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1| Petit ruban avec lequel la fileuse tient sa quenouilleattachée devant elle.
CHAME ou CAME (ka-m’. Lat. chaîna, de f-
Genre de coquilles marines bivalves, comprenant beau-coup d’espèces.
CHAMEAU i lat. camelus, xxpyXoi, de l’arabe djamal),s. m. Quadrupède ruminant, haut de jambes, qui a lecou fort long, et une ou deux bosses sur le dos. Le cha-meau dromadaire, nommé vulgairement dromadaire, aune seule bosse. || Poil de chameau, poil dont on se sertpour différente ouvrages. || Chameau du Pérou, lama.
★ CHAMELÉE, s f. Charge d’un chameau.
CHAMELIER (lat. camelarius), s. m Conducteur de
chameaux.
★ CHAMELLE, s. f. La femelle du chameau»
* CHAMÉLON, s. m. Le petit du chameau.
CHAMOIS (h. ail. gamz ), s. ni. Ruminant à cornes
creuses, de la taille d’une grande chèvre, à pelage brun,dont la peau et la chair sont recherchées. || La peau cor-royée du chamois. Gants de chamois. || Adj. invar. Cou-leur chamois, couleur jaune clair. Gants chamois.
* CHAMOISER, v. a. Préparer une peau à la façon de lapeau de chamois.
CHAMOISERIE, s. f. Lieu où l’on prépare les peauxde chamois et autres. \\ La marchandise que prépare lechamoiseur. Commerce de chamoiserie.
CHAMOISEUR, s. m. Ouvrier qui prépare les peauxde chamois et autres.
CHAMP (lat campus), s. m. Espace ouvert et plat.En champ immense s’étend devant les yeux. || Champ defoire, l’emplacement où se tient une foire. || Champ decourse, espace où se font des courses de chevaux. 11 Champdu repos, cimetière. 11 Champ de Mars, lieu destiné à fairemanœuvrer des troupes, j S Champ de mars, de mai, assem-blées que tenaient en mars ou, en mai les rois francs.|j Champs Élysées, Élysiens ou Élyséens, séjour des âmesheureuses, selon les païens. || Pièce de terre labourable.Petit champ. Champs cultivés. || Aupl. La campagne engénéral. Maison, travaux, vie des champs. || Aller auxchamps, en parlant des troupeaux. j| Être aux champs età la ville, être logé de façon à jouir des agréments de lacampagne. [| Fig, Avoir, donner, prendre la clef deschamps, avoir la liberté de s’en aller, la donner, la pren-dre. || Poétiq. Les champs, un pays, un canton. O rivesdu Jourdain, ô champs aimés des cieux, Rac. || En pleinchamp^au milieu de la campagne, loin de toute habita-tion. |j A travers champsouà traversles champs, ens’écar-tant de la route battue pour aller plus,directement à sonbut, en traversant les champs. || Fig. A travers champs,sans ménagement, en désordre, ou par des voies détour-nées du droit chemin. || Fig. Se sauver à travers champs,essayer d’échapper par des subterfuges à une questionpressante. ||FamiI. Courir les champs, errer dans la cam-pagne, et fig. quitter son logis, errer de lieux en lieux,être compromis. || Fig. fit famil. Être aux champs, êtreen colère ou en grande perplexité. || Battre aux champs,battrelamavche, ou pour rendre les honneurs militaires.11 Fig. Battre aux champs, prendre la campagne. 11 Champde bataille, le lieu où se livre une bataille. || Fig. Il prend,il choisit bien son champ de bataille, il prend ses avan-tages. || Champ ou champ clos, lice, lieu fermé de bar-rières, soit pour les duels judiciaires, soit pour les tour-nois. |j Prendre du champ, prendre de l’espace, de l’élan.|| Fig. et famil. Avoir au champ devant soi, avoir desressources, le temps, les moyens de se tirer d affaire.|| Être à bout de champ, n avoir plus de ressources.|| Tout théâtre où il se débal quelque chose || Espacelibre, carrière, sujet. Vous avez le champ libre, Mol. Voilàun beau champ ouvert aux catholiques, Boss. || L’étenduequ’embrasse une lunette d’approche, etc. || En peint, etgrav. Le fond d’une toile et d’un cuivre d’attente, où l'ar-tiste n’a encore rien tracé. || Enblas. Le fonddel’écu, quiest chargé des diverses pièces dont se composent les armoi-ries. || En archit. L’espace qui reste autour d’un cadre.|| Sur-le-champ, loc. adv. Aussitôt, sans délai. \\ A tout
BOUT DE CHAMP, À CHAQUE BOUT DE CHAMP, loC. üdv . A
chaque instant, à tout propos. À chaque bout de champvous mentez comme un diable, Corn.
