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Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
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CONSIDÉRER liai, comiderare), v.a. Regarder atten-tivement. || Fig. Faire un examen attentif. || Avoir égardà,tenir compte de. I| Estimer, faire cas de. || Juger,réputer. Les soldats le considéraient comme un père.|| Se considérer, ». ». t-e regarder, s’examiner. || S’esti-mer. |) Se juger. Se considérer comme un p Tsonnage.|| S’estimer mutuellement. |j Être considéré, aperçu. Lenaturel de chacun se considère en deux manières, Iôasc.|| Être pris en considération, être pesé.

CONSIGNATAIRE, s. ni. Dépositaire préposé à la ré-ception et à la garde des dépôts et consignations. 11 Négo-ciant ou commissionnaire auquel on adresse un navire oudes marchandises.

* CONSIGNATEUR, s. m. Celui qui fait une consigna-tion de marchandises dans une maison de commission.

CONSIGNATION ,iat . consignatio), s.f. Dépôt d’unesomme ou autre onjet entre les mains d'une personnepublique. Faire une consignation au greffe. || La Caissedes dépôts et consignations, caisse publique qui reçoitles dépôts et consignations des particuliers et les fondsde divers établissements. || Consignation d’amende, dépôt,préalablement à certains actes, de l’amende qui peutêtre encourue. || Marchandises à la consignation d’un tel,marchandises dont un tel est le consignataire.

CONSIGNE (voy. consiyner), s. f. Ordre et instruc-tion qu’on donne à une sentinelle, à un chef de poste.Donner, lever, observer, violer, forcer la consigne.

| Famil. Manger la consigne, ne pas la faire observer,j Défense de sortir par punition militaire ou par mesured’ordre. || Dans les ecol s du gouvernement et les collè-ges, punition qui consiste en une privation de sortie.|| Par extens. Tout ordre donné à quelqu’un qui estchargé de garder l’en'réed’un lieu.

CONSIGNE, s m. Celpi qui est aposté à la porte d'uneplace de guerre, pour tenir registre de tous les étrangersqui s’y présentent. On dit aussi portier-consigne.

CONSIGNÉ, ÉE, p. p. de consigner.

CONSIGNER lat. consvjnarc), ». a. Déposer unesomme en garan ie, ou pour qu’elle soit délivrée entemps opportun. || T. decomm. Mettre des marchandisesen dépôt dans une maison comme nantissement d’unesomme empruntée. || Enregistrer des marchandises surles livres des voituriers publics. ||î. decomm. marit.Adresser un navire ou des marchandises à un consigna-taire. || Citer, rapporter dans un écrit. || Infliger la puni-tion de la consigne ou la commander par mesure d’ordre.|| Consigner quelqu'un, donner ordre qu’il ne soit pasreçu. Je l’ai consigné à ma porte. I| V. n. Donner uneconsigne à une sentinelle, à un gardien.

CONSISTANCE, s.f Éiatde stabilité, de solidité. Leurgloire n'a pas de consistance assurée, Mass. 11 Le plus hautpoint de développement, en parlant des êtres vivants etparticulièrement des animaux et de l’homme. Age, tempsde consistance. || Par extens. En parlant des choses, étatde consistance, le terme où elles se tiennent solidement,et ne montrent aucun signe de changement. || IJn bruitsans consistance, un bruit sans autorité. j| Un hommesans consist nce, un homme sans considération, ni crédit.Il Un esprit sans consistance, un esprit sans fermeté.U Prendre, acquérir de la consistance, en parlant despersonnes, gagner en crédit, en tenue ; en parlant deschoses, se confirmer || Degré de rapprochement ou deliaison des molécules d’un corps La cire a moins deconsistance que la résine. || État, contenance. La consis-tance de ce bois est de plus de cinq cents arpents.

CONSISTANT, ANTE, adj. Qui a de la consistance.Un homme consistant. || Quia une certaine cohésion.Un sirop consistant.

CONSISTER (lat. consistere),v. n. Subsister, se main-tenir. Une église ne peut consister, sinon qu’il y ait despasteurs qui aimt la charge d’enseigner, F i: v. || Êtreconstitué par. Son revenu consiste en rentes sur l'État.Ils doivent faire consister leur bonheur dans la modéra-tion, Fn. Le vrai cou rage consiste à envisager tous lespérils et à les mépriser, m. || I,e tout consiste à savoir,c’est-à-dire ce qu’il y a de principal est, etc.

CONSISTOIRE (lat. consistorium), s. m. Assembléede cardinaux convoquée par lepape;lieu où elle se tient.i| Nom de la principale cour ou tribunal de Rome, dans

laquelle le pape préside aux cardinaux. I| Parmi lesprotestants, consistoire, conseil composé de ministreset des anciens des églises. 11 Consistoire israélite, conseilqui dirige les affaires de la religion judaïque.

