BUE
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BRELANDIER, 1ÈRE, s. ni. et f. Celui, celle qui fré-quente les brelans, qui joue continuellement aux cartes.|| Adj. T’ai-je encore décrit la dame brelandière? Boil.
* BRELAN DI N 1ER, 1ÈRE (brelan), s. ni. et f. Marchand,marchande qui vend dans les rues.
BRELLE (anc. fr. bril, piège à oiseaux), s. f. Nomd’une certaine quantité de pièces de bois liées ensem-ble, pour les faire flotter, en forme de radeau.
BRELOQUE (bre, particule péjorative, et loque), s. f.Curiosité de peu de prix ; petits bijoux qu’on attacheaux chaînes de montre.
BRELOQUE, s. f. \'oy. BERI.OQUE.
BRELUCHE, s. f. Droguet de fil et de laine.
BRÈME (ail. Brachsme), s. f. Poisson d’eau douce dugenre cyprin. || Brème de mer, poisson du genre spare.
BRENEUX, EUSE (bran), adj. Sali de bran, de ma-tière fécale.
* BREQU1N ( brèche ou broche?), s. m. Outil qui sert àpercer ; espèce de vrille. || Mèche de vilebrequin.
BRÉSIL (braise), s. m. Bois rouge propre à la tein-ture. Bois de Brésil. || Sec comme brésil, très-sec.
BRÉSILLÉ, ÉE, p.p.àe brésiller.
BRÉSILLER (Il mouillées. Brésil), v.a. Teindre avecdu brésil. || Rompre par petits morceaux. 11 V. n. Se ré-duire en poudre à force de sécheresse.
BRÉSILLET (Il mouillées. Dimin. de brésil), s. ni.L’espèce de brésil la moins estimée.
BRÉTAILLER (Il mouillées. Brette ), v. n. Tirer l’épéeà tout propos. || Hanter les salles d’armes.
BRÉTAILLEUR, s. m. Celui qui brétaille.
BRETAUDÉ, ÉE, p. p. de bretauder.
BRETAUDER (fcre,partieulepéjorative, etanc. fr. ! ai-der, tondre), v. a. Tondre inégalement. On a bretaudéce chien. || Bretauder les cheveux de quelqu’un, les luicouper trop courts. || Couper les oreilles a un cheval.
* BRETÈCHE (b. lat. bretachiœ j, s. f. Pièce de fortifica-tion ou partie crénelée des anciennes murailles. || Enblas.Rangée de créneaux sur une fasce, une bande ou un pal.
BRETELLE, s. Bande de cuir ou d’étoffe qui, passéesur les épaules, sert à porter une civière, un brancard,un sac. || Bande élastique qui passe sur l’épaule, et quisoutient le pantalon, la culotte. || Fig. Il en a jusqu’auxbretelles, par-dessus les bretelles, il est engagé dans uneaffaire dont il ne sait comment se tirer.
* BRETESSÉ, ÉE (bretèche), adj . En blas. Crénelé hautet bas en alternative.
BRETTE (brette, fém. d e breton), s. f. Longue épée.
BRETTELÉ, ÉE ,p.p. de bretteler.
BRETTELER, v. a. Tailler une pierre ou gratter unmur avec des instruments dentelés.
BRETTEUR (brette), s. m. Celui qui se bat souvent àl’épée, qui aime à ferrailler.
BREUIL (l mouillée. Mot celtique), s. ni. Bois taillis oubuissons fermés de haie, servant de retraite aux animaux.
BREUVAGE (anc. fr. bevre, boire), s. ni. Liqueur àboire. | [ Potion médicinale. 11 Mélange égal d’eau et de vindonné a un équipage en sus de sa ration.
BREVET (dimin. de bref), s. m, Autrefois acte nonscellé qu’expédiait un secrétaire d’État et par lequel leroi accordait un don, une pension, un bénéfice, unegrâce ou un titre de dignité; || Ducs à brevet, ducs à vie,par opposition aux ducs héréditaires. |j Titre ou diplômedélivré au nom d’un gouvernement, d’un prince sou-verain. || Acte qui attribue un grade dans l’armée oudans un ordre de chevalerie. Brevet d’officier. Brevetde la Légion d’honneur. 11 Espèce de patente délivrée parle gouvernement à ceux à qui il permet d’exercer cer-taines professions ou industries. Brevet d’imprimeur,de libraire. j| Brevet de capacité, constatation d’unecertaine aptitude chez un individu. || Brevet d’inven-tion, de perfectionnement, acte qui accorde le droit ex-çlusit de fabriquer et de vendre à l’auteur d’une inven-tion, d’un perfectionnement. || Fig. Donner à quelqu’unbrevet, son brevet d’étourdi,d’extravagant,le déclarer tel.
BREVETÉ, ÉE, p. p. de breveter.
BREVETER, v. a. Donner un brevet à quelqu’un.
* BRÉVI... Préfixe venant du lat. brevis, court.
BRÉVIAIRE (lat. breviarium), s. ni. Livre de priè-res, dont les diverses parties doivent être récitées à cer-
taines heures du jour par les ecclésiastiques. |] L’officeque les prêtres disent chaque jour. IJ Fig. Livre dont onfait sa lecture habituelle. Racine est mon bréviaire.
