CAP
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CAP
CAP (lat. caput), s. m. Usité seulement dans la locu-tion • De pied en cap, des pieds à la tête. || Cheval capde more ou de maore, rouan à tête noire. || Pointe deterre élevée qui s’avance dans la mer. || L’avant d'unbâtiment, par rapport à la direction qu'il suit. Avoir,porter le cap à terre, au large.
CAPABLE (b. lat. capabilis , du lat. capere), adj. Quipeut contenir en soi, au propre et au figuré. De toutes lesligures c’est la ronde qui est la plus capable, c’est-à-direqui a le plus de superficie, Desc. Tout genre d’écrirereçoit-il le sublime, ou s’il n’y a que les grands sujets quien soient capables? i.*Bkuv. ] [Fig. En parlant des person-nes ou des choses personnifiées, qui peut admettre unechose, qui est apte et propre ou disposé à. Quelque éten-due d'esprit que l’on ait, l’on n’est capable que d’unegrande passion, P asc. Eur.ymaque savait la-guerre ; ilétaitcapable d’affaires, Fén . j | Être capable de tout, être hommeà se porter aux dernières extrémités. 11 Avec de et un in-finitif, dans le même sens qu'avec un substantif. Est-ceque l'honnête homme est capable de mentir? j| Capable,avec un infinitif, en parlant des choses, qui peut. Je vousai mis entre les mains assez de livres français capables devous amuser, Rac.|| Qui a de la capacité, habile. Hommecapable ]| Air capable, air d’un homme qui présumetrop de son habileté. ]| Qui a la capacité légale. Capablede tester. I| Subst. Faire le capable, se donner l'air d'uneplus grande capacité que celle que l’on a réellement.
* CAPABLEMENT, adv. Avec capacité.
CAPACITÉ (lat. capacitas), s. f. Contenance d’unechose. Capacité d’un tonneau. Tous remplissez toute lacapacité de ce ccur, Sév. || Mesures de capacité, cellesqui sont destinées à mesurer les liquides ou les grains.I] En phys. Capacité pour le calorique, faculté qu’ont lescorps d’exiger des quantités différentes de calorique pourvarier d’un même nombre de degrés de l’échelle ther-mométrique. || Fig. Qualité de l’esprit capable; apti-tude. Preuve de capacité. Capacité pour la guerre. || Lacapacité de l’esprit, la faculté qu’il possède de saisir etd’embrasser les choses. j| Faculté légale. Il a capacitépour tester. 11 Brevet de capacité, brevet constatant qu’unindividu est capable de donner l'enseignement primaire,élémentaire ou supérieur. [| Titres et capacités d'.un ec-clésiastique, les actes et pièces à l’appui de sa demanded’un bénéfice, et qui montrent qu’il est capable de le pos-séder. || Les capacités, les personnes capables, parleurinstruction ou leur position, a’exercerles droits politiques.
CAPARAÇON (voy. chaperon ), s, m. Espèce de housseou de couverture qu’on met sur les chevaux. || Ancien-nement, armure et harnois dont les chevaux étaientéquipés dans les batailles.
CAPARAÇONNÉ, ÉE, p.p.às caparaçonner.
CAPARAÇONNER, v. a. Couvrir d'un caparaçon. || Secaparaçonner, v. r. Se charger d'ornements ridicules.
CAPE (voy. chape), s. f. Manteau à capuchon fort enusage autrefois et dont les deux sexes se servaient.11 Fig.N’avoir que la cape et l’épée, être sans fortune ; n’avoirquedese.ehors, que l'apparence du mérite. || Sous cape,en cachette, à la dérobée, en dessous. Rire sous cape.|J Vêtement dont les femmes se couvrent la tête et lesépaulés contre le mauvais temps. || La cape, la grandevoile du grand mât. || Être à la cape, se dit d’un na-vire qui, la barre sous le vent, et presque à sec de voi-les, présente le côté afin de ne plus faire route.
* CAPELAN (ital. cappellano), s. m. Prêtre pauvre oucagot duquel on parle avec mépris.
CAPELAN ou CAPLAN, s. m. Petit poisson de merd’une chair délicate, et dont les pêcheurs de morue seservent pour appât.
CAPELET voy. chapelet), s. m. Tumeur mobile, quicroît sur la pointe du jarret du cheval.
CAPELINE (b. lat. capellina, dimin. de capa), s. f.Chapeau orné de plumes et d’aigrettes que les femmesportaient en habit de chasse. || Aujourd’hui, sorte decapote légère pour l’été, chaude pour l’hiver. || Ancien-nement, armure de tête. Homme de capeline.
CAPENDU, s. m. Espèce de pomme rouge.
CAPERON, s. m. Voy. capron.
* CAPHARNAÜM ;ka-far-na-om'. Ville de Judée), s. m.Lieu renfermant beaucoup d’objets entassés confusément.
