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1!P. U
semble. Des œufs brouillés. || Fis. Mes idées sont toutesbrouillées. || Obscurci, troublé. Et comme j’ai l’esprit dechimères brouillé, Régnier. || Qui n’est plus ami. Amisbrouillés. || Brouillé avec la justice, se dit de celui quia quelque affaire criminelle devant la justice. || Brouilléavec le bon sens, se dit de celui qui n’a pas de bon sens.
BROUILLEMENT [Il mouillées), s. m. Action debrouiller; résultat de cette action.
BROUILLER [il mouillées. Même radical que Irreuil),v.a. Mettre pêle-mêle, mêler. On a brouillé mes papiers.]| Fig. Brouiller les cartes, semer la discorde. || Brouil-ler des œufs, les tourner constamment pendant qu’ilscuisent. || Brouiller le teint, en troubler l’uni et la fraî-cheur. 11 Fig. Brouiller les affaires, la vue, l’esprit, lesidées, etc. || Brouiller quelqu’un, lui ôter la nettetéde ses idées, l’embarrasser. || Confondre les choses enparlant. Que nous brouilles-tu ici de ma fille? Mol.|| Brouiller du papier, barbouiller du papier, écrire deschoses inutiles. j| Désunir des amis. || V. ». berner l’in-trigue et le trouble. |[Se brouiller, v. r. Se troubler,devenir ttmfus. Ma mémoire se brouille. || Le temps sebrouille, le ciel se couvre de nuages, et iig. les affairesvont mal. || Se brouiller en parlant, s’embarrasser, setroubler. || Cesser d’être ami. Il se brouilla avec tous sesarents. || Se brouiller avec, renoncer à. || Karnil. Serouiller avec la justice, faire quelque action qui exposeà être poursuivi en justice.
BROUILLERIE ( brouiller ), s. f. Désunion entre despersonnes liées, unies. || Troubles civils. Les brouilleriesdu royaume d’Israël, Boss.
BROUILLON [Il mouillées. Brouiller), s. m. Premiertravail avec corrections. || Le papier même sur lequelon a écrit. || Brouillard, livre de commerce.
BROUILLON, ONNE I II mouillées. Brouiller), adj.Qui met le trouble dans les affaires. Personnage brouil-lon. Humeur brouillonne. || Subst. Celui qui embrouilleles affaires. || Celui qui n’a pas de netteté dans les idées.BROUI, IE, p. p. de brouir. Feuilles brouies.
BROU IR (moy. ail. briiejcn, échauffer), v.a. Se dit dusoleil qui dessèche et brûle les jeunes pousses atteintespar une gelée blanche.
BROUISSURE, s. f. Dommage que la gelée cause auxvégétaux.
BROUSSAILLES [brosse), s. f. pl. Ensemble de ron-ces et d’arbustes qui croissent dans les forêts. || Au sing.Son cheval fuit dans la broussaille, Volt. || Fig. S’é-chapper par les broussailles, sortir comme on peut d’unembarras.
BROUSSIN, s. m. Excroissance qui vient à quelquesarbres et dont on se sert dans la tabletterie.
BROUT (brou. Ane. sax. brustian, bourgeonner), s.m. Pousse des jeunes taillis au printemps.
BROUTANT, ANTE, adj. Qui broute. Les bêtes brou-tantes, le cerf, le daim, le chevreuil, etc.
BROUTÉ, É£, p. p. de brouter.
* BROUTEMENT, s. m. L’action de brouter.
BROUTER (broul), v a. Manger sur place l'herbe ou
les feuilles des arbres. || Par extens. Nous [abeilles] nebroutonsque des fleurs odoriférantes, Fév. |J Absol. Dèsque les chèvres ont brouté. 11 Fig. et famil. L’herbe serabien courte s’il ne trouve de quoi brouter, se dit de celuiqui sait se tirer d’embarras là où d’autres ne le sauraientas. || Prov. Où la chèvre est attachée il faut qu’elleroute, c’est-à-dire le mieuxestdeseconformeràson sort.BROUTILLES [Il mouillées. Dimin. de broul), s. f.pl. Menues branches. || Fig. Futilités, petites chosesinutiles et de peu de valeur. || S’emploie aussi au sing.
* BROYAGE, s. m. Action de broyer.
BROYÉ, ÉE, p. p. de broyer.
* BROYEMENT, s. m. Action de broyer.
BROYER (orig. inconnue), v. a. Réduire par l’écrase-ment en très-menues parcelles. Broyer une drogue dansun mortier. [| Broyer des couleurs, broyer des substan-ces colorantes pour la peinture. j| Fig. et famil. Broyerdu noir, s’abandonner à de tristes et sombres pensées.BROYEUR, s. m. Celui qui broie.
BROYON [broyer), s. m. Espèce de molette en boisqui sert dans l’imprimerie à prendre l’encre et à l’étaler.BRU (goth. brul/is), s. f. Femme du fils par rapport
au père et à la mère de ce fils. || On dit aussi belle-fille.
BRUANT, s. »t. Voy. bréant.
