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Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
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CAR

CAPTURE (lat. captura), ». f. Arrestation d'unepersonne. || Prise faite sur l'ennemi ; le bâtiment pris,fj Saisie de marchandises de contrebande.

CAPTURÉ, ÉE, p.p. de capturer.

CAPTURER, v. a. Faire capture. Capturerun bandit, unbâtiment de commerce, des marchandisesde contrebande.

CAPUCE (ital. cappuccio, augmentatif decappa),s. m. Morceau d’étoffe grossière taillée en pointe, quicouvre la tète des capucins.

« CAPUCHE ;ital. cappuccio, augmentatif de cappà),s. /'. Sorte de coiffure de femme, capeline.

CAPUCHON ( augmentatif de capuche), ». m. Vête-ment de tête, qui se rabat ou se i ; j"tte en arrière, à vo-lonté. || Prendre le capuchon, se faire moine.

CAPUCHONNÉ, ÉE, ad). En bot. Qui est en forme decapuchon. Feuilles capuchonnées.

CAPUCIN, INE | ital. tappitcino), s. m. et f. Reli-gieux, religieuse d’un des ordres de Saint-François.[| Barbe de capucin, longue barbe. |j Parler comme uneapucin, parler du nez. || Fig. Homme qui afliche unedévotion étroite. || À la capucine, en capucin, avec unedévotion étroite. || Capucin de carte, carte que les en-fants plient longitudinalement pour la faire tenir droite;ces capucins, rangés à la lile, tombent les uns sur lesautres quand on fait tomber le premier. || Barbe de ca-pucin, nom de la salade de chicorée sauvage étiolée.

CAPUCINADE, s. f. Plate tirade de morale ou de dé-votion. j| Affectation de dévotion.

CAPUCINE (capuce), s. f. Plante potagère et d’orne-ment, dont les Heurs sont en forme de capuce. | j La fleur.|| Câpres capucines, boutons à fleurs de la capucine, con-fits au vinaigre. || Couleur capucine, couleur aurorefoncé. |j Anneau de métal qui relie le canon et le boisd'une arme à feu.

CAPUCINIÉRE, s. f. Famil. Maison de capucins.|| Fig. Maison où domine une dévotion étroite.

CAPUT-1VIORTUUIYI (ka-put’-mor-tu-om'. Lat. caputmortuum), ». m. En chim. anc. Résidu dont on ne pou-vait plus rien tirer. || Fig. Travaux, efforts, etc. quiont avorté. \\Aupl. Des caput-mortuum.

CAQUAGE, s. m. Action de caquer les harengs.

CAQUE (voy. caquer), s. f. Espèce de barrique oùl’on met les harengs salés. 11 Rangés, serrés comme ha-rengs en caque, très-serrés. || Prov. La caque sent tou-jours le hareng, on se ressent toujours de ses habitudes,de sa première condition.

CAQUÉ, ÉE, p. p. de caquer.

CAQUER !holl. kaaken, ôter les ouïes),», a. Préparerle poisson pour la caque. j| Mettre le poisson en caque.

CAQUET (onomatopée), ». m. Au propre, le cri de lapoule qui pon t. j| Fig. Babil haut et bruyant, et aussibabil de jactance. j| Avoir du caquet, se montrer parleuret fier. || Rabattre le caquet, rabaisser le caquet, fairetomber la jactance. (| Caquet bon bec, pie, et fig. personnebavarde et médisante. j| Au pl. Propos futiles ou malins.

CAQUETAGE ». m. Action de caqueter; caquets.

CAQUÈTE (dimin. de caque),.», f. Baquet où les ha-rengères mettent des carpes.

CAQUETER ; caquet ), v. n. Au propre, se dit du cride la poule qui pond ou a pondu, et par extension du ba-bil des perroquets. j| Fig. Babiller, médire.

CAQUETER1E, ». f. Action de caqueter ; caquets.

CAQUETEUR, EUSE, s. m. et /'.Celui, celle qui ca-quette et babille beaucoup.

CAQUEUR, EUSE, s. m. et f. Celui, celle qui caqueles harengs.

«CAQUEUX, EUSE b. lat. caco»u»), s. m. et f. Mem-bre d’une race misérable de Bretagne avec laquelle lereste de la population ne contractait pas d’alliance.

CAR (lit. quare), conj. qui marque qu’on va donnerla raison d'une prop isition énoncée. || Subst. Des si,descar, des raisons, les objections. Voilà bien des car!

* CARABAS (ka.ra-ba', s. m. Le marquis de Carabas,nom du protégé du Chat botté dans le conte de Perrault.[| Famil. Propriétaire de beaucoup de biens, et aussi no-ble fier d’une noblesse douteuse.

CARABÉ (persan caharaba, qui enlève la paille),.?, ni.Ambre jaune ou succin.