CAPILLAIRE fka-pil-lê-r’. Lat. capillaris), adj. Dé-lié comme des cheveux. Tube ou tuyau capillaire. || Enphys. Phénomènes capillaires, phénomènes observésquand on plonge dans un liquide l'extrémité d’un tubecapillaire. || En anat. Vaisseau capillaire ou subst. lescapillaires, dernières ramifications vasculaires.|| S. m.Nom, en pharmacie, du feuillage de plusieurs espècesde fougères. Sirop de capillaire.
* CAPILLARITÉ (ka-pil-la-ri-té), s. f. Etat de ce quia la ténuité d'un cheveu.|| L’ensemble des phénomènesqui se passent dans le contact des liquides avec les solidesprésentant des espaces capillaires. || ï’orce particulièrequi produit ces phénomènes.
CAPILOTADE (esp. capirolada), s. f. Sorte de ragoûtfait de morceaux de viandes déjà cuites. || Fig. et famil.Mettre en capilotade, accabler de coups ou déchirer, rui-ner de réputation.
CAPISCOL [ht. caput et schola), s.m. Doyen de cha-pitre, dans quelques provinces.
CAPITAINE (b. lat. capitanus, du lat. caput), s. m.Chef militaire. Un grand capitaine. || Dans un sens spé-cial, chef d’une compagnie dans un régiment. Capitained'infanterie, de cavalerie. || Celui qui commande unbâti-mentde mer. Capitaine de vaisseau. || Capitaine au longcours, titre du marin qui peut commander pour les longsvoyages les navires marchands. || Capitaine des chasses,nom donné autrefois au gouverneur de certaines rési-dences royales, et au chef d’une capitainerie des chasses.
11 Un capitaine de voleurs, chef d’une bande de voleurs.
11 En Espagne, capitaine général, gouverneur d’une ca-pitainerie générale.
CAPITAINERIE, s. /(.Autrefois charge de capitainedeschasses ou d’une résidence royale. || Lieu affecté aulogement de cet officier. 11 L’étendue de la juridictiond’un capitaine des chasses. || Circonscription territorialesous un commandant militaire. || En Espagne, capitai-nerie générale, circonscription territoriale répondant àpeu près à nos divisions militaires.
CAPITAL, ALE (lat. capitalis , adj. Où il s'agit delàtête ou de la vie ; qui mérite le dernier supplice. Accu-sation capitale. Crime capital. || Qui est la tète ou commela tête de quelque chose. La ville capitale ou subst. lacapitale, la ville principale d’un État, d’une province.|| Lettre capitaleou subst. capitale, grande lettre majus-cule. || Principal, essentiel. Point, défaut capital. || Ta-bleau capital, œuvre principale d'un peintre, d’une école.|| Les sept péchés capitaux, les sept péchés mortels, jl En-nemi capital, ennemi mortel. HS. m. Ce qu'il y a d'es-sentiel. Le capital est d’avoir de quoi se pousser, Borna.[| Le principal d’une dette, d’une rente. Amortir un ca-pital.! I En econ. pol. Ensemble des produits accumulés;somme des utilités acquises; instrument de travail.Tout capital est un instrumerit de production, J. B. Say.|| Capital, numéraire. Les capitaux sont rares.«CAPITALEMENT, adv. D’une manière capitale, surtoutes choses. Se tromper capitalement, Boss.
* CAPITALISABLE, adj. Qui peut être capitalisé.«CAPITALISÉ, ÉE, p. p. de capitaliser.«CAPITALISER, v. a. Ajouter au capital. Capitaliserles intérêts. || Réaliser le capital. Capitaliser une rente.|| V.n. Accumuler de manière à former un capital.
CAPITALISTE, s. m. Celui qui possède un capitalet qui vit de son revenu. || Celui qui tire profit d'uncapital. || Celui qui prête son capital à un entrepreneurd'industrie. || Celui qui possède des fonds considérables.
CAPITAN (esp.capitan) ,s. m. Homme qui fait le ma-tamore, qui semble vouloir faire peur aux gens. || Per-sonnage de la comédie italienne.
CAPITANE (esp. capitana), adj. et s.f. La galère ca-pitane ou la capitane, nom qu’on donnait en Europe à laprincipale galère d’un État, excepté en France.
CAPITAN-PACHA, s. m. Amiral turc. || Le vaisseauamiral turc.
CAPITATION (lat. capitatio), s. f. Taxe par tête.
« CAPITÉ, ÉE (lat. capitatus), adj. En hist. nat. Quiest en forme de tête ; qui a une tête. 11 S. f. Nom desplantes qui ont une tête, comme le chardon.
CAPITEUX, EUSE (ital. capitoso, du lat. caput),adj.Qui porte à la tête, en parlant des vins.