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Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
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Jésus-Christ, auteur et consommateur de notre foi, Fén.j| Celui qui achète pour son usage, dit par opposition àproducteur. || Se dit aussi en parlant des catés et caba-rets. À minuit on ne reçoit plus de consommateurs.

CONSOMMATION (lat. consummalio ), s. f. Achève-ment, accomplissement. La consommation d’une affaire,d’un sacriiice. j j La consommation des siècles, des temps,ou absolument la consommation, la fin du monde, j] Em-ploi arec destruction. Une grande consommation de bois.j| En jurispr. Prêt de consommation, opposé à prêt àusage, prêt de choses destinées à être consommées, aveclacondition d’en rendre d’équivalentes. ||Ce qu’on a buou mangé dans un ca.é. [| T. d'écon. polit. Action de dé-truire futilité d’un produit que la production a créée.

]] Impôt, taxe de consommation, droits perçus sur la pro-duction ou la vente des objets. || Droit de consommation,l’un des droits dont se composent les droits sur les boissons.

CONSOMMÉ, s. m. Bouillon succulent d’une viandetrès-cuite.

CONSOMMÉ, ÉE, p. p. de consommer. || Tout est con-sommé, c'en est fait, to :t est fini. || Parfait, accompli,éprouvé. On dit consommé dans ou en, et absol. con-sommé. In homme consommé dans les af! aires. Les vieil-lards consommés en vertu, Fén. Un scélérat consommé.U En parlant des choses, une habileté consommée.j| Une soupe bien consommée, qui a cuit longtemps.

CONSOMMER (lat. consummare), v. a. Achever,accomplir. Consommer une affaire, un sacrifice, un crime.j| Par extens. Il ne resterait plus, pour consommer lagloire de ce patriarche, que d’imiter ses actions, Fléch.j| Consommer son droit, se dit lorsque le droit qu’on aa quelque chose a son effet. jj Donner la dernière per-fection. j| Employer des choses qui se détruisent parl’usage. Consommer des denrées, du vin, du bois, etc.|l Absol. On consomme beaucoup dans cette iruison.|| T. d’écon. polit. Détruire l’utilité d'une chose. Leseuples civilisés, riches et industrieux, consommenteaucoup plus que les autres, parce qu’ils produisentincomparablement davantage, J. B. Say. || Par extens.Il se dit des choses qui en absorbent d’autres. Ces con-fitures consomment t *aucoup de sucre. 11 Par une autreextens. Ces divisions consommèrent du temps, Volt.|| Consommer et consumer, qui ont été longtemps con-fondus par les auteurs, se distinguent aujourd’hui en ceque le premier suppose un destruction utile, servant àquelque usage; etlesecond, une destruction pure et sim-ple. Il Se consommer, v. r. Se parfaire. || Se cuire de ma-nière à faire un consommé; et avec ellipse du pronom per-sonnel, faire consommer la viande, la faire tellement cuire

2 uetout le suc passe dans le bouillon. || Être consommé,es provisions qui se consomment dans une grande ville.CONSOMPTIF, IVE, adj. En méd. Qui est doué delàvertu de consumer, de détruire des chairs baveuses,exubérantes. || Subst. Un consomptif. |j 11 est vieux.

CONSOMPTION (lat. consumptio), s. f. Action d'êtreconsumé. La victime fut brûlée jusqu’à l’entière con-somption. || Diminution lente et progressive des forceset du volume de toutes les p rties molles du corps, parl’influence de quelque maladie. Mourir de consomption.

CONSONNANCE, s. f. Sons qui, entendus ensemble,sont agréables à l’oreille. Consonnances parfaites, l’octaveet la quinte; c nsonnances imparfaites, la tierce et lasixte. || Fig. I/aube [du prêtre) offre de douces conson-nances avec les idées religieuses, Chateaubriand. \\ Engram. Terminaison de deux ou plusieurs mots par lesmêmes sons. Évitez les consonnances.

CONSONNANT, ANTE, adj. En mus. Qui produit uneconsonnance ; qui est formé par des consonnances. Accordconsonnant. || En gram. Mots consonnants, mois qui ontune terminaison semblable.

CONSONNE (lat. consona), s. f . Lettre qui n’a pointde son par elle-même et ne se prononce qu’en s’appuyantsur une voyelle. || Adj. Les lettres consonnes.

* CONSONNER (lat. consonare ), v. n. Former une con-sonnance.

CONSORTS (lat. consors), s. m.pl. Ceux qui ont unintérêt commun dans une affaire, dans un procès. Un telet consorts. j| Par extens. Gens d’une même cabale.CONSOUDE (lat. consolida), s./. Plante indigène de

la famille des horraginées, employée en médecine contreles hémorrhagies et les diarrhées. || Consolide royale,nom du pied d’alouette des champs.

