bEN
DÊN — 504 —
dixième, le vingtième du capital, c’est-à-dire 20. d0,
5 pour cent. L’argent à tout denier se prêta sans usure,Boil. || Denier de lin ou simplement denier, chacune desparties de fin contenues dans une quantité quelconqued’argent quel’on suppose partagée en douze parties égales.L’argent pur est dit de l'argent à douze deniers.
DÉNIER (lat. denegare), v. a. Nier. Il dénia le crime.
11 Refuser. Dénier des aliments. On lui a dénié toute jus-tice. j| Se dénier, ». r. Être dénié.
* DÉNIGRANT, ANTE, adj. Qui dénigre, qui exprime ledénigrement. Un homme, un langage dénigrant.
DÉNIGRÉ, ÉE, p. p. de dénigrer. Dont on dit du mal.
DÉNIGREMENT, s. tn. Action de dénigrer. || État demépris. Tomber dans le dénigrement.
DÉNIGRER i dc., augmentatif et lat. niger), v. a. S’ef-forcer par sesdiscours de rendre noir, c'est-à-dire d’effa-cer la bonne opinion que les autres ont de quelqu’un, oude dépriser la qualité d’une chose. || Se dénigrer, v. r.Diredu mal de soi-même. 11 Diredu mal les uns des autres.«DÉNIGREUR, s.m. Celui qui dénigre,a DÉNIVELER [dé... et niveler), v. a. Oter le niveau.
* DÉNIVELLATION, s. f. Action de déniveler; résultatde cette act'on.
» DÉNIVELLEMENT, s. m. Le résultat de la dénivella-tion; variation de niveau.
* DÉNIZATION (angl. denization), s. f. Sorte de natu-ralisation accordée en Angleterre.
DÉNOMBRÉ, ÉE, p. p. de dénombrer.
DÉNOMBREMENT, s. m. Compte de personnes. Ilne se dit guère qu’en parlant d’un très-grand nombre.Compte des personnes qui habitent un pays. Il est prouvéue la France ne contient qu’environ vingt millions'âmes tout au plus, parle dénombrement des feux exac-tement donné en 1751, Volt. [| Énumération, en parlantdes choses. Faire le dénombrement de tous les cas qui,etc.|| En log. Dénombrement imparfait, faute de raison-nement par laquelle on tire une conclusion générale deplusieurs cas examinés, lorsqu’on a oublié précisémentceuxqui rendent la conclusion fausse.
DÉNOMBRER (lat. denumerare), y. a. Faire un dé-nombrement. || Se dénombrer, v.r. Être dénombré.
DÉNOMINATEUR (lat. denominator), s. m. Celui desdeux termes d’une fraction qui marque en combien departies l’unité est divisée.
DÉNOMINATIF, IVE (lat. denominativus ), adj. Quisert à nommer. Terme dénominatif.
DÉNOMINATION (lat. denominatio), s. f. Désignationd’une personne ou d’une chose par un nom.
DÉNOMMÉ, ÉE, p. p. de dénommer.
DÉNOMMER (lat. denominare), v.a. T. de prat. Nom-mer une personne dans un acte. |l Dans lelangage géné-ral, assigner un nom. || Se dénommer,!», r. Être dénommé.
DÉNONCÉ, ÉE, p. p. de dénoncer.
DÉNONCER (lat. denuntiare), v. a. Déclarer, publier.Dénoncer la guerre. Il lui envoya dénoncer qu'il eût à luipayer le tribut, Vaugelas. || Dénoncer la fin de l'armisticeou simplement l’armistice, annoncer la reprise des hos-tilités. (| Dénoncer un traité, faire connaître aux puis-sances contractantes l’expiration de ce traité. || Faireconnaître. Il me dénonce expressément cette volontédespotique, Volt. || Annoncer avec menace. Il leur dé-nonce de rigoureux châtiments, Boss. 11 Déférer à l’au-torité, signaler à la justice. || Enjurispr. Faire connaîtreextrajudiciairement quelque chose à quelqu’un. Dénon-cer une opposition. || Se dénoncer, v.r. Être déclaré.|| Se révélera la justice. || Faire des dénonciations lesuns contre les autres.
DÉNONCIATEUR, TRICE [\&t. denuntiator), s.m.el f.Celui, celle qui dénonce, qui accuse. || Ce terme est d’or-dinaire pris en mauvaise part. | j Terme de droit criminel.Celui qui fait connaître un crime à la justice.
DÉNONCIATION (lat. denuntialio 1, s. f. Déclaration,publication. La dénonciation de la guerre. j| T. de droit.Acte qui fait connaître au débiteur l’opposition forméesur lui entre les mains d’un tiers. || Accusation, délation.Une dénonciation calomnieuse. || Déclaration faite à lajustice d'un crime ou délit par celui qui en a connaissance.
DÉNOTATION (lat. denotatio ), s. f. Désignation d’unechose par certains signes.
