. Voy. bûcheron), s. m.
Bûcheron. || Il est vieux.
BORACIQUE, adj. Yoy. borique.
* BORACITE, s. f. Substance vitreuse qu’on trouvedans les carrières de plâtre.
* BORATE, s. m. Genre de sels formés par l'acide bo-rique avec les bases salifiables.
* BORATE, ÉE, adj. Qui contient de l’acide borique.
BORAX (hébreu borak, blanc), s. m. Sous-borate de
soude.
BORBORYGME (fiopëopvypét), s. m. En méd. Bruitsourd, murmure produit dans l’abdomen par le dépla-cement des gaz intestinaux.
BORO (anc. h. ail. bort, planche), *. m. Côté d’unvaisseau. || Virer de bord, changer de route, et fig. chan-ger de conduite. || Vaisseau de haut bord, autrefois toutbâtiment qui naviguait au long cours, par opposition auxpetits bâtiments, vaisseaux de bas bord; aujourd’huivaisseau de guerre à plusieurs ponts. || Bord à bord, lo-cution adverbiale qui s'emploie pour exprimer la proxi-mité de deux bâtiments. Les deux vaisseaux étant bordà bord. || Par extens. La rivière est bord à bord du quai,elle est si haute qu’elle afileure le quai. || Bordée. Lenavire courait des bords. 11 Courir bord sur bord, lou-voyer à petites bordées. || Fig. et dans le langage fa-milier, être du bord de quelqu’un, être de son avis, deson parti. || Le vaisseau même. Aller ou monter à bord.|| Extrémité d’une surface quelconque. Les bords d’unchapeau. || Rivage de la mer. || Par extens. et en langagepoétique, région, pays. || Les sombres bords, la de-meure des morts. || Bord, le rivage d’un fleuve, d’unerivière, d’un lac, d’un torrent. |j Ce qui borde un puits,une fontaine, un fossé. || Fig. Vieillard qui est sur lebord du tombeau, sur le bord de sa fosse. || Le bord duprécipice, de l’abîme. || Limite d’un chemin. Au bordde la route, jj Orilice d’un vase. Remplir un verre jus-u’aux bords. || Famil. Un rouge bord, un verre pleine vin jusqu’au bord. [| Bout, en parlant des lèvres. Lebord des lèvres. Avoir un mot sur le bord des lèvres, êtresur le point de se le rappeler et de le prononcer. || Fig.Avoir l’âme sur le bord des lèvres, être près de mourir.Tour des yeux. Il a le bord des yeux rouge. |j Bordure’un vêtement, galon. T unique ayant un bord de pourpre.
BORDAGE, s. m. Planches épaisses qui forment lerevêtement de la membrure intérieure d’un navire. || Cequi borde une chose. ]| Action, manière de border unsoulier, un chapeau, un habit, etc.
BORDAILLER ou BORDAYER, v. n. Voy. bordeter.
* BORDE (mot germ. et celtique), s. f. Soin employédans quelques provinces pour désigner une métairie.
* BORDÉ, s. m. Galon d’or, d’argent ou de soie, quisert à border les vêtements, les meubles.
BORDÉ, ÉE, p. p. de border. Voile bordée. [| Entouré.Une île bordée de rochers. Yeux bordés de rouge.
* BORDEAUX (VIN DE) ou vulgairement BORDEAUX,s. m. Produit d's vignobles des environs de Bordeaux.Du vin de Bordeaux rouge. Du bordeaux blanc.
BORDÉE [bord), s. f. Toute la ligne d’artillerie quiest sur le flanc d’un vaisseau. Lâcher une bordée. || Dé-charge simultanée de tous les canons d’un même côtédu vaisseau. J| Fig. Une bordée d’injures, injures nom-breuses et violentes. J| Chemin que fait un bâtiment,jusqu'à ce qu’il vire de bord. Courir des bordées.
BORDER {bord), v. a. Revêtir de bordiges la mem-brure d’un navire. || Étendre, s’étendre le long de certai-nes choses, en forme de bords. Les gazons dont un prin-temps éternel bordait son île, Féx. || Par extens. Borderun champ de fossés, de haies. || T. de peint, et de grav.Entourer les figures d’un tableau d’une teinte qui lesfasse ressortir. || Occuper le bord. Nous ne pouvonsborder tousces retranchements, Voi.t. || Border la haie,en parlant de troupes, être rangé en longue ligne sur lechemin que doit parcourir un cortège. || Border un lit,replier le bord de la couverture sous le premier mate-las. || T. de mar. Border une voile, la tendre par en
bas. || Garnir le bord d’une étoffe, d’un vêtement avecun ruban, un galon. | T. de mar. Côtoyer.
