Buch 
Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
Entstehung
Seite
137
JPEG-Download
 

CAL

CAL

— 137 —

* CALÉFACTEUR, s. m. Appareil propre à la cuissondes aliments.

CALÉFACTION (lut. calefactio), s. f. Action de fairechauffer ; chaleur causée par le feu.

* CALÉIDOSCOPE ''/> sTSo;, c/onetv), s. m. Tubequi, garni de petits fragments de diverses couleurs,montre, à chaque mouvement, des combinaisons variées.

CALEMBOUR (abbé de Calembcrg, personnage plai-sant de contes allemands), s. m. Jeu de mots fondé surune ressemblance de son et une différence de sens.

CALEMBREDAINE, s. f. Bourde, vains propos, faux-fuyants. || Il est très-familier.

CALENCAR, s. ni. Toilepeinte des Indes.

CALENDER (ka-lan-dèr. Persan kalandar), s. m. Nomd’un ordre de derviches.

CALENDES (lat. calcnclœ), s. f. pl. Le premier dumois chez les Romains. || Rehvoyer aux calendes grec-ques, renvoyer à un temps qui ne viendra jamais (lesGrecs n’avant point de calendes), attraper, || Assembléede curés de campagne, convoquée par l’évêque.

CALENDRIER (lat. calenaarium ), s. m. Indicationdes jours, des mois et des saisons de l’année. || Vieuxcalendrier ou calendrier julien, celui qui fut fait par lesordres de Jules César. || Nouveau calendrier ou calen-drier grégorien, celui qui est conforme à la réformefaite par le pape Grégoire XIII. || Calendrier perpétuel,série de calendriers comprenant sous 35 types les ta-bleaux de toutes les années possibles avec les fêtes soitfixes, soit mobiles. |J Calendrier de Flore, tableau desépoques de l’épanouissement des fleurs.

CALENTURE (esp. calent lira, du lat. calere), s. f.Espèce de délire furieux auquel les navigateurs sontsujets sous la zone torride.

CALEPIN ( Calepin , auteur d’un vocabulaire poly-glotte), s. m. Recueil de notes qu’on prend pour sonusage. || Mettez cela sur votre calepin, souvenez-vous-en.

CALER (lat. chalare, x«à5v), v. a. Baisser, en par-lant des basses vergues, des mâts de hune ou de per-roquet. || Fig. et famil. Caler la voile ou simplementcaler, rabattre de ses prétentions, céder. || V.n. Se ditde l’enfoncement d’un bâtiment dans l’eau.

CALER (cale), v. a. Assujettir au moyen d’une cale.

CALFAT, s. m. Ouvrier qui calfate les bâtiments,

CALFATAGE, s. m. Travail, ouvrage du calfat.

CALFATÉ, ÉE, p. p. de calfater.

CALFATER (arabe kalafa), v. a. T. de mar. Mettredes étoupes et, par-dessus, au suif, du goudron dansles joints, trous et fentes d’un bâtiment.

CALFEUTRAGE, s. m. Action de calfeutrer; résultatde cette action.

CALFEUTRÉ, ÉE, p. p. de calfeutrer.

CALFEUTRER [calfater), v. a. Boucher les fentesd’une porte, d’une fenêtre, avec des bourrelets, du pa-pier collé, etc. || Se calfeutrer, v. r. S’enfermer bienchaudement, et fîg. cacher sa vie, ses actions.

* CALIBRAGE, s. m. Mesure des calibres.

CALIBRE (arabe kalab, moule), s. m. Capacité d’untuvau, d’un tube que l’on mesure par son diamètre.|| Diamètre intérieur des armes à feu. || L’instrumentuisertà déterminer le calibre. || En archit. Volume.

Fig. et famil. La valeur, l’état, etc. d’une personne.

CALIBRÉ, ÉE,/). p. de calibrer.

CALIBRER, v.a. Donner le calibre convenable. || Me-surer le calibre.

CALICE ;lat. calix ), s. m. Vase qui sert à la messepour la consécration du vin. || Fig. Boire, avaler le ca-lice, b.oire le calice jusqu’à la lie, souffrir quelque chosede pénible, de douloureux.

CALICE (lat. calyx, de xibjfj, s. m. Enveloppe exté-rieure en forme de coupe, qui renferme la corolle et lesorganes de la fleur.

CALICOT (Calicut, ville de l’Inde), s. m. Espèce par-ticulière de toile de coton. || Popul. et par dénigrement,commis chez les marchands de drap, de nouveautés.

CALIFAT, s. m. Dignité de calife; le temps pendantlequel un calife a régné.

CALIFE (arabe chalifa, successeur de Mahomet), s.ira. Titre des souverains qui exercèrent après Mahometle pouvoir temporel et spirituel.

