BRU
— 129
BRU
urere 1, v. a. Consumer par le feu. |] Fig. Brûler ses vais-seaux, s’engager dans une affaire de manière à ne pou-voir reculer. f| Brûler ses livres, tout faire pour réussir(locution tirée de l'alchimiste, qui, ayant tout tenté,brûle ses livres pour chauffer ses fourneaux). || Fig. Milleconvoitises le brûlent. || Brûler les métaux, leur ôterleurs qualités en les laissant trop chauffer. || En parlantde quelques substances chimiques, corroder, consumer.Les acides concentrés brûlent la peau. (| En parlant dufroid, causer un effet semblable à celui de la brûlure. Laelée brûle la racine des arbres. |] Employer comme com-ustible. Brûler du bois, du charbon de terre. |] Se servird’une chose pour s'éclairer. Brûler de l’huile, de la chan-delle. || Fig. Brûler la chandelle par les deux bouts, com-promettre sa fortune par des dépenses de tout genre, ousa santé par des excès de tout genre. || Faire subir lesupplice au feu. On brûlait les hérétiques. || Brûler desparfums. || Fig. Brûler de l’encens devant quelqu'un, leflatter. j | Brûler de l'eau-de-vie, mettre le leu à de l’eau-de-vie. || Briil -r du vin, distiller du vin pour en faire del’eau-de-vie. j| Brûler du cale, le torréber avant de lemoudre. || Brûler l'amorce d'un fusil, d’un pistolet, y met-tre le feu. N Sans brûler une amorce, sans tirer un coupde fusil. |j Brûler la cervelle à quelqu’un, le tuer d’uncoup de feu t ré dans la tête et de très-près. || Échauffer,dessécher par un excès de chaleur. Le soleil brûlait lacampagne. || Par extens. La soif les brûlait. || Fig. Brûlerle pavé, courir, marcher très-vite. || Brûler les planches,ouer un rôle d’une manière vive et entraînante. || Brûleres yeux, faire mal aux yeux par une excessive lumière.|| Brûler la politesse à quelqu’un, le quitter brusque-ment, rompre une affaire. 11 Brûler l’étape, un gîte, ne pass’y arrêter, || Au jeu, brûler une carte, la mettre de côté.
B*<ji.eb, t». n. Être consumé par le feu. La maison duvoisin brûle. || Flamber, être allumé. Le feu brûle.Flambeaux qui brûlent. j| Donner du feu, de la lumière.Ce bois brûle bien. Cette lampe brûle mal. 11 Être brûlantou très-chaud. Latêtelui brûle. ||Fig. Les pieds lui brû-lent, il est impatient de s’en aller. 11 En t. de cuisine, êtrefrappé par un feu trop vif. Le rôti brûle. || Fi». Être pos-sède d'une passion violente. Brûler de jalousie. |] Brûlerpour, se ditde l’amour qu’on éprouve pour une personne.
11 Désirer ardemment. Elle brûle d’envie de revenir à Pa-ris, Sév, Je brûle au’un nœud d’amitié nous unisse, Mol.|] A certains jeux a’enfants, brûler, se dit pour être toutprès de l’objet qui est caché et que l’on cherche. || Perdrela partie pour avoir fait trop de points.
Se bbûler, v. r. Sardanapale se brûla sur tin bûcher.|| Fig. Se brûler à la chandelle, se jeter dans le péril ens’abandonnant à de trompeuses apparences (locutionprise des papillons qui le soir viennent se brûler à lachandelle). 11 Se brûler à la jambe, au pied, y être atteintpar un corps très-chaud. |) Se dessécher.
BRÛLERIE, s. f. Fabrique d'eau-de-vie.
BRÛLE-TOUT.s.m.Sortede bougeoir surmonté d’unepointe sur laquelle on fiche le bout de bougie à brûler,fl On dit aussi brûle-bout. || Au pl. Des brùle-tout.
BRÛLEUR, EUSE, s. m. et f. Incendiaire. j| Être faitcomme un brûleur de maisons, être mal vêtu, avoir lesvêtements en désordre. || Fabricant d'eau-de-vie.
* BRÛLIS (brû-li. Brûler), s. m. Partie de forêt incen-diée. I|l,'action de brûler ce qui est à la surlace d’un champpour le fertiliser et le débarrasser des mauvaises herbes.
BRÛLOT (brù-lo. Brûler), s. m. Bâtiment chargé dematières inflammables et explosives, et destiné à porterl’incendie. || Fig. Homme de parti disposé à tout ris-quer. || Eau-de-vie brûlée avec du sucre.
BRÛLURE, s. f. Lésion plus ou moins grave produitesur une partie vivante par le feu, par un corps très-chaud ou par une substance corrosive. || Maladie desplantes sous l'influence du soleil, du vent ou de la gelée.
BRUMAIRE (lot. bruina), s. m. Le deuxième mois ducalendrier républicain (du 22 octobre inclus au 21 no-vembre exclusivement).
BRU MAL, ALE, aclj. D’hiver; qui appartient à l'hiver.
BRUME (lat. bruma ), s. f. Brouillard, surtout enparlant des brouillards de mer.
