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Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
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ment propre à mesurer la quantité de calorique spéci-fique que contient un corps.

* CALORIMÉTRIE, s. /'. Partie de la physique qui a pour■objet la mesure du calorique libre.

CALORIQUE (lat. calor), s. m. En phys. Principe dela chaleur. || Calorique libre, celui qui est sensible authermomètre. || Calorique spécifique, quantité relativede chaleur absorbée par les corps qui changent de tem-pérature. || Calorique latent, celui qui est absorbé parun corps dans son passage de l’état solide à l’état li-quide, ou de l’état liquide à l’état gazeux.

« CALOTIN [calotte', s. m. T. populaire et de déni-grement. Celui gui porte la calotte, ecclésiastique.|| Fig.Partisan du cléricalisme.

CALOTTE (dimin. de cale), s. f. Sorte de petit bonnet

Î ui ne couvre que le sommet de la tête. || Fig. et popul.

ape sur la tête. [| Sorte de petite calotte noire queportent les prêtres. |l Abs. et famil. Porter la calotte,être dans les ordres. |[ La calotte, le cardinalat. On ditaujourd’hui barrette ou chapeau. || Calotte du crâne,partie supérieure delà boite crânienne. || En géom. Ca-lotte sphérique, une des deux parties en lesquelles unplan coupe la sphère. ] | En archit. Portion de voûte, sphé-rique ou sphéroïde , qu’on élève au milieu des plafondset des voûtes mêmes. f| Famil. Calotte des cieux, le ciel.* CALOTTER, v. a. Donner des calottes, frapper.

CALOYER, ÈRE (zaio; et yipmv), s. m. et f. Moinegrec, religieuse grecque de l’ordre de Saint-Basile.

CALQUE (ital. calco), s. m. Dessin calqué. || Fig. Imi-tation servile d’une oeuvre.

CALQUÉ, ÉE, ». p. décalquer.

CALQUER (ital. calcar, du lat. calcare), v. a. Pren-dre le trait d’un dessin qu’on a appliqué sur un papieret dont ori suit les contours avec une pointe. || Abs. Pa-pier à calquer. || Fig. Imiter servilement. |j Se calquer,v. r. Se modeler. Il se calque sur un mauvais modèle.

CALUMET (voy. chaluniet) , s. m. Nom populairedonné en Amérique à plusieurs plantes dont les tigesservent à faire des tuyaux de pipe. || La pipe même enusage chez les sauvages, et qu’ils présentent comme unsymbole de paix. Fumer le calumet de paix.

CALUS (ka-lus’. Lat. callus), s. m. Durillon produitpar le frottement. 11 Fig. Endurcissement de cœur. Leméchant se fait un calus contre le remords. || Cal, es-pèce de soudure qui réunit les fragments d’un os.

CALVAIRE (lat. calvaria, lieu garni de crânes), s. m.Lieu élevé où Jésus-Christ fut crucifié. 11 Fig. Le doulou-reux calvaire de la vertu. || Elévation où l’on a plantéune croix. || Dans les églises, suite de stations qu’onnomme plus ordinairement chemin de la croix.

CALVILLE (d’après Ménage, Calville, lieu dans levoisinage de Lyon ?), s. m. Espèce de pomme.CALVINISME, s. m. La doctrine de Calvin.CALVINISTE, s. m. et f. Celui, celle qui suit la doc-trine de Calvin.

CALVITIE (kal-vi-sie. Lat. calvities), s. m. État d’unetête chauve ; perte de cheveux. Une calvitie précoce.

CAMAÏEU (b. lat. camœus), s. m. Pierre fine taillée,ayant deux couches de différentes couleurs, dont l’uneest devenue la figure en relief, et l’autre fait le fonds.|| Genre de peinture où l’on n’emploie qu’une couleuravec des teintes plus sombres et plus claires. Peindre encamaïeu. || Un camaïeu, un tableau peint en camaïeu.

CAMAIL (l mouillée. Ane. fr. cap, tète, mail, ar-mure), s. m. Habillement du clergé en hiver, couvrant latête, les épaules, et allant jusqu’à la ceinture. || Petitmanteau que portent par-dessus le rochet les évêques etautres ecclésiastiques privilégiés. |[ Au pl. Des camails.

CAMALDULE [Camaldoli, localité de la Toscane), s.m. et f. Religieux, religieuse d’un ordre monastique,fondé à la fin du dixième siècle par saint Romuald.

CAMARADE (esp. camarada, du lat. caméra), s. m.Nom que se donnent entre eux les militaires. || Celui,celle qui a même vie, mêmes habitudes, mêmes occupa-tions que plusieurs autres personnes. Camarades d’école,de collège, d’enfance. ||Ami. Ils se sont remis camarades.IJ Se dit de ceux qui courent même fortune. Camaradesd’aventures, d’infiortune. || Famil. En s’adressant à desinférieurs, même inconnus ; Mon camarade.

