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Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
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CAU

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CE

CAUTELEUSEMENT, adv. D’une manière cauteleuse.

CAUTELEUX, EUSE (cautèle),adj. Qui a de la cautèle.Un homme cauteleux. Êne cauteleuse réponse.

CAUTÈRE (xaorvj/s-tov), s.m. Agent chimique ou corpsbrûlant dont on se sert pour désorganiser une portion destissus organiques, et la convertir en eschare. || Cautèreactuel, instrument de métal qu’on fait chauffer pour cau-tériser. Cautère potentiel, toute substance qui a chimi-quement la faculté de brûler. || Petit ulcère artificiel,résultant de l’application d’un cautère. [| Fig. C’est uncautère sur une jambe de bois, c’est un remède inutile.

CAUTÉRÉTIQUE, adj, Mot admis par l’Académie, maisqui est une corruption barbare de cathérélique.

CAUTÉRISATION, s. f. Action de cautériser; effetd’un caustique.

CAUTÉRISÉ, ÉE, p. p. de cautériser.

CAUTÉRISER, v. a. Appliquer un cautère; brûler aumoyen d'un cautère. Cautériser une plaie.

CAUTION (lat. cautio), s. f. Engagement que l’onprend pour un autre, et par extension la personne mêmeui prend cet engagement. Donner caution. Être cautione quelqu’un. || En matière civile, engagement de satis-faire à une obligation, au défaut du contractant. || Enmatière correctionnelle, garantie donnée qu’un prévenuse représentera quand il en sera requis. || Caution bour-geoise, caution solvable. j| Sujet à caution, qui doitdonner caution, et par conséquent suspect. 11 Fig. Témoin,témoignage de la réalité d’une chose. Je vous suis cautionqu’il est très-honnête homme, Mol.

* CAUTIONNAIRE, adj. Qui a rapport à la caution; quise porte caution; qui est donné en caution.

CAUTIONNÉ, ÉE, p. p. de cautionner.

CAUTIONNEMENT, s.m. Action de cautionner. S ign erun cautionnement. || Le gage ou la somme déposée engarantie d’un engagement, d’une gestion, etc. || Sommedéposée à l’effet de faire face aux amendes qui pourraientêtre prononcées. Le cautionnement d’un journal.

CAUTIONN ER, v. a. Se rendre caution pour quelqu’un.

|j En général, répondre de. J’en réponds sur sa mine, etje le cautionne, Mol.

CAVAGNOLE (ital .cavagno, compartiment), s. m. Jeude hasard, à tableaux et à boules.

CAVALCADE (prov. cavalcadà], s. f. Marche de gensachevai; la troupe même des gens achevai. || Marchepompeuse de gens à cheval. Aller en cavalcade.

* CAVALCADER, v. n . Faire, en compagnie, une prome-nade à cheval.

CAVALCADOUR, adj. ni. Ecuyer cavalcadour, écuyerqui a la surveillance des chevaux et équipages d’un prince.

CAVALE (lat. caballus), s. f. La femelle du cheval.

CAVALERIE (ita). cavalleria ), s. f. Troupe de gens deguerre qui sert à cheval. [| La grosse cavalerie, cavaleriearmée pesamment, monteesurde forts chevaux. || La ca-valerie légère, cavalerie montée sur des chevaux légerset destinée à faire le service d’éclaireurs, etc. \ \ L’art deformer les hommes pour la cavalerie et de les conduire àla guerre. Cet officier entend bien la cavalerie.

CAVALIER, 1ÈRE (le même que chevalier ), s. ni. et f.Homme, femme achevai. Être bon cavalier. || Soldat quisert à cheval. || Homme d’épée. Me trouves-tu bien faiten cavalier? Corn. || Homme, par opposition à dame oudemoiselle. 11 n’y avait pas assez de cavaliers à ce bal.

11 Aux échecs, pièce qui marche obliquement du blanc aunoir, et du noir au blanc, en sautant une case. || T. defortification. Amas de terre, dont le sommet composeune plate-forme, sur laquelle on dresse des batteries decanon. j| T. d’imprim. Papier d’un format entre le carréet le grand raisin. || Adj. Papier cavalier.

CAVALIER, 1ÈRE, adj. Qui est d’un cavalier, c’est-à-dire, en parlant de l’air et du langage, aisé, dégagé, etaussi brusque, inconvenant. Réponse cavalière. Proposcavaliers. || A la cavalière, loc. adv. En cavalier.

CAVALIÈREMENT, «du. En cavalier, en homme dumonde. Il danse cavalièrement. 11 Vieilli en ce sens. J | D’unton leste, avec brusquerie, inconvenance, sans égards.

CAVATINE (ital. cavatina), s. f. Sorte d’air, d’ordi-naire assez court, que l’on ne répète pas.

