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Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
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CAP

aCAPITILUVE (lat. caput et luere), s. VI . ilam detète.

CAPITOLE (lat. capitolium), s. m. Forteresse et tem-ple de Jupiter à Rome, sur le mont Tarpéien. || Fig. Iln’y a qu’un pas du Capitole à la roche Tarpéienne, c'est-à-dire des honneurs suprêmes à la ruine. ]| Lieu oùsiégela municipalité dans certaines villes.

CAPITOLIN, INE lat. capitolinus), adj. Du Capitole.Jupiter Capitolin.

CAPITON (ital. capitone), s. m. Bourre de soie.j| Petite bourre ou bouton qui sert à piquer des sièges.

* CAPITONNÉ, ÉE, p. p. de capitonner.

* CAPITONNER, v. a. Garnir décapitons.

CAPITOUL (prov. capitol, du lat. c apitulum), s. m.

Nom qu’on donnait aux magistrats municipaux de laville de Toulouse.

CAPITOULAT, *. m. Dignité de capitoul.

CAPITULAIRE (lat. capitulants), ad/. Appartenant auchapitre, à une assemblée de religieux. |j Lettres capitu-laires, grandes lettres qui se mettaient au commence-ment des chapitres d’un livre.

CAPITULAIRE, s. m. Nom de statuts et règlementsarrêtés dans les assemblées nationales sous les deux pre-mières races 'Mérovingiens et Carlovingiens).

CAPITULAI REMENT, adv. En chapitre.

CAPITULANT (lat. capitulum), adj. et s. m. Quia voix dans un chapitre.

CAPITULATION (b. lat. capitulatio), s. f. Conventionqui règle à quelles conditions une place, une troupe serendent. || Famil. Conciliation. || Capitulation de con-science, accommodement avec sa conscience. || Conven-tion qui assure aux sujets d’une puissance certains pri-vilèges dans les États d'une autre puissance.

CAPITULE (lat. capitulum'), s. m. Petite oraison quise dit à la fin de certaines divisions des offices.

CAPITULER (lat. capitulum), v. n. Se rendre par ca-pitulation. || Famil. Céder, entrer en arrangement.!| Ca-pituler avec sa conscience, entrer en arrangement avecelle,en étouffer les justes scrupules.

CAPLAN, s. m. Vov. capelan.

* CAPNOFUGE (xsnrvdç et çu-/yj], adj. Qui préserve dela fumée.

* CAPNOÏDE {xstuvéi et sïîoç), s. f. Nom d’une plante[fumaria perennis).

aCAPNOMANCIE (zaTTïd; et /javrria), s. f. Sorte dedivination, qui consistait à tirer de bons ou mauvais au-gures des qualités de la fumée.

CAPON (ital. cappone), s. m. Celui qui cajole pourtromper et arriver à ses fins. || Joueur ruse, fin. || Poltron.|| Adj. Capon, caponne, qui a le caractère du capon.

CAPON, s. m. Instrument composé d’unecorde, d’unepoulie et d’un croc de fer qui sert à lever l’ancre.

CAPONNÉ, ÉE, p. p. de caponner.

CAPONNER, v. n. Agir en capon, faire le capon. || V.a. Cajoler. 11 me caponne pour obtenir ce qu'il veut.

CAPONNER, v. a. Caponner l'ancre, la relever avecle capon.

CAPONNIÈRE fesp. caponera ), s. f. Logement qu’oncreuse dans le fond d’un fossé sec, pour y mettre dessoldats à couvert.

CAPORAL (ital. caporale, de capo), s. m. Sous-officier du moindre grade dans l’infanterie.

CAPOT (ka-po. Dim. de cape), adj.inv. Se dit, au jeude piquet, du joueur qui ne fait aucune levée. Je suiscapot.|| Fig. Faire quelqu’un capot, remporter sur lui ungrand avantage. || Famil. Confus, interdit, embarrassé.Être, rester capot || S. m. Le coup par lequel un joueurest fait capot. || En ce sens, le mot a un pluriel. Unesuite de capots. || En t. de mar. Faire capot, chavirer.

CAPOTE (dimin. de cape), s. f. Grand manteau d’é-toffe grossière, à capuchon. || Espèce de redingote à l’u-sage des soldats. || Espèce de longue , edingote. || Manteque les femmes portaient par-dessus leurs habits et quiles couvrait de la tête aux pieds. || Sorte de chapeau defemme. |j Une capote, le coup par lequel un joueur estfait capot. || Couverture en cuir d’un cabriolet.

* CAPOTER [capot], v. n. En t. de mar. Chavirer.

CAPRE (holl. kapcr), s.m. Sorte de vaisseau corsaire.

CÂPRE {xànnxptj), s. f. Jeune bouton de fleurs du

câprier, confit dans le vinaigre. Sauce aux câpres.

