DÉP — 30G — , DliP
DÉPARTEMENTAL, ALE, adj. Qui a rapport au dé-partoment, division administrative du territoire. Dépen-ses départementales. Les budgets départementaux.DÉPARTI, IE, p. p. de départir. Distribué, partagé.DÉPARTIE [départi], s.f. Départ. || T. vieilli.DÉPARTIR [dé.,, Ot partir, partager], v. a. Distribuer,partager. || Accorder. La prudence est un don de Dieu,qui départ ses grâces à qui il lui plaît, Bouiidai.. || Sedépartir de, ». r. Se désister. Il ne s’est point départi desdroits qu'il avait sur son ouvrage. Mass. || S’écarter de.Se départir d'une règle. |l Être réparti, accordé, octroyé.
* DÉPASSÉ, ÉE, p. p. de dépasser.
* DÉPASSEMENT, s. m. Action d’excéder Des dépasse-ments de crédit.
DÉPASSER [dé... ët passer], v. a. Aller plus loin, allerau delà. || Fig. O mon Dieu! les désirs de l’homme dé-passent toujours les dons que vous lui faites, Staël.j Laisser en arrière, en allant plus vite. [| Fig. En poli-tique, pousser plus loin une opinion déjà extrême. Onest bien vite dépassé en révolution. || Etre plus grand,plus haut, plus long. || Être plus saiilant. |f Retirer unruban, un cordon passé dans une boutonnière, une cou-lisse. || Se dépasser, ». r. Aller plus loin l’un que l’autre.
* DÉPAVAGE, s. ni. Action de dépaver.
DÉPAVÉ, ÉE, p. p. de dépaver.
DÉPAVER [dé... et paver], ». a. Oter le pavé. || Sedépaver, ». r._ Être dépavé.
DÉPAYSÉ, ÉE, p. p. de dépayser. Mis hors de sonpays. || Subst. De pauvres dépaysés. || Fig. Se trouver dé-paysé dans une société, y rencontrer un grand nombre devisages inconnus, nouveaux.
* DÉPAYSEMENT, s. m. Action de dépayser. || Chan-gement d'habitudes, d'occupations, d’idées.
DÉPAYSER (dé... et pays], v.a. Faire changer de pays,de lieu. |l Faire qu'une personne ne puisse retrouver sonchemin. || Fig. F aire prendre le change, détourner de lavoie. Dépayser le public. || Mettre une personne sur unsujet nouveau pour elle, sur des matières auxquelles ellen’est point préparée. 11 Se dépayser, ». ». Quitter son pays.
* DÉPEÇAGE, s. m Action de dépecer.
DÉPECÉ, ÉE, p. p. de dépecer. Mis en morceaux.DÉPÈCEMENT, s. m. Action par laquelle on dépèce,on met en pièces. ||Fig. Le dépècement de la Turquie.
DÉPECER (dé... et pièce),», a. Mettre en pièces, couperen morceaux. Dépecer un cerf. Dépecer un vieux bateau.|i Par extens. Des peuples barbares ravagèrent ce pavs,le dépecèrent, Montesq. ]| Se dépecer, ». r. Être dépecé.
* DEPECEUR, s. m. Dépeceurde bateaux, celui qui meten pièces les vieux bateaux.
DÉPÊCHE (voy. dépêcher], s. f. Lettre concernantles affaires publiques. Dne dépêche du gouvernement.H Aupl. Lettres d’un commerçant, d’un banquier à sescorrespondants. || Dépêche télégraphique ou simple-ment dépêche, toute communication publique ou privéeenvoyée par le_ télégraphe.
DÉPÊCHÉ, ÉE, p. p. de dépêcher.
DÉPÊCHE COMPAGNON (k),loc. adv. Voy. compagnon-.DÉPÊCHER (b. lat .dispedicare, dulat. dis et pedica],». a. Faire promptement, hâter l’exécution d’une chose.Dépêchez vos affaires. || Absol. Se hâter. Dépêchez...feites tôt, Mol. || Famil. Faire vite quelque chose. Ayantdépêché toutes ces bonnes actions avec ce sang-froid actifqui m’étonnait toujours, Volt. || Dépêcher quelqu’un,expédier vite son affaire. || Famil. Se défaire de quel-qu’un en le tuant. 11 Envoyer, expédier en toute diligence.Dépêcher une nouvelle, un courrier. || Absol. Envoyer,faire des dépêches. || Se dépêcher, », r. Se hâter.
* DÉPEÇOIR, s. m. Outil ou couteau propre à dépecer.DÉPEINDRE (lat. depingeré), ». a. Représenter par
le discours. || Se dépeindre, ». r. Faire par le discoursson propre portrait. j| Être dépeint.
DÉPEINT, EINTE, p. p. de dépeindre.