BRUMEUX, EUSE, adj. Couvert de brume, de brouil-ard. Temps brumeux.
BRUN UNE (anc. b. ail. bnW, adj. Qui est d’unecouleur de châtaigne foncée, tirant sur le noir. |! Inva-riable dans les locutions de ce genre : Des étoffes brunfoncé. || S. m. La couleur brune. Étoffe d’un beau brun| Brun de montagne, terre d’ombre. [| Brun rouge, ocre!
| Famil. 11 commence à faire brun, la nuit vient. ||S. f. l.àjeune, le moment du jour où il commence à faire brun.
I A I.A brune, SUR la brcne, loc. adv. Au déclin du jour!
| En parlant du teint et des cheveux, qui offre une légèrenuance de noir. Des cheveux bruns. || Subst. Personnequi a les cheveux bruns. Un brun, une brune.
* BRUNÂTRE, adj. Tirant sur le brun.
BRU N ELLE, s. f. T. de bot. Genre de la famille des la-biées. || On dit aussi prunelle.
BRUNET, ETTE (dimin.de brun), s. m. et f. Petitbrun, petite brune.
BRUNI, s. m. Le poli, par opposition au mat.
* BRUNI, IE, p. p. de brunir. Teint bruni.
BRUNIR (brun), v. a. Rendre brun. || Peindre en
brun. || Rendre brillant par le poli. Brunir de l’or. || Bru-nir de l'acier, le rendre plus brun par une certaine pré-paration. h F. n. Devenir brun. Il a bruni. || Se bru-nir, v. r. Devenir brun. |[ Devenir brillant.
BRUNISSAGE, s. m. Action de brunir, de polir.
BRUNISSEUR, EUSE, s. m.et f. Celui, celle qui bru-nit des ouvrages d'or et d’argent.
BRUNISSOIR, s. m. Outil qui sert à brunir les ou-vrages d'or et d’argent.
BRUNISSURE, s.f. Action de brunir par la teintureles nuances des étoffes. || Le poli d’un ouvrage qui a étébruni. || L’art du brunisseur.
BRUSQUE (ital. brusco), adj. Qui a une rudesse mê-lée de promptitude. Homme brusque. Ton brusque.j| Son*dain, que nen ne prépare. Brusque départ.
BRUSQUÉ, ÉE, p. p. de brusquer. Rudoyé. || Pressé,hâté. Une aventure brusquée.
BRUSQUEMBILLE (Il mouillées), s. f. Jeu de cartesqui peut se jouer à deux, trois, quatre ou cinq personnes.
BRUSQUEMENT, adv. D'une manière brusque.
BRUSQUER (brusque), v. a. Avoir, à l’égard de quel-qu’un, un langage, un ton brusque. |j Presser, hâter.Brusquer l'entreprise. |j Brusquer la fortune, chercherfortune par des moyens prompts et hasardeux. || Brus-quer une affaire, la faire vite et avec peu d’examen.|| Brusquer l’aventure, prendre brusquement son parti,au hasard de ce qui peut arriver. |j Brusquer un denoù-nient, l’amener sans préparation. || Brusquer une placede guerre, essayer de l’emporter par un coup de main.
BRUSQUERIE, s.f. Caractère d’une personne ou d unechose brusque. || Action, discours brusque et offensant.
BRUT, UTE (brut’. Lat. brutus ), adj. Qui n’a rienque de grossier et d'informe, en parlant des animaux.|| Fig. Sans culture, sans éducation, sons politesse. Unnomme, un caractère brut. ij C'est une bête brute, unepersonne stupide. |) Qui est dans son premier état, avanttoute main-d’œuvre. Matière brute. || Sucre brut, nonraffiné. || Terrain brut, qui n’a pas encore été cultivé.|| Produit brut, la totalité d’un produit avant la déduc-tion des frais. |J Recette brute d’un spectacle, tout cequi a été reçu à l’entrée de la salle. || Qui n’est qu’à l’étatd’ébauche. Cette statue est encore brute. || Adv. Ce bou-caut de sucre pèse brut cent kilogrammes, c’est-à-direen comprenant dans le poids le fût et l’emballage.
BRUTAL, ALE {brut), adj. Tenant de la brûle. Ap-pétits brutaux. || Grossier, violent, en parlant des per-sonnes ou des choses. Brutal désir. Brutale insolence.|| Subst. Celui qui a une violence grossière, qui est livréà des passions brutales, qui manque de savoir-vivre.
BRUTALEMENT, adv. Avec brutalité.
BRUTALISÉ, ÉE, p.p. de brutaliser. Maltraité.
BRUTALISER, v. a. Traiter quelqu’un durement,grossièrement. 11 Mot du langage familier.
BRUTALITÉ, s f. Caractère de la brute. Se laissantconduire à la brutalité de leurs appétits, Bociiorns. || Fé-rocité, violence || Passion brutale. Assouvir sa brutalité.|| Grossièreté, manque de savoir-vivre, de politesse.P Action brutale. || Parole dure.
BRUTE (fém.de brut, s.ent. bite). s.f. La bête consi-dérée dans ce qu'elle a de plus éloigné de l’homme. || C’est
9