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CAMOMILLE (Il mouillées.Koj«at/jt>jJov), s. f. Genredéplantés de la famille des radiées. || Huile de camo-mille, huile préparée avec des fleurs sèches de camo-mille, différente de l’huile de cameline, dite impropre-ment huile de camomille.
CAMOUFLET- ( chaud et dimin. de moufle), s. m.Fumée épaisse qu’on soufile malicieusement dans le nezde quelqu'un avec un cornet de papier allumé. Donnerdes camouflets. || Fig. Affront, mortification. || Petitfourneau de mine ou fougasse, dont l’effet est d’enterrerle mineur assiégeant dans les déblais et les éboulements.
CAMP (lat. campus), s. m. Espace de terrain où unearmée dresse ses tentes. |j Lever le camp, partir, dé-guerpir. Il L’armée campee. Le camp prit les armes.’! Mettre 1 alarme au camp, donner l’alerte à une troupecampée, et fig. inquiéter un parti, une coterie, etc.,| Camp volant, troupe légère qui tient la campagne pourobserver l'ennemi. || Fig. Être en camp volant, mètre pascasé d’une manière définitive. || Lit de camp, petit lit quise démonte et que l’on transporte où l’on veut. || En unautre sens, lit de camp, lit de corps de garde. || Au pl.Armes, guerre. La vie des camps. || Fig. Parti, faction.Se partager en deux camps. |[ Maréchal de camp, généralde brigade qui commande un département. || Aide decamp, officier d’ordonnance attache à un officier général.
1 1 Lice, champ clos. Demander le camp. Juge du camp.[ Famil. Prendre le camp, déguerpir.
CAMPAGNARD, ARÛE, adj. Qui vit ou demeure à lacampagne. Gentilhomme campagnard. || Rustique. Dnair campagnard. || S.m.et f. Un campagnard, une cam-pagnarde, un homme, une femme de la campagne, outien un homme, une femme dont les manières sont rus-tiques, grossières, maladroites.
CAMPAGNE (lat. campus), s. f. Grande étendue depays plat. Des campagnes immenses. || En campagne,en course. || Fig. En campagne, en mouvement pourdécouvrir ou obtenir quelque chose. Se mettre en cam-pagne pour une affaire. Son imagination est en campagne.|| Prendre la campagne, s’en aller dans les champs. || Te-nir la campagne, résister à l’ennemi sans être contraintde se retrancher. )j Être maître de la campagne, occuperle pays, et fig. avoir l’avantage. |[ Battre la campagne, laparcourir, pour faire lever le gibier ou pour éclairer lamarche d’une armée. || Fig. Battre la campagne, diva-guer, avoir le délire. || Les champs en général. Dévasterles campagnes. Mes fenêtres donnent sur la campagne.,| Fig. et poétiq. Les campagnes de l’air, les airs. || Lacampagne, par opposition à la ville. Les gens, les tra-vaux de la campagne. "Vivre à la campagne. |j Faire unepartie de campagne, aller par partie de plaisir dans lacampagne. || Cure, gentilhomme, médecin de campagne,cure, gentilhomme, médecin qui résident à la campagne.|| Mouvements de troupes qui commencent et poursui-vent des opérations de guerre. Un plan de campagne.Ouvrir la campagne. || Pièces de campagne, artillerieassez légère pour suivre une armée en campagne. j| Letemps que, dans l’année, dure une expédition militaire.Il y a eu deux campagnes cette année. |j Famil. Il a faitune belle campagne, il a fait une belle équipée. || Saisondes travaux de certains états.
CAMPAGNOL [campagne), s. m. Petit rat des champs.« CAMPA N, s. m. Nom d’un marbre des Pyrénées quise trouve dans la vallée de Campan.
CAMPANE (lat. campana), s. f. Tenture de soie, d’ar-gent filé, etc. ornée de petites cloches. Campane de lit.
En archil. Ornement de sculpture à houppes en formee clochettes. || Le corps, en forme de cloche renversée,des chapiteaux corinthien et composite.
CAMPANILE (b. lat. campanile), s. m. et selon quel-ques-uns CAMPANILLE, s. f. Clocher à jour; petite tourouverte et légère, souvent isolée, servant de clocher.
* CAMPANULACÉ, ÉE, adj. Qui a la forme d’une clo-chette. || S. f. Campanu lacées, nom d’une famille deplantes dont la campanule est le type.
CAMPANULE (dimin. du lat. campana), s. f. .Genrede plantes de la famille des campanulacées, ainsi nom-mées parce qu’elles ont la fleur en forme de clochette.
CAMPANULÉ, ÉE, adj. En bot. Qui est en forme declochette.