CARABIN (b. lat. Calabrinus, qui est de la Calabre),

s. m. Soldat de cavalerie légère au seizième siècle. || Fig.et famil. Au jeu, celui qui hasarde volontiers un coup,sansjamais s’engager réellement.

CARABIN (voy. le précédent), s. m. Anciennement,frater, garçon chirurgien. || Aujourd’hui, par plaisante-rie, étudiant en médecine.

CARABINADE, s. f. Tour de carabin.

CARABINE {carabin), s. f. Fusil à canon rayé en de-dans. || Mousqueton ou fusil court de cavalerie.’

CARABINÉ, ÉE, p.p. decarabiner.|| Brise carabinée,vent très-violent.

CARABINER, v. ». Combattre en carabin, tirailler.|| Fig. et famil. Jouer en carabin. || Y. a. Creuser derainures le dedans d’un canon de fusil.

CARABINIER [carabine), s. ni. Soldat armé d’une ca-rabine. j| Carabinier à cheval, cavalier qui porte la cui-rasse et le casque, et qui n’a ni carabine ni mousqueton

CARACH, s. m. Voy. cahatch.

CARACO, s. m. Vêtement de femme qui estplusou moinsajusté comme un corsage et qui est plus ou moins long.

CARACOLE (esp. caracol, limaçon), s. f. Escalier encaracole, escalier fait en rond à marches gironées. |j Suc-cession de demi-tours à dr 'te et à gauche qu’on fait exé-cuter au cheval. || On a écrit aussi caracol, et Corneillel’a fait masculin.

CARACOLER, v. ». Faire des caracoles. || Parextens.Aller de droite et de gauche.

CARACTÈRE (lat. character), s. m. Signe tracé ouécrit. Caractères d’écriture. Les caractères de l’alphabet.|| Se dit des types d’imprimerie. Graveur, fondeur en ca-ractères. || En algèbre, en astronomie, en chimie, en bo-tanique, en pharmacie, caractère, signe abréviatif dont onse sert pour exprimer quelque chose. || Signe, marqueportée par superstition comme talisman. j| Fig. Quoiquecette idée soit gravée dans le fond de nos âmes en carac-tères ineffaçables, Pasc. || Titre naturel ou légal qui donnequalité de. 11 est sans caractère officiel. J'ai caractère pourordonner ou pour défendre. || Ce qui est le propre d’unechose. Le caractère distinctif de la vérité. || Dans lessciences, ensemble de modifications apparentes propresà faire distinguer les objets. Les caractères d’une plante.|| En méd. Caractère s’emploie pour exprimer l’état plusou moins grave d'une maladie. 11 Ce qui distingue, au mo-ral, une personne d’une autre ; nature, naturel, mœurs,sentiments. La différence des caractères. Un caractère|| Comédie de caractère, celle où l’on présente un carac-tère dominant qui fait le sujet de la pièce. |] La personnemême qui a le caractère. Les mauvais caractères sontmalheureux. || Les Caractères de tel auteur, l’ouvragedans lequel un auteur a peint les caractères, les mœurs.|| Absol. Les facultés morales, opposées aux facultés intel-lectuelles. En lui le caractère est au-dessus de l’intelli-gence. || Fermeté. Homme sans caractère. |j Celui, cellequi a dans son moral quelque chose qui se distingue ens’accusant. C’est un caractère. || Absol. Expression, airexpressif. Une physionomie sans caractère. |j Danse decaractère, danse qui représente une petite action.

* CARACTÉRISANT, ANTE, adj. Qui caractérise.

CARACTÉRISÉ, ÉE, p. p. de caractériser. || Absol.

Une physionomie caractérisée.

CARACTÉRISER, ». a. Indiquer, mettre en relieflecaractère, la qualité propre. J| Se caractériser, ». r. Lamaladie ne s’est pas encore bien caractérisée.

CARACTÉRISME, s. m. Conformité prétendue desplantes avec quelques parties du corps humain.

CARACTÉRISTIQUE, adj. Qui caractérise. Signe ca-ractéristique. yEngram. Lettre caractéristique, lettrequi dénote le temps d'un verbe, la formation d’un mot.IISuùsf.L’sest chez nous la caractéristiquedu pluriel dansles noms. || S. f. La caractéristique, ce qui caractérise.

CARAFE (ital caraffa, de l’arabe gérât, mesure pourles substances sèches), ». f. Sorte de bouteille de verredans laquelle on sert ordinairement l’eau. || Le contenud’une carafe. J’ai bu une carafe d’eau.

CARAFON, ».m. Petite carafe. || Le contenu.

CARAGNE, ». f. Substance gommo-résineuse. || Adj.Gomme caragne.

* CARAÏBE, s. m. et f. Nom des populations sauvagesqui habitaient les Antilles, au moment de l’arrivée des