* CAPRÉOLE (lat. capreolus ;, s. m. Nom de la familledes cerfs.

a CAPRICANT, adj. Yoy. capuisant.

CAPRICE (ital. capriccio, du lat. capra), ». m.Volontésubite qui vient sans aucune raison 11 [l’homme] acomme la mer ses Ilots et ses caprices, Bon.. || Fantai-sie, goût pour quelqu’un ou quelque chose. || Saillied’esprit Ct d’imagination, en bonne ou mauvaise part.Un auteur plein de caprice. j| En musiq. Composition oùl’artiste écrit au gré de son inspiration, sans s'assujettiraux formes des différents genres. || Inconstance, irrégu-larité, mobilité. Les caprices de la fortune, de la mode.

CAPRICIEUSEMENT, adv. Par caprice.

CAPRICIEUX, EUSE, adj. Qui a des caprices, pleinde caprices. Un esprit, un homme capricieux. Les flotscapricieux. || Subst. Un capricieux, une capricieuse.

CAPRICORNE (lat. capricornus), s. m. Constellationzodiacale figurée par un bouc. 11 Le signe du Capricorne,dixième division du zodiaque. || Le tropique du Capri-corne, le tropique austral. || Genre de coléoptères à très-longues antennes.

CÂPRIER, s. m. Sous-arbrisseau qui porte les câpres.

CAPRISANT(b. lat. caprizans, dulat. capra ) , adj. ni.Pouls caprisant, pouls qui, interrompu au milieu de sadiastole, l'achève ensuite avec précipitation. || On ditaussi capricant, qui a été employé par Molière.

CAPRON ou CAPERON, s. m. Sorte de grosse fraise.a CAPRONIER, s. m. Fraisier qui produit les caprons.

CAPSE (lat. capsa), s. f. Boîte de métal où les doc-teurs de Sorbonne mettaient leurs suffrages.

CAPSULAIRE (capsule), ad/. En bot. Qui est en formede capsule. Fruit capsulaire.

CAPSULE (lat. capsula, dimin. de capsa), s.f. Nomdonné à différents objets qui ont plus ou moins d’ana-logie avec une boîte. || En chim. Vase en forme de ca-lotte pour les évaporations. || En bot. Enveloppe mem-braneuse de certaines graines. || En anat. Capsules arti-culaires, appareils ligamenteux qui environnent certai-nes articulations. || Petit godet de cuivre, chargé depoudre fulminante. Capsule de fusil.a CAPTAGE, s. m. Action de capter l’eau minérale.

CAPTAL (lat. capitalis),s. m. Ancien litre de dignité,signifiant chef, capitaine, dans le midi de la France.

CAPTATEUR, TRICE (lat. captator), s. ni. et /'.Celui,celle qui use de captation.

CAPTATION (lat. captatio), s. f. Emploi de moyenscaptieux. Testament obtenu par captation.

CAPTATOIRE, adj. Qui a pour objet la captation.

CAPTÉ, ÉE, p. p. de capter.

CAPTER (lat. captare), v. a. Gagner ou tenter de ga-gner quelqu’un ou quelque chose par de l’insinuation oude l’adresse. Capter un vieillard, un héritage. || Saisir, àl’aide de tranchées, les origines d'une eau minérale.a CAPTEUR (lat. captor), adj. Un vaisseau capteur ousubst. un capteur, un bâtiment qui a fait une prise.

CAPTIEUSEMENT, adv. D'une manière captieuse.

CAPTIEUX, EUSE (lat .captiosus), adj. Qui tend à pren-dre, à surprendre, à conduire à un sens trompeur. Termescaptieux. || Se ditdes personnes. Un raisonneur captieux.

CAPTIF, IVE (lat. captivus), adj. Pris à la guerre etfait esclave. || Subst. Un captif, une captive. || En généralet dans le style relevé, pris, détenu. Un oiseau captif.

11 Asservi. La Grèce, si longtemps captive. || Par extens.Qui est contraint ou attaché. Cette place me rend fortcaptif. Tiens ta langue captive, Cohn. L’âme, devenuecaptive du plaisir, devient ennemie de la raison, Boss.|| Ballon captif, aérostat retenu au moyen d’une corde.

CAPTIVÉ, ÉE. p. p. de captiver.

CAPTIVER (lat. captivare), v. a. Betenir prisonnier.|| Ce sens propre est tombé en désuétude. U Fig. Sou-mettre, maîtriser. Enfant difficile à captiver. || Séduire,agner. Captiver l’auditoire. || V. r. Se captiver, se ren-re captif, attentif, soumis. Il faut savoir se captiver.

CAPTIVITÉ (lat. captivitas), s. f. État de captif.|| Fig. La captivité dans laquelle nous tiennent les pas-sions. || Au pl. S’élever au-dessus des captivités où Dieupermet que nous soyons àl’extérieur, Boss. || Absence deliberté causée par les occupations, par une contraintequelconque. Cette place me tient en captivité.