BORDEREAU (dimin. de bord], s. ni. Note explica-tive et détaillée, article par article. || Etal des espècesdiverses qui composent une somme ou le montant d'unecaisse. || Bordereau de compte, récapitulation et ba-lance du débit et du crédit. || Bordereau d’agent dechange, état de ses opérations. |j Bordereau d’inscrip-tion hypothécaire, état des créances à raison desquelleson requiert inscription d’hypothèque.
* BORDEYER [bord), v.n. T. de mar. Gouverner alter-nativement d’un côté et de l’autre, lorsqu’on n’a pointle vent favorable.
BORDIER [bord), adj. et s. m. Un bâtiment bordier,un bordier, bâtiment qui a un côté plus fort que l’autre.
BORDIGUE (b. lat. bordigala, dimin. d c borda), s. f.Enceinte formée avec des claies sur le bord de la mer,pour prendre du poisson ou pour le conserver vivant,
* BORDOYER, v. a. En peint, et grav. Border, entourer.BORDURE [border), s. f. Ce qui garnit le bord de
quelque chose. Bordure de chapeau. [| La bordure d’unbois, les arbres qui en forment la lisière. [ [ La bordured’une allée, les fleurs, les plantes qui la garnissent, jj Bor-dure de pavé, rang de gros pavés qui retiennent chacundes deux côtés d’une chaussée. || Cadre d’un tableau,d’une gravure. |JPar extens. Ses yeux de travers avaientune bordure d’ecarlate, Fén.
* BORDURE, ÉE, adj. Garni d’une bordure.
BORE [borax), s. m. Corps simple métalloïde, ra-dical de l’acide borique.
BORÉAL, ALE (lat. borealis), adj. Qui est ou qui semontre du côté du nord. || Aurore boréale, phénomènelumineux qui se montre particulièrement dans les con-trées boréales.| |Le pluriel masculin boréaux estpeuusité.
BORÉE (laf. Boreas, Bopizç), s. m. Le vent du nord,en style poétique.
BORGNE (origine inconnue), adj. A qui il manque unœil.|| Fig. Changer son cheval borgne contre un aveugle,changer une position médiocre pour une pire. || Jasercomme une pie borgne, parler sans cesse. || Fig. Chétif,sans apparence. Une maison borgne. 11 Un cabaret borgne,cabaret mai famé ou de mauvaise apparence. 11 Un compteborgne, dont les articles ne sont pas clairs. [J Subst. Unborgne. || Prov. Au royaume des aveugles les borgnessont rois, parmi les incapables les gens médiocres nelaissent pas de briller.
BORGNESSE, s. f. Femme ou fille borgne. || Ne s’em-ploie que pour dénigrer ou pour se moquer.
BORIQUE, adj. Se dit de l’acide formé d’oxygène etde bore.
BORNAGE, s. m. Action de planter des bornes pourmarquer les limites d'une propriété rurale.
BORNE (b. lat. bodina), s. f. Tout ce qui sert à sé-parer deux champs l’un de l’autre. || Colonne qui mar-quait le bout de la carrière dans les cirques anciens.
|| Borne milliaire, borne qui servait à indiquer, sur leschemins romains, chaque distance de mille pas. || Surnos routes, les bornes qui marquent les distances enkilomètres. 11 Au pl. Tout ce qui sépare un État d’unautre. || Extrémité, fin de l’étendue, de la durée. Lesbornes de la vie. Le ciel qui est sans bornes. [[ Fig. Sonorgueil s’éleva au delà de toutes bornes, Boss. Je sauraimettre une borne à tes déréglements, Mot. || Sortir desbornes, faire ce qu’il ne convient pas de faire, jj Pierreslantées près des murs, à l’encoignure des édifices, à côtées portes, pour les préserver du choc des voitures. || Fig.Il est là planté comme une borne, il reste debout sans re-muer. 11 Borne-fontaine, fontaine en forme de borne.
BORNÉ, ÉE, p.p. de borner et adj. Qui a reçu desbornes. || Restreint, resserré, au propre et au figuré.Borné par le temps. Borné dans sa durée. Y’ue bornéepar un bois. (| Peu considérable. Nos besoins sontbornés.
|| Petit, restreint, en parlant de l’intelligence, de la capa-cité. Intelligence bornée. |] Qui est sans capacité, sansintelligence, en parlant des personnes. Un homme borné.
BORNER, v. a. Séparer deux choses par des bornes.Borner un champ. || Fixer les limites, limiter. Le Rhinbornait l'empire romain. 11 Fig. Restreindre, circonscrire.Borner son discours. Rien ne doit le borner dans sa cha-