CONSISTORIAL, ALE, adj. Qui appartient au consis-toire tenu par le pape. Bénéfices consistoriaux. || Quiappartient à un consistoire protestant ou israélite.

CONSISTORIALE MENT, adv. En consistoire; selonles formes du consistoire.

* CONSŒUR (con et sœur), s. f. Se dit des femmesassociées à une m’me confrérie, et des religieuses dumême couvent ou du même ordre.

CONSOLABLE (lat. consolalnlis), adj. Qui peut êtreconsolé. || En pariant des choses. Douleurs consolables.

CONSOLANT, ANTE, adj Qui console ou est propre àconsoler. Paroleconsolante. || Famil. Cet homme-là n'estguère consolant, ce qu’il dit n’est pas fait pour rassurer.

CONSOLATEUR, TRICï (lat. consolator), s.m. et f.Celui, celle qui console. | | Adj- Un espoir consolateur.Un Dieu consolateur. || L'Esprit c nsolateur ou simple-ment le Consolateur, le S .int- .sprit.

CONSOLATIF, IVE (lat. conxolativus), adj. Qui a !avertu de consoler. Un discours consolatif, Pasc.

CONSOLATION (lat. comolalio ), s. f. Allégement dece qui peine. L'amitié est ma consolation. || Sujet de sa-tisfaction ou d’allégement de peine. C’est une grandeconsolation pour un père de voir ses enfants se porterau bien. || Raisonsque l’on emploie pour consoler quel-qu’un. Adresser, recevoir des consolations. || Titre dequelques ouvrages de philosophie morale. La Consola-tion de Boèce. || La personne ou la chose même qui peutconsoler. Vous êtes ma consolation. Les malheureuxdont elle fait la consolation, Sév. || Au jeu, fiche de con-solation, celle qu e l'on don n e en surcro : t de hén •’ fice. 11 Fig.Fiche de consolation, dédommagement, adoucissement.

* CONSOLATOIRE (lat. consolatorius), adj. Qui a pourbut de consoler. Epître consolatoire.

CONSOLE (orig.incert.),s./’ Pièce en saillie, diteaussicorbeau, qui sert à porter des vases, des fi gures, ou à sou-tenir une corniche, un balcon. || Meuble sur lequel on posedes bronzes, des vases, etc. || Enroulement de fer pour ap-puyer la balustrade d’un escalier, d’un balcon.

CONSOLÉ, ÉE, p. p. de consoler.

CONSOLER (lat. consolari), v. a. Alléger l'affliction,les souffrances. On dit : Consoler quelqu’un dans ses pei-nes, quelqu’un sur quelque chose, quelqu’un de quelquechose. || Absol. Le temps console. || Donner de l’allége-ment aux sentiments pénibles. Une douleur que rien nepouvait consoler. 11 Se consoler, v. r. Recevoir de la con-solation, être consolé. Quiconque se plaint cherche à seconsoler, Coan. Calypso ne pouvait se consoler du départd’Ulysse, Fén. j| Se consoler, se consoler l’un l’autre.

* CONSOLIDABLE, adj. Qui peut, qui doit être consolidé.

CONSOLIDANT, ANTE, adj. En chir. Qui tend à con-solider les parties divisées d’une plaie, d'une fracture.Appareil consolidant. || Subst. Les consolidants.

CONSOLIDATION (lat. consolidât™), s. f. Action deconsolider. La consolidation d’un bâtiment qui menaceruine. || En méd. La consolidation d’une fracture, d’unecicatrice. || Consolidation de la dettepublique, établis-sement de contributions suffisantes pour acquitter régu-lièrement les arrérages des rentes dues par 1 État. || Con-solidation delà dette flottante, conversion de dettes rem-boursables de i’État en dette perpétuelle. || Réunion enla même personne de différents droits qui avaient été sé-parés. La consolidation de l’usufruit à la propriété.

CONSOLIDÉ, ÉE, p. p. de consolider. || Rentes con-solidées. || S. m. pl. Les consolidés, fonds publics delàdette d’Angleterre.

* CONSOLIDEMENT, s. m. Action de consolider.

CONSOLIDER (lat. conxolidare), ». a. Rendre solide.

Consolider un mur. || Fig. Fortifier, affermir. Consoliderune alliance. || En méd. Rendre solide une partie quia été affectée de solution de continui'é. || Assigner unfonds pour garantir le payement périodique d'une dettepublique. ||ConsoIiderl’usu"ruitàla propriété, l’y réunir.|| Se consolider, ». r. Devenir solide, s’affermir.

* CONSOMMABLE, adj. Qui peut être consommé.

CONSOMMATEUR, s. m, En théol. Celui qui achève.