CAN
CAMPÉ, ÉE, p. p. de camper. || Fig. Bien campé surses jambes ou simplement bien campé, qui se tient bien,qui est bien bâti. || Un homme bien campé, un homme qu'iest dans une bonne position de fortune, de réputation.
CAMPÊCHE (la baie de Camjiêche), s.m. Arbre d'A-mérique dont le bois fournit une belle teinture rouge.
CAMPEMENT, s. m. Action de camper; le camp même.
|| Journée de marche au bout de laquelle on campe.
|] Détachement chargé de préparer le campement. T
CAMPER, v. n. Se conjugue avec être ou avoir, suivantle sens. Etre établi dans un camp. L’armée campait auxportes de la ville. |j Fig. Séjourner temporairement.
IJ N’avoir pas de domicile ou en changer souvent. 11 F. a.Établir dans un camp. Le maréchal de Villeroi avaitcampé son armée, Volt. |j Famil. Placer, mettre. Il campason chapeau sur sa tète, et partit. || Famil. Camper làuelqu'un, l’abandonner, le laisser dans l’embarras.
Donner, attribuer. Vous me la campez belle. |j Se cam-per, v. r. S’établir en un camp. || Famil.Se placer, s’in-staller, se tenir. 11 se campa dans un fauteuil. || Prendreune certaine posture. Il se campe bien.
CAMPHORATA, s. f. Voy. camphrée.
CAM PH RE (arabe kafur) ,s.m. Résine blanche trans-arente, d’une saveur amère, chaude et piquante, et'une odeur vive et pénétrante.
CAMPHRÉ, ÉE, adj. Qui contient du camphre.
CAMPHRÉE, s. f. Plante qui sent le camphre.
* CAMPHRER, v. a. Imprégner de camphre.
CAMPHRIER, s. m. Espèce de laurier de la Chine et du
Japon dont on retire le camphre par distillation.
CAMPINE ( Campine, district de la Flandre), s. f.Petite poularde line.
CAMPOS (kan-pô. Accusatif lat. campos),s. m. Congédonné aux écoliers. Donner campos. || En général, repos,délassement. Se donner campos.
CAMUS, USE (ka-mu. Esp. camusa, chamois?), adj.Qui a le nez court et plat. || Un nez camus, un nez courtet plat. || Se dit aussi de certains animaux. Un chien c a-mus. || Fig. et famil. Embarrassé, interdit. Demeurercamus. || Subst Un camus, une camuse.
CANAILLE [Il mouillées. Ital. canaglia), s. f. Vilepopulace. || Gens, quelle que soit leur condition, dignesde mépris; en ce sens de pluriel est usité. Quoil vouscontinuez, canailles infidèles ! Cors. La canaille littéraireest ce que je connais de plus abject au monde, Volt. 11 Parbadinerie, en parlant d’enfants importuns. Faites tairecette petite canaille. || Adj. invar, u&m le langage popu-laire ; Des manières canaille, un propos canaille.
CANAL (lat. canalis), s. rn. Conduit qui amène del’eau. || Voie naturelle par laquelle les liquides ou lesgaz cheminent dans la terre. || Toute espèce de voie pourle passage des liquides. || En anat. Différentes partiesconfigurées comme des canaux. Le canal intestinal. [| Enbot. Les canaux de la sève. || Lit d’une rivière. || Rivièrecreusée de main d’homme. Canal de navigation. Canallatéral, canal qui longe un fleuve. Canal de dérivation,canal qui sert à détourner des eaux. Canal d’irrigation,canal qui distribue des eaux dans la campagne. |j Pièced’eau étroite et longue pour l’ornement des jardins.
|| Nom de certains détroits. || Fig. Intermédiaire, moyen.Je suis un canal par où passent les instructions, Ross.La prière, le canal des grâces, Mass.
* CANALISABLE, adj. Qui peut être canalisé.
* CANALISATION, s. f. Action de canaliser. La canali-sation d'une contrée, d’un fleuve.
«CANALISÉ, ÉE, p..p. de canaliser.
«CANALISER, v. a. Établir des canaux; rendre navi-gable. Canaliser un pays, un cours d’eau.
CANAMELLE (b. lat. cannamella, du lat. canna etmet], s. f. Nom de la canne à sucre.
CANAPÉ (b. lat. canapeum, de y.umveTov), s. m.Grand siège à dossier où plusieurs personnes peuvents’asseoir et qui peut aussi servir de lit de repos.
CANAPSA (ail. Schnappsack), s. m. Havre-sac.
|| L’homme qui le porte. Un pauvre canapsa.|| Il a vieilli.
CANARD (voy. cane), s. m. Oiseau palmipède, lamel-lirostre, vivant à l’état sauvage et domestique, recherchépour sa chair. || Mouillé, trempé comme un canard, très-mouillé. 11 Plonger comme un canard, très-bien plonger,