CONSPIRANT, ANTE, adj . Qui concourt à un mêmeeffet. || T. de mécanique. Puissances conspirantes.

CONSPIRATEUR, TRICE, s. m. et/’. Celui, celle quiconspire contre les pouvoirs publics.

CONSPIRATION (lat. conspiratio), s. f. Desseinformésecrètement entre plusieurs contre les pouvoirs publics. r| Cabale. Il y a une conspiration contre vous. j| La con-spiration du silence, entente de plusieurs pour étoufferun fait, les opinions, les plaintes, les droitsd’un homme.

|| Concours vers un même effet.

CONSPIRÉ, ÉE, p.p. de conspirer.

CONSPIRER (lat. conspirare ), v. n. Concourir, tendreau même but et comme de concert. Conspirer au bienpublic. Mes vœux avec les siens conspirent aujourd’hui,Corv. |J Faire une conspiration. Conspirer contre untyran. |[ V. a. Projeter, tramer quelque chose par voiede conspiration. Conspirer la mort d’un tyran.CONSPUÉ, ÉE, p. p. de conspuer.

CONSPUER (lat. conspaere), v. a. Honnir publique-ment.

CONSTABLE (contracté de l’anc. franç. connestable ),s. m. Nom des officiers de police en Angleterre.

CONSTAMMENT, adv. Avec constance. Qui vit avechonneur doit mourir constamment, Rotrou. On nepense pas toujours constamment d’un même sujet ; ren-têlement et le dégoût se suivent de près, la Bkuy. [[In-variablement, sans interruption.

CONSTANCE (lat. Constantin ), s. f. Force morale parlaquelle oa garde l’empire sur soi-même. Ce n’est pointà l’heure de la mort le badinage qui sied bien, mais laconstance, la Brcy. j] Avoir la constance de, être assezferme pour, et aussi assez dur pour, [j Par extens. Insen-sibilité. || Persévérance, stabilité dans les goûts. Tra-vailler avec constance. || Durée de l’aifection, de l’amour.

CONSTANT, ANTE (iat. constans }, neQ.Quia delàconstance. Constant en amitié. Constant dans l’adversité.Le peuple romain a été le plus constant dans ses maxi-mes, Bo.-s. |j Qui a de la constance en amour. Un hommeconstant, || En pariant des choses. Une foi constante.

11 Qui ne varie pas. Il n’y a rien de constant en ce monde.Vents constants. || T. de mathém. Quantité constante ouelliptiquement constante, quantité qui demeure la même.

|j Certain, indubitable, bien établi. Une vérité constante.Il est constant que, etc.

* CONSTATATION, s. f. L’action de constater. Les con-statations de l’expert. || La chose constatée. Les consta-tations du procès-verbal.

CONSTATÉ, ÉE, p. p . de constater.

CONSTATER (lat. cum et status), v. a. Rendre con-stant, certain. Je veux constater le fait. || Relater dans unécrit, dans un acte. Constater une chose par procès-ver-bal. || On dit aussi : Le procès-verbal constate une chose.

CONSTELLATION (lat. constellatio ), s. f. Réuniond’étoiles, par lesquelles on fait passer des lignes imagi-naires et représentant un objet physique dont les astro-nomes anciens ont ensuite donné le nom au groupe entier.|| Fig. Etre né sous une heureuse constellation, avoir dubonheur, de la chance dans ses entreprises; et, en sensinvers q être né sous une malheureuse constellation.

CONSTELLÉ, ÉE (lat. constellatus), adj. T. d’astrol.Qui a été fait ou fabriqué sous une constellation, ou quien porte la marque, a où certaines vertus supposées.Un anneau constellé. |j Qui est en forme d’étoile. Pierreconstellée. || Qui est parsemé d’étoiles. «

CONSTER (lat. constare), v. n. et impers. T. anc. dejurispr. Être bien établi, d’une façon certaine. Par les—queles lettres il constera qu’il fait rémission, Boss.

CONSTERNATION (lat. conslernatto), s. f Action deconsterner, résultat de cette action. Nous étions dans laconsternation, Sév.

CONSTERNÉ, ÉE, p. p. de consterner.CONSTERNER (lat. consternere), v. a. Frapper d’uneépouvante mêlée d’abattement.

* CONSTIPANT, ANTE, adj. Qui constipe.CONSTIPATION (lat. constipatio), s. f. État de celui

I qui ne peut aller librement à la selle.