CAMARADERIE, s. f. Familiarité qui existe entre ca-marades. 11 Disposition d’esprit qui fait que des écrivains,des artistes se soutiennent et se prônent mutuellement.CAMARD, ARDE (voy. camus), s. m.et /’. Qui a le nezlat et écrasé. || Aclj. Un nez camard. || Dans le styleurlesque, la camarae, la mort.

* CAMARILLA (ka-ma-ril-la. Esp. camarilla), s. f. Co-terie influente auprès d’un prince.

CAMBISTE (ital. cambia), s. m. Anciennement, ban-quier, changeur. || Il est vieux.

* CAMBIUM ^b. lat. cambium, du lat. cambire), s. m.Suc nutritif élaboré, destiné à fournir les matériauxde l’accroissement des plantes.

CAMBOUIS (kan-boui. Prov. camois, souillure),*, m.Vieux oing devenu noir par le frottement d’une roue.«CAMBRAI (Cambrai, ville du Nord), s. m. Imitation,fausse dentelle.

CAMBRÉ, ÉE, p. p. de cambrer. Une taille cambrée.

* CAMBREMENT, s. m. Action de cambrer.

CAMBRER (lat. camerare), v. a. Arquer légèrement.

|| Se cambrer, v. r. Devenir cambré.

* CAMBREUR, s. m. Ouvrier qui cambre les cuirs dessouliers.

CAMBRURE, s. f. État de ce qui est cambré.CAMBUSE (holl. kabuys), s. f. Endroit où l’on dis-tribue des rations à l’équipage.

CAMBUSIER (cambuse), s. m. Celui qui, à bord d’unvaisseau, est chargé de la distribution régulière des vi-vres à tous les gens de l’équipage.

CAME, s. f. Voy. chame.

CAMÉE (b. grec y.ap.ïiov, de y.ù.:r,zvr, s. m. Pierre oucoquille qui, composée de différentes couches, est sculp-tée en relief. || En peint. Grisaille imitant le camée.

CAMÉLÉON (^a/AKiiiwv), s. m. Espèce de lézard au-quel on attribuait la faculté de changer de couleur selonles objets qui l’environnaient. || Fig. Celui qui changed’opinion et de conduite suivant les circonstances.CAMÉLÉOPARD, s. m. Voy. caméloi'Abd plus correct.

* CAMÉLIA, s. j». Voy. caiielt.ia, meilleure orthographe.CAMELINE, s. f. Plante crucifère dont les semences

fournissent une huile grasse bonne à brûler et dite im-proprement huile de camomille.

* CAMELLIA, s. m. Bel arbuste d’ornement, de la fa-mille des théacées, introduit du Japon en Europe par lepère Catnelli.il Aupl. Des camellias.

«CAMÉLOPARD \s r xu.r,/.o::y*. f ‘yjiy , s. m. Nom anciende la girafe.

CAMELOT (ka-me-lo. B. lat. camelotant, du lat. came-lus), s. m. Étoffe de poil ou de laine, mêlée quelque-fois de soie en chaîne.

«CAMELOTE (camelot), *. f. Ouvrage mal fait; mar-chandise de mauvaise qualité.

* CAMÉRA-LUCIDA (lat. caméra lucicla), s. f. Instru-ment d’optique, dit aussi chambre claire.

CAMÉRIER (ital. cameriere, du lat. caméra), s. m.Officier de la chambre du pape ou d’un cardinal.

CAMÉRISTE (ital. camerista), s. /'.Dame de cham-bre d’une princesse ou d’une femme titrée.CAMERLINGAT, s. m. Dignité de camerlingue.CAMERLINGUE (b. lat. camerlengits, du lat. ca-méra), s. m. Cardinal qui préside la chambre aposto-lique et exerce l’autorité temporelle dans l’intervalleentre la mort d’un,pape et l’élection d'un autre.CAMION, s. m. Épingle très-petite.

CAMION,*.»!. Charrette dont les roues ont très-peude hauteur.

* CAMIONNAGE, s. m. Transport par camion; frais de

cette opération. ,

* CAMIONNER, ». a. Transporter sur camion.CAMIONNEUR, s.m. Celui qui conduit un camion.CAMISADE ilat. camisa), s. f. Attaque de nuit, di-rigée ordinairement contre une ville ou un lieu fortifié.

CAMISARD (lat. camisa), s. ni. Nom donné aux calvi-nistes insurgés des Cévennes, pendant la persécution quisuivit la révocation de l’édit de Nantes.

CAMISOLE (dimin. de camise, chemise), s. f. Sorte devêtement à manches et court qui se porte sous ou sur lachemise. || Camisole de force, camisole garnie de lienset propre à contenir un malade, un aliène, etc.