* BRÉVIUSCULE (dimin. de brevis), adj. l'n peu court.
BRIBE (rad. anc. fr. brif, brib, manger), s. f. Gros
morceau de pain. || Les restes d’un repas. |j Fig. Si j’a-vais le moindre crédit, quelques bribes à leur jeter, ilsseraient tous à mes pieds, P. L. Courier. || Phrases prisesçà et là. Réciter des bribes d’un poème.
BRIC, usité dans la loc. De bric et de broc, voy. broc.
BRIC-A-BRAC (bri-ka-brak. Onomatopée), s. ni. Ob-jets vieux et de hasard, comme bahuts, ferrailles, ta-bleaux, statuettes, etc. || Au pl. Des bric-à-brac.
BRICK (angl. brig), s. m. Quelques-uns, dit l’Acadé-mie, écrivent et prononcent brig. Bâtiment à deux mâts,et dont le plus grand est incliné vers l’arrière.
BRICOLE (anc. fr. bric ou briche, piège pour les bê-tes), s. f. Au moyen âge, sorte de catapulte ou de man-gonneau. || Au jeu de paume, bond que fait la balle lors-qu’elle a frappé le mur. || Au jeu de billard, coup parlequel la bille jouée touche une des bandes avant de venirfrapper l’autre bille. || En artill. Le boulet a frappé debricole, c’est-à-dire après avoir rebondi. |] Fig. Jouer debricole, n’aller que par bricoles, user de moyens détour-nés. || De bricole ou Par bricole, loc. adv. Indirectement,d’une manière imprévue. || Partie du harnais d'un chevalui s’applique à son poitrail. || Lanières de cuir à l’usagee ceux qui portent des fardeaux suspendus, La bricoled’un porteur d’eau. || Ficelle garnie de ficelles plus pe-tites, qui portent chacune un hameçon. || S. f. pl. Es-pèce de rets pour prendre des cerfs, des daims.
BRICOLER, v. n. Jouer de bricole à la paume ou aubillard. || Fig. Aller par des voies obliques.
BRIDE (anc. h. ail. brittil), s. f. Harnais placé à latête du cheval et destiné à l’arrêter ou à le diriger; ellese compose de la têtière, du mors et des rênes. || Les rê-nes seules. || Tourner bride, prendre la fuite. || Aller àtoute bride, à bride abattue, mener son cheval au grandgalop, et fig. agir sans réserve ni retenue. || Fig. Obsta-cle, frein, retenue. Lâcher la brideà ses passions. || Tenirquelqu’un en bride, le contenir, le diriger. 11 Tenir la bridehaute, courte à quelqu’un, le diriger, le traiter sévère-ment. || Lâcher la brille, mettre à quelqu’un la bride surle cou, lui laisser toute liberté d’agir. || Fig. et famil.Aller bride en main, agir, procéder avec circonspection.|| Brides à veaux, sottes raisons, sots raisonnements, etaussi nouvelles absurdes, contes ridicules. j| Lien pourretenir certaines coiffures. Brides d’un bonnet, jf Espècede boutonnière. I| Lien de fer pour assu jettir une pièce debois, un tuyau de conduite, etc. || Bride, sorte de pointd’Alençon dont le t issu est beau coupplus fort <jue le réseau.
BRIDÉ, ÉE, p.p.àe brider. 11 Oison bride, oisonàquion a insinué une plume dans les ouvertures des narinespour l’empêcher de passer à travers les haies, et fig.personne sans intelligence.
BRIDER (bride), v. a. Mettre la bride à un cheval, àun mulet, etc. || Àbsol. Il est temps de brider. || Fig.Brider son cheval, son âne par la queue, s’y prendre mal.|| Brider la ligure à quelqu’un aun coup de fouet, luicingler un coup de fouet au travers du visage. 11 Par ex-tens. "Trop serrer. Ce béguin me bride. J | Fig. Contenir.Il bride la fureur de la mer, Ross. || Fig. Brider la bé-casse, se dit en parlant de quelqu’un qu’on attrape etui d’ailleurs n’a pas grande finesse. || T. de cuisine,rider une volaille, passer une ficelle dans les cuissespour les assujettir. || Prov. Chacun bride sa bête, cha-cun se conduit à sa manière.
* BRI DEUSE, s. f. Celle qui fait la bride, point d’Alençon.
* BRID’OISON (brider et oison; nom d'un personnagedu Mariage de Figaro de ‘Beaumarchais, imité du jugeBrid'oie de Rabelais), s. m. Homme niais, sot, stupide.
BRIDON, s. m. Bride très-simple à mors articulé.
* BRIE, s. m. F'romage de Brie. Donnez-moi du brie.
BRIEF, BRIÈVE (anc. forme de bref), adj. De peu de
durée. Briève sentence. || On ne le dit plus qu’au féminin.
BRIÈVEMENT, adv. En peu de mots.
BRIÈVETÉ (lat. brevitas), s. f. Courte durée. Labrièveté de la vie, du temps. || En parlant du style,concision. Cet auteur recherche la brièveté.