CALIFOURCHON (À), foc. ade. Jambe deçà, jambedelà, comme quand on est à cheval. Se mettre à califour-chon. || S. m. Marotte, manie. C’est son califourchon.

« CALIN, s. m. Étain de Siam et de Jlalacca dont onfait des boites à thé.

CÂLIN, INE, s. m. et f. Celui, celle qui n’a ni acti-vité, ni intelligence. || Cajoleur, cajoleuse. |j Adj. Unair câlin.

CÂLINÉ, ÉE,/). p. de câliner.

CÂLINER, v. a. Dorloter en cajolant. || Se câliner,v. r. Faire le câlin, se dorloter.

CÂLINERIE, s. f. Action de se câliner. || Actions, pa-roles qui câlinent. || Il est familier.

CALLEUX, EUSE (lat. callosus), adj. Où il y a descallosités. Mains calleuses. || Corps calleux, longue etlarge bande médullaire blanche qui réunit les deux hé-misphères du cerveau.

CALLIGRAPHE (xâÀâoç et ypiyivj), s. m. Celui quia une belle écriture, qui enseigne la calligraphie.

CALLIGRAPHIE, s. f. L’art de bien former les carac-tères d’écriture; belle écriture.

* CALLIGRAPHIQUE,rarf/.Qui a rapport à la calligraphie.

CALLOSITÉ (lat. callositas), s. /. Endurcissement de

l’épiderme ou de la peau par suite de frottement.

* CALLOT, s. ni. Grosse bille en pierre dont les enfantsse servent pour jouer.

CALMANDE, s. f. Étoffe de laine, lustrée d’un côté,comme le satin.

CALMANT, ANTE, adj. En méd. Qui apaise les dou-leurs. Potion calmante. || Dans le langage général, quicalme et apaise. || 5. m. En méd. Prendre un calmant.

CALMAR (lat. calamarium),s. ni. Étui à plumes pourécrire. || Genre particulier de mollusques céphalopodes.

CALME, adj. Qui est sans agitation, au propre et aufiguré. Une mèr calme. Un homme calme.

CALME (esp. calma, du lat. calare, ou b. lat. cau-ma, chaleur?), s. m. Cessation complète du vent,j Calme plat, calme absolu qui laisse la mer plate, unie.

| Tranquillité, absence d’agitation et de bruit. Le calmedes nuits. Par moi Jérusalem goûte un calme profond,Rac. 11 Le calme d’un malade, la tranquillité qu’il éprouveaprès quelque crise.

CALMÉ, ÉE, p.p. de calmer.

CALMER (calme), v. a. Rendre calme, faire cesserl’agitation, au physique et au moral. Calmer les esprits,les flots. || Absol. Cela n’est pas propre à calmer.[| Adoucir, rendre moins violent, faire cesser. Calmerla fièvre. || Se calmer, p. r. Devenir calme. || Se calmer,reprendre du sang-froid. || F. n. T. de mar. Le vent, lamer calme, a beaucoup calmé.

«CALOMEL ou CALOMÉLAS (xxXoç et pélci;) , s. lit.Ancien nom du protochlorure de mercure.

CALOMNIATEUR, TRICE (lat. calumnialor), 9.m. etf. Celui, celle qui calomnie. || Adj. Des écrivains mer-cenaires et calomniateurs, Volt.

CALOMNIE (lat. calummà), s. f. Imputation que Tonsait fausse et qui blesse la réputation et l’honneur. [| Lescalomniateurs. Rois, chassez la calomnie, Rac.

CALOMNIÉ, ÉE, p. p. de calomnier. || Subst. Il fautêtre aussi humble que ces humbles calomniées, Pasc.

CALOMNIER (lat. calumniari), v. a. Employer la ca-lomnie. || Absol. Il ne parle que pour calomnier. || Fa-mil. Calomnier à dire d’experts, calomnier sans retenue.

Se calomnier, v. r. Dire du mal de soi. || Corneille ait . Calomnier de quelque intelligence ; et Molière :Vous osez lui calomnier la plus rare vertu.

CALOMNIEUSEMENT, adv. Avec calomnie.

CALOMNIEUX, EUSE (lat. calumniosus), adj. Quicontient des calomnies. Un langage calomnieux.

CALONIÈRE, s. f. Altération populaire de canonnière.

* CALORIE (lat. calor), s. f. En phys. Quantité de cha-leur nécessaire pour élever d’uu degré centigrade latempérature d’un kilogramme d’eau.

CALORIFÈRE (lat. calor et ferre), adj. Qui porte lachaleur. || S. m. Appareil pour produire et distribuer lachaleur dans une maison.

«CALORIFIQUE (lat. calorificus), adj. Qui produitla chaleur.

«CALORIMÈTRE (lat. calor et mètre), s. m, Insiru-