BRA
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BRE
tourer et contenir. Brassée de bois. || Le mouvement desbras dans la nage.
BRASSER (lut. brace), v. a. Opérer les mélanges né-cessaires pour la fabrication de la bière. Brasser de labière. || Remuer, agiter ensemble. || Fig. et en mauvaisepart, tramer, pratiquer secrètement. Brasser une trahi-son, une perfidie. j| Se brasser, v. r. Être brassé, tramé.Il se brassait une conspiration.
BRASSER (bras), v.n. T. de mar. Mouvoir les brasd’une vergue pour changer la direction de la voile. || O 11dit aussi hrasseyer.
BRASSERIE, s. f. Lieu où Bon fait de la bière. || Lieuoù l’on vend de la bière en gros ou au détail.
BRASSEUR, EUSE, s. m. et f. Celui, celle qui brassede la bière et qui en vend en gros.
BRASSEYER, v. ». Yoy. brasser.
BRASSIAGE, s. m. Mesurage à la brasse. || La quantitéde brasses d'eau que l’on trouve avec la sonde.
* BRASSICAIRE (lat. brassica),adj. Enbol.Quiarapportau chou. || S. m. Les brassieaires, les papillons du chou.
* BRASS1COURT [bras et court), adj. m. Cheval qui ale genou arqué naturellement et non par suite d’usure.
BRASSIÈRES [bras), s. f. pl. Petite camisole qui sertà maintenir le corps des enfants ou des femmes. || Fig.Etre en brassières, n'avoir pas la liberté de se conduired’après sa volonté. Tenir en brassières. || Bretelles d'unhavre-sac de soldat, d’une hotte,d’un crochet de portefaix.
BRASS1N (brasser), s. m. Cuve à bière. |l La quantitéde bière que la cuve contient. || Quantité ae savon quel’on cuit à la fois.
BRASURE, s f. Endroit où deux pièces de métalsont brasées.
BRAVACHE (ital. bravaccio), s. m. Fanfaron de sabravoure.
* BRAVACHERIE, s. f . Paroles de bravache.
BRAVADE [brave],s. f . Action ou parole par laquelle
on brave quelqu’un.
BRAVE (ital. bravo), adj. Qui affronte courageuse-ment le danger. || Famil. et surtout avec homme, gens,bon, honnête, obligeant. Un brave homme. Une famillede braves gens. || i arnil. Vêtu, paré avec soin. Biquet à laHouppe se présente à elle, brave, magnifique, et commeun prince qui va se marier, Perrault. || S. m . Un hommevaillant à la guerre. Il est de faux dévots ainsi que de fauxbraves, Mol. || Assassina gages; on dit plutôt un bravo.
BRAVÉ, ÉE, p. p. de braver.
BRAVEMENT, adv. D’une manière brave, vaillante.Il monta bravement à l’assaut. 11 Habilement, adroite-ment. Il s’est bravement tiré de cet embarras.
BRAVER (brave), v. a. Faire le brave à l’égard dequelqu’un ou de quelque chose. Il bravait du regard sonadversaire. Et qui veut bien mourir peut braver les mal-heurs, Corn. Il Fig. Le latin dans les mots brave l’hon-nêteté, Boil. IJ Se braver, v. r. Se délier, se provoquerl’un l’autre.
BRAVERIE (brave), s. f. Toilette, beaux habits. Jetiens que la braverie, que l’ajustement est la chosequi réjouit le plus les filles, Mol. [| Il a vieilli.
* BRAVISSiMO, inter}. Voyez bravo.
BRAVO, interj. Expression italienne dont on se sertpour applaudir ; et au superlatif, bravissimo. || S. ni.Approbation, applaudissements. || Au pl. Des bravos.
* BRAVO (ital. bravo), s. m. Assassin à gages, coupe-jarret. || Au pl. Des bravi (d’après la règle italienne).
BRAVOURE (ital. bravura), s. f Courage à la guerre.1] Aupl. et ironiquement, actions de valeur. Il fatigue toutle monde du récit de ses bravoures. j| Air de bravoure,air brillant destiné à faire valoir le chanteur.
* BRAYE (voy. brai), s. f. Fange, boue, terre grasse.
BRAYÉ. ÉE, p. p. de brayer.
BRAYER (braies), s. m. Bandage destiné à soutenirune hernie. || Morceau de cuir qui sert à soutenir le bat-tant d’une cloche. || Espèce de collier de cuir pour por-ter une bannière.
BRAYER (brai), v. a. Enduire de brai.
BRAYETTE ( braies ) . s. f. Fente de devant d’un haut-de-chausses, d’une culotte.
BRAYON (anc. fr. broi, piégea oiseau), s. m. Piègepour prendre les bêtes puantes.