CAVE (lat. cavus), s. f. Toute espèce de réduit sou-terrain. 11 En particulier, construction sous terre destinée

à loger le vin et autres provisions. || Fig. Aller du "re-nier à la cave, de la cave au grenier, tenir des proposincohérents, sans suite, et aussi ne pas écrire droit.

|| Rat de cave, bougie mince et enroulée dont on se sertpour descendre à la cave. || Fig. et par injure, rat decave, commis des contributions indirectes. || Par extens.Les vins mêmes qu’on a en cave. Il a une excellente cave.

|| Caisse à compartiments, garnie de flacons de liqueurs.

CAVE (voy. cavcv) , 5. f. L’argent qu’on met devant soiau brelan, à la bouillotte et autres jeux de cartes.

CAVE (lat. cavas), adj. Creux. Des joues caves. || Enanat. Veine cave, nom des deux troncs veineux qui abou-tissent à l’oreillette droite du cœur. [| Année cave, annéelunaire de 355 jours, et aussi année incomplète, que l’onfait entrer dans un calcul chronologique comme annéeaccomplie. || Mois cave, mois lunaire de vingt-neuf jours.

CAVE, ÉE, p. p. de caver. Rendu cave. Malgré sesyeux caves, la Font.

CAVÉ, ÉE, p. p. de caver. Qui a mis une certainesomme à certains jeux.

CAVEAU (dimin. de cave), s. m. Petite cave pratiquéedans une cave ordinaire.! | Espèce de cabaret, de caféoù seréunissent des gens de lettres, des chansonniers. || Cettesociété même, ses actes, ses repas, ses chansons. || Con-struction souterraine pratiquée dans les églises ou dansles cimetières pour la sépulture. Caveau de famille.

CAVECÉ, ÉE (voy. caveçon), adj. Cheval rouan cavecéde noir, cheval qui a la tête noire.

CAVEÇON (ital. cavezzonc , du b. lat. capitium, decaput), s. m. Demi-cercle de fer qu’on met au nez deschevaux pour les dompter. || Fig. Donner un coup decaveçon à quelqu'un, lui faire éprouver une mortifica-tion. Avoir besoin de caveçon, avoir besoin d’être retenu.CAVÉE (lat. cavata ), $. f. Chemin creux.

CAVER {cave), v. a. Creuser, miner. || Absol. Larivière a cavé sous la pile du pont. || Se caver, v. r.Devenir cave, creux. Ses yeux se cavent.

CAVER (ital. cavare, tirer de sa poche), v. n. À diffé-rents jeux, faire un fonds d’une certaine somme pouravoir devant soi de quoi jouer. | \ Caver au pins fort, met-tre autant d’argent que celui qui en met le plus. || Fig.Caver au plus fort, porter toutà l’extrême. Caverau plusbas, mettre les choses au pis. |[ V. a. Ils ne cavaientd’abord que trois ou quatre pistoles, Hamilton. || Secaver, v. r. Même sens. Je me cave de cent francs.

★ CAVERNAIRE, adj. En hist. nat. Qui vit dans les ca-vernes.

CAVERNE (lat. caverna), s. f. Lieu creux dans desrochers, dans des montagnes, sous terre. || Fig. Rendez-vous de malfaiteurs. Cette maison est une caverne debrigands. || Excavation ulcéreuse au poumon ou ailleurs.

CAVERNEUX, EUSE, adj. Plein de cavernes. || Qui estcreusé d’un ou de plusieurs trous. Des arbres caverneux.H Fig. Voix caverneuse, voix sourde et rude. || En méd.Râle caverneux, râle qui se produit quand il se trouveun liquide dans la cavité où l’air pénètre. || En méd. Quia des cavités ou cellules.

CAVET [cave), s. m. Moulure concave ou rentrante.,CAVIAR (turc chouiar), s. m. (Eufs d’esturgeon salés.CAVILLATION (ka-vil-la-sion. Lat. cavillatio ), s. f.Mauvaise chicane, dérision, moquerie.

★ CAVIROSTRE (lat. cavus et rostrum), adj. Qui aiebec creux.

CAVITÉ {cave), s. f. Vide dans un corps solide.

★ CAZETTE (voÿ. casette ), s.f. Enveloppe ou pâte gros-sière pour séparer et supporter lespoteriesdans la cuisson.

CE, CET (lat. ecce hoc , ecce iste), adj. démonstr. ni.CETTE, f. CES, plur. des deux genres. || Ce ne se metque devant les noms masculins qui commencent par uneconsonne ou par une h aspirée : Ce roi, ce héros; cet,devant les noms masculins qui commencent par unevoyelle ou une A muette: Cethomme, cet ami. || Ce, cet,cette, ces , suivis d’un substantif quel qu’il soit, permet-tent de le déterminer de nouveau par lesadverbesde lieuci et là : Ce livre-ci, ce livre-là. || Ce, cette, ccs s’appli-quent à ce qui va suivre. Quand la vertu n’aurait quecet avantage de nous mettre à l’abri de toutes les tem-pêtes des passions, Mass. 11 Avec un adjectif possessif. Cemien cousin que vous avez vu chez moi.