BRUCELLES orig. inconnue), s.f. pl. Soi te de petitespinces à ressort servant à prendre, à tenir de petits objets.
BRUGNON Hat. prunus ), s. m. Espèce de pêche oude pavie à peau lisse.
BRUINE (lat. pruina), s. f. Petite pluie fine et froide.
BRUINÉ, ÉE, p. p. de bruiner. Ne se dit que des blésgâtés par la bruine.
* BRUINEMENT, s. m. Action dehruiner; le résultatde cette action.
BRUINER [bruine), v. impers. Se dit de la bruine quitombe. 11 bruine. Il a bruiné.
* BRUINEUX, EUSE, adj. Qui tient de la bruine.
BRUIRE (lat. rugire, d’après Ménage), v. n. Usité
seulement à l’infinitif ; au présent singulier de l’indi-catif : je bruis, tu bruis, il bruit; à l’imparfait : jebruyais, etc. au futur et au conditionnel ; je bruirai,je bruirais; au participe présent : bruyant; et aux tempscomposés : il a bruit. Quelques écrivains ont dit bruis-sait, bruissant, que je bruisse.JI Rendre un son confus.Le vent bruit dans la forêt. || Faire bruire, faire reten-tir. |[ Fig. Faire bruire ses fuseaux, faire grand bruitdans le monde.
* BRUISSANT, ANTE (nouveau part. prés, de bruire),adj. Qui bruit. La petite ville d’Aix en Savoie, toutefumante, toute bruissante des ruisseaux de ses eauxchaudes et sulfureuses, Lamart.
BRUISSEMENT [bruire), s. m. Espèce de bruit confus.Le bruissement des vagues. Bruissement d’oreilles.
BRUIT [bruire), s. m. Mélange confusdesons. || Faireplus de bruit que de besogne, parler plus qu’on n’agit.I] Dires, nouvelles qui circulent dans le public. Il y ades bruits de guerre. Le bruit court que je vais en Pro-vence, Sév. || Le commun bruit, la voix publique. || Enjur. Bruit public, commune renommée qui peut tenirlieu de preuve. |j L’éclat que fait une chose dans lemonde. Il remplit l’univers du bruit de sa sainteté, Boss.Force gens font du bruit en France, la Font. IJ Fairegrand bruit de quelque chose, y attacher de 1 impor-tance, s’en prévaloir. || Le bruit, le tumulte du monde.Vivre loin du bruit. || Réputation. Si je n’ai pas bonbruit, c’est à grand tort, la Font. || Tumulte, mouve-ment séditieux. Un craint du bruit dans la ville. |j Que-relle, éclat. J e ferai beau bruit, Mol. 11A grand bruit, loc .adv. D’une manière bruyante, et fig. avec ostentation,avec faste. || A fetit bruit, loc. adv. Sans éclat. || Sansbb iut, loc. adv. Tout doucement, sans qu’on soit entendu,et fig. tranquillement.
* BRÛLABLE, adj. Digne d'être brûlé. Livre le plusdangereux et le plus brùlable, Volt.
* BRÛLAGE, s. m. Action de brûleries herbes dessé-chées dans un champ.
BRÛLANT, ANTE, adj. Qui est en feu. || Qui a unetrès-grande chaleur. Air brûlant. Sables brûlants. || Fig.Question brûlante, question qui passionne. 11 Très-chaud,en parlant du corps. Peau brûlante. Fièvre brûlante.Il Fig. Brûlant de, possédé d’une passion. Brûlant de co-lère. |J Vif, animé, en parlant des choses. Zèle brûlant.
BRULÉ, ÉE, p. p. de brûler. Consumé par le feu.
11 Fig. Animé de. Brûlé du désir de rentrer dans sa patrie.|| l ! n cerveau brûlé, une cervelle brûlée, un hommeexalté. || Trop cuit. Ce pain est brûlé. || Vin brûlé, vinqu’on a fait chauffer avec des épices. Eau-de-vie brûlée,eau-de-vie à laquelle on a mis le feu. 11 Échauffé excessi-vement. Une terre brûlée par le soleil. || Hâlé. Teint brûlépar le soleil. 11 Au jeu, carte brûlée, carte mise de côté.|| S. m. Odeur d’une chose brûlée. || Fig. Cela sent lebrûlé, l’affaire prend mauvaise tournure.
* BRÛLE-BOUT, s. m. Même sens que brûle-tout. || Aupl. Des brûle-bout ou brûle-bouts.
BRÛLEMENT, s. m. Action de brûler ou état de ce quibrûle.J | Sensation de brûlure. Un brûlement à l’estomac.
BRÛLE-POURPOINT (À), loc. adv. Tirer un coup defeu à brûle-pourpoint, le tirer de très-près et, pour ainsidire, de manière à brûler le pourpoint. j| Fig. Tirer surquelqu’un à brûle-pourpoint, l'attaquer par de vives pa-roles. 11 Dire une chose à brûle-pourpoint, la dire en face.
BRÛLER (lat. per et b. lat. ustulare, fréquentatif de