DÉNOTÉ, ÉE, p. p. de dénoter.
DÉNOTER (lat. denotare), v. a. Désigner par certainesmarques ou notes. Toutes les choses qui dénotent quelqu;imperfection, Desc. || Se dénoter, r. r. Etre dénoté.
DÉNOUÉ, ÉE, p. p. de dénouer.
DÉNOUEMENT, s. m, Voy. dékoûment.
DÉNOUER (lat. denodare ), v. a. Défaire un nœud,détacher ce qui est retenu par un nœud.|| Fig. Saint Louisregardait ce vœu comme un lien qu’il n'était pas permisaux hommes de dénouer, Volt. || Dénouer la langue,faire parler. 11 Dégager par l’exercice, par des moyensorthopédiques les parties du corps qui étaient nouées.Dénouer un enfant. || Dénouer le corps, le rendre plussouple, plus dégagé. || Denouer une intrigue, la menerà sa fin, en parlant d’une pièce de théâtre. |j Se dénouer,v. r. Être dénoué. || Se débarrasser d’un obstacle. || Fig.Avec un tel secret leur langue se dénoue, Cobn. || Sedévelopper, en parlant du corps.
DÉNOÛMENT, s. ni. Action de dénouer. Ledénoûmentd’une corde. || Par extens. Le dénoûment. de la langue.|j Le point où aboutit et se résout l’intrigue d’une épopée,d’un drame, d’un roman. 11 Par extens. Le dénoûmentde cette terrible histoire. 11 Solution d'une chose difficile,embrouillée. -Les dénoûments qui découvrent les crimesles plus cachés paraissent si simples qu'il semble qu’il n’yait que Dieu seul qui puisse en être l'auteur, la Brdv.
DENRÉE (b. lat. denariata, la valeur d’un denier), s.f. Toute espèce de marchandise. Denrées alimentaires.Denrées coloniales. Mauvaise marchandise. || Touteproduction de la terre destinée à la vente et employéepour la nourriture. Grosses, menues denrées.
DENSE (lat. densus), adj. Épais, compacte. Un air,une vapeur dense. || Par extens. Se dit d’un corps dontle poids fait supposer que les molécules sont très-serréesles unes contre les autres. Le platine est le plus densedes métaux. || Par comparaison, on nomme dense toutcorps qui, sous un même volume, pèse plus qu'un autre.L’eau est plus dense que l’air.
DENSITÉ (lat. densitas), s. f. Qualité de ce qui estdense. La densité du brouillard. || Poids des corps quinous paraissent lourds. La densité du mercure. || Supé-riorité de poids sous un même volume. La densité del’oau est plus grande que celle de l’alcool. || En phys.Rapport de la masse d’un corps à son volume.
DENT (lat. dens), s.f. Chacun des petitsos recouvertsd’émail, qui,.enclavés dans la mâchoire, servent à mâ-cher. || Dents de lait, les premières dents, qui sont aunombre de vingt, et qui sont destinées à tomber pourêtre remplacées. Dents de la seconde dentition, cellesqui remplacent les dents de lait et qui sont destinées àrester. Dents de sagesse, dents qui poussent les dernières.IJ Avoir la mort entre les dents, tenir la mort entre lesdents, être très-vieux, ou bien être très-malade.|| Vouloirprendre la lune avec les dents, se dit d’une chose im-possible. || Subst. et au fçm. Une sans dent, une femmequi n’a plus de dents. |j Être armé jusqu’aux dents, êtregarni d’armes défensives qui couvrent le corps entierjusqu’aux dents, et par extension être pourvu de toutesles armes nécessaires,à l’attaque et à la défense. || Fig.et par plaisanterie. Être savant jusqu’aux dents, êtretrès-savant.|| Dents artificielles, fausses dents, dents d'i-mitation, ou simplement dents, nom donné aux dents quel’on substitue à celles qui ont été arrachées ou qui sonttombées. || Fig. Prendre l'éeuelle aux dents, se mettre àmanger. N’avoir pas de quoi mettre sous la dent, n’avoirpas de quoi manger, de quoi vivre. Manger de toutes sesdents, manger vite et Beaucoup. Manger du bout desdents, manger à contre-cœur. Il n’y en a pas pour sa dentcreuse, se dit quand on sert peu de chose à unhomme degrand appétit. || Mordre à belles dents, mordre vigoureu-sement.! | Avoir les dents longues, avoir grand’faim.| | Par-ler entre les dents, parler peu distinctement. || Famit.Rire du bout des dents, s’efforcer de rire sans en avoirenvie. || Nom des petits os qui garnissent la bouche desanimaux et qui leur servent à manger, à attaquer, à sedéfendre.] | Fig. La dent, ce qui sert à mordre et à déchi-rer. || Avoir une dent contre quelqu’un, lui en vouloir.|| Déchirer à belles dents, dévorer. |] Coup de dent, mor-sure, et fig, mot piquant, médisant. (| Tomber sous la