CHAMP (anc. fr. cant, côté), s. m. La partie la plus
étroite d’une pièce de bois, d’une brique, ctc.M De champloc. adv . Sur le côté étroit. Mettre des briques de champ*
★ CHAMPAGNE (VIN DE), ou elliptiquement CHAM-
PAGNE, s. m. Vin mousseux. || Du champagne frappé,celui qu’on refroidit vivement à l’aide de glace piléemise autour de la bouteille. r
^ CHAMPART (lat. carnpi et pars ), s. m. En jurispr.féod. Une certaine portion des fruits que le seigneurpercevait sur l’héritage donné à cens.
CHAMPARTÉ, ÉE, p. p. de champarter.CHAMPARTER [champart ), v. a. En jurispr. féod.Exercer le droit de champart.
CHAMPARTEUR, s. m. Celui qui levait le champartau nom du seigneur.
CHAMPEAUX (b. lat. campalis, du lat. campus), s.m. pi. Prés, prairies. || Il a vieilli.
CHAMPÊTRE (lat. campestris), adj. Qui appartient,ui a rapport aux champs ; qui est dans les champs, loines villes. Vie, site, musique, divinité champêtre.|| Garde champêtre, agentpréposé à la garde des récolteset des propriétés dans la campagne.
CHAMPIGNON (b. lat. campinio, du lat. campus), s.m. Nom de plantes cryptogames, formant une classe quirenferme une infinité de genres et d’espèces, les unesbonnes à manger, les autres très-malfaisantes. || Blanc dechampignon, assemblage de petits filets blancs à l’aidedesquels les jardiniers reproduisent les champignons.
11 Fig. Il est venu en une nuit comme un champignon, il afait fortune en peu de temps. || On dit aussi d’un enfantqui grandit vite, il vient comme un champignon. 11 En méd.Excroissance molle et fongueuse qui se forme en certainscas sur des surfaces mises à nu. || Support en forme dechampignon pour des chapeaux et bonnets de femme,perruques, etc. l| Renflement spongieux qui se forme àune mèche qui brûle mal.
★ CHAMPIGNONNIÈRE, s. f. Couche de fumier pré-parée pour faire venir des champignons bons à manger.
CHAMPION (b. lat. campio, du lat. campus), s. m.Celui qui combattait en champ clos. I| Par extens. Touthomme qui combat sur un champ de bataille, et parplaisanterie tout homme qui se bat. || Fig. Défenseur.Il fut un des plus fermes champions de la foi.
★ CHAMPLÉ, ÉE, adj . Attaqué de la champiure.
★ CHAMPLEVER [champ et lever), v. a. Pratiquer unerainure dans une plaque de métal. || Abaisser le champd’une pièce à la hauteur qu’il doit avoir pour y incrusterune autre pièce. || Oeuser et découvrir au burin unefigure dessinée sur un morceau d’acier.
★ CHAMPLURE, s. f. Gelée, pendant l’hiver, des bour-geons de la vigne qui doivent s’épanouir au printemps.
★ CHAMSIN ou KHAMSIN (kam’-sin’. Arabe cham-sin, cinquante), s. m. Vent d’Égypte qui souffle pendantcinquante jours, vingt-cinq jours avant l’équinoxe duprintemps et autant après.
CHANCE (lat. cadentia), s. f. Façon d’advenir suivantdes conditions qui ne nous sont pas connues. La chancedes armes. || Pousser sa chance, tenir bon. I| Rompre lachance, faire manquer une affaire. || Rompre la chance, sedit à l’écarté lorsqu’un joueur ayant gagné plusieurs foisde suite, un nouvel adversaire lui est opposé. || Conter sachance, conter l'aventure qu’on a eue. || Par forme desouhait: Bonne chance! |) Absol. et abusivement, heureuxiiesard, bonne fortune. Il aura de la chance s'il s’en tire.
11 La probabilité qu’il y a qu’une chose arrive ou non. Leschances de mort aux différents âges. || En mathémati-ques, la théorie des chances, le calcul des probabilités.|| Fig. La chance tourne, les choses changent de face.|| Donner ou livrer la chance, se dit quand le joueur quitient le cornet, nomme le point qu’il veut avoir.
★ CHANCEAU ( cancel ), s. m. En archit. Nom desbarreaux d une grille qui ferme une enceinte.
CHANCEL, s. m. Voy. cancel.
CHANCELANT, ANTE, adj. Qui chancelle. Genoux,pas chancelants. 11 Fig. Santé, foi chancelante. 11 Qui n’estpas solide, en parlant des choses. Un pont chancelant.
CHANCELER (lat. cancellare), v. n. Être peu ferme,pencher comme si l’on allait tomber. 11 Se dit des choses.L’édifice chancelle. || Fig. La vertu chancelle. Chancelerdans ses opinions. || Hésiter, en parlant de la mémoire.