BRÉANT ou BRUANT, s. m. Nom vulgaire de Vembé-rize citrinelle, dite aussi verdon et verdier.
BREBIS (b. lat. berbix, du lat. verve*], s. f. Femelledu bélier. || Fig. En langage ecclésiastique, un chrétiensous la conduite de son pasteur. || Une impure brebisséparée d’Israël, un chrétien infidèle à sa toi. || (/est labrebis du bon Dieu, c’est une personne tout à fait inof-fensive. || Faire un repas de brebis, manger sans boire.
|| Une brebis galeuse, une personne qu’on évite.
BRÈCHE (anc. h. ail. brecha, action de briser), s.f.Ouverture faite à un mur, à une haie. || Ouverture faiteaux remparts d’une place assiégée. || Battre en brèche,tirer avec de l’artillerie contre une muraille. || Fig. Bat-tre en brèche un argument, l’attaquer, le ruiner. || Battreen brèche quelqu’un, attaquer sa réputation, sa position.
Il Cassure au tranchant d’une lame. Faire une brèche àun couteau. j| Faire une brèche à un pâté, l’entamer.
|| Fig. Perte, dommage, tort. Il a fait une brèche à sa for-tune. || Le sommet d’une montagne ouvert et commeséparé en deux parties. La brèche de Roland aux Pyré-nées. |] Marbre noir mêlé de taêhes blanches et jaunes.
11 Réunion de pierres agglutinées dans un ciment naturel.
BRÈCHE-DENT, adj. Qui a perdu une ou plusieursdents de devant. || Subst. Un brèche-dent. || Au pl.Des brèche-dent.
BRECHET (mot celtique), s. m. Crête saillante et lon-gitudinale qui se trouve à la face externe du sternum desoiseaux. || Famil. Avoir mal au brechet, à l’estomac.
BRED1-BREDA (onomatopée), loc.adv. Avec précipi-tation et confusion. 11 nous a raconté cela bredi-breda.
BREDINDIN, s. m. T. de nmr. Palan moyen donton se sert pour enlever de médiocres fardeaux.
BRÉDISSURE, s. f. Impossibilité d’écarter les mâ-choires par l’adhérence de la partie interne des jouesavec les gencives, à la suite d’ulcérations de ces parties.
* BREDOUILLAGE (Il mouillées), s. m. Paroles bre-douillées.
BREDOUILLE (Il mouillées), s. f. Au jeu de trictrac,marque indiquant qu’on a pris de suite tous les pointssans que l’adversaire ait rien marqué. || L’avantage quien résulte, la partie gagnée double. {| Être bredouille,per-dre la partie bredouille, et fig. avoir fait une démarchesans succès, et en parlant des chasseurs, n’avoir rien tué.
BREDOUILLÉ, ÉE, p. p. de bredouiller.
BREDOUILLEMENT (Il mouillées), 5. m. Action debredouiller.
BREDOUILLER (Il mouillées. Anc. fr. bredir, hen-nir?),v.n. Avoir une prononciation précipitée et par celamême peu distincte. [| V. a. Il me bredouilla l’autre jourmille protestations, Sév.
BREDOUILLEUR, EUSE (// mouillées), s. m. et f.Celui, celle qui bredouille.
BREF (lat. breve), s . m. Nom qu’on donne aux lettrescloses du pape. || Petit livre à l’usage des ecclésiastiques,indiquant l’office de chaque jour. Bref à l’usage deParis. || T. de mar. Congé ou permission de naviguer.
BREF, BRÈVE (lat. brevis), adj. De peu de du-rée. Dans un bref délai. || Qui s’exprime brièvement.Être bref. Cette lettre est brève. || Un parler bref, ma-nière de parler rapide et ordinairement avec décision oucommandement. || Pour le faire bref, pour faire bref,pour abréger. || Qu’on prononce rapidement, en parlantd’une syllabe. Rendre brève une syllabe. || S. f. Unebrève, une syllabe brève. || Fig. Observer les longues etles brèves, être circonspect, exact, cérémonieux. || Bref,adv. En quelques mots. || Parler bref, avoir une pronon-ciation rapide et précipitée. || En bref, loc. adv. En peude mots. Expliquer les choses en bref.
BREGIN (b. lat. broginus), s. m. Espèce de filet àmailles étroites. | [ On trouve aussi hréguin et brége, s. f.
BRÉHAIGNE, adj. Stérile, en parlant des femelles desanimaux.
BRELAN (ail. Bretling, petite planche), s.m. Jeu quise joue avec trois cartes données à trois ou quatre oucinq joueurs. || Avoir brelan, avoir trois cartes de memefigure ou de même point. || Brelan carré ou quatrième,brelan formé des mêmes cartes que celle qui retourne.|| Par extens. Maison de jeu, tripot,t BRELANDER, v. ». Ne faire que jouer aux cartes.