* DÉPELOTONNER, ». a. Défaire un peloton. || Se dé-pelotonner, ». r. Être dêpelotonné.
DÉPENAILLÉ, ÉE (Il mouillées. De... et un dérivé deFanc.fr. peneou pane, drap), adj. Qui est en haillons.|j Dont la mise est tout à fait négligée, dans un désor -dre extrême. || Fig. Visage dépenaillé, visage flétri.Fortune dépenaillée, fortune en désarroi.
DÉPENAILLEMENT [U mouillées), s. m. Accoutre-ment sale et misérable. 1
DÉPENDAMMENT, adv. Avec dépendance, d’une fa-çon dépendante. L’âme agit dépendamment des organes.
DÉPENDANCE, s. f. Sorte de rapport qui fait qu’unechose dépend d’une autre. Les événements y ont unedépendance l’un de l’autre, Corn. || Il s’est dit d’unecontrée, d’une terre qui relève d’une autre. || Aupl. Toutce qui tient comme accessoire à une chose principale.Vendre une terre avec toutes ses dépendances. || Subor-dination, sujétion. Être dans ladépendance dequelqu’un.Tenir quelqu’un dans la dépendance. || En gramm. Syn-taxe de dépendance, la partie de la syntaxe relative auxrégimes ou compléments des différentes espèces de mots.
DÉPENDANT, ANTE, adj. Qui dépend de, qui tient à.Les effets dépendants des causes. || En jurispr. féodale.Qui relève d’un autre. Fief dépendant. || Qui dépendd’un autre pour des autorisations nécessaires et aussipour sa fortune. |j Soumis. Dne âme dépendante.DÉPENDRE (dé... et pendre) ,v.a. Détacher une choseui était pendue. || Détacher une personne qui était pen-ne. || Fig. Se dépendre, ». ». Se détacher, renoncer.L'âme ne se peut dépendre elle-même de ces pensées,Boss. || Je suis à vous à pendre et à dépendre, ami àpendre et à dépendre, c’est-à-dire tout dévoué (locutionaltérée pour : À vendre et à dépendre);
DÉPENDRE (lat. dependeré], v. n. Être dans certainrapport qui enchaîne une chose à une autre. Lelletdépend de la cause. Que tes jours me sont chers; queles miens en dépendent, Corn. || Impers. Il ne dépen-dra pas de vous de, etc. 11 Se rattacher à. Dans les chosesqui dépendront de notre métier, Mol. || Faire partie dequelque chose. Ce territoire ne dépend pas delà France.| Appartenir à. Ces juges dépendent de tel tribunal,j Dépendre de, en jurisprudence féodale, relever de.j Être sous la domination, l’autorité de. Dépendre, c’estêtre tenu d’obéir, Bourd. || Absol. Il faut suer, veiller,fléchir, dépendre pour avoir un peu de fortune, la Brcï.|| Far extens. Être à la merci de. On dépend d’un serru-rier et d’un menuisier, selon ses besoins, la Brut.
DÉPENDRE (lat. dependere), ». a. Dépenser. |] Verbeaujourd’hui inusité, excepté dans ces deux phrases pro-verbiales ; 1“ Qui bien gagne et bien dépend n’a quefaire de bourse pour serrer son argent; 2" Ami à vendreet à dépendre, ami tout dévoué.
DÉPENDU, UE, p.p. de dépendre. Détaché.DÉPENDU, UE, ju. p. dedépendre. Dépensé.|| Inusité.DÉPENS (dé-pan. Dépendre, dépenser), s. rn.pt. Dé-boursés. 11 n’est plus usité que dans la locution : Aux dé-pens. 11 Aux dépens, aux li ais de. Apprenez que tout flat-teur Vit aux dépens decelui qui l’écoute, la Font. || Rireaux dépens de quelqu’un, s’amuser à son sujet, en fairele but de ses plaisanteries. |] Faire la guerre à ses dépens,avancer son argent sans profit. 11 Devenir sage à ses dé-pens, le devenir à lasuite dequelque fâcheuse expérience.Je Fai appris à mes dépens. || Aux dépens de, par lesacrifice, la perte de. La basse-cour a été agrandie auxdépens des remises. Aux dépens de sa propre vie, Boss.Aux dépens du bon sens, gardez de plaisanter, Boil || T.de procéd. Frais que la partie qui perd doit payer à lapartie qui gagne, par opposition aux frais proprementdits, lesquels sont dus par la partie à son avoué. 11 a étécondamné aux dépens. Dépens compensés.
DÉPENSE (lat. depensum, supin de dependeré], s.f.Argent employé à toutes choses qu’on se procure, qu’onfait ou fait faire. L’aumône ne se fait pas sans dépense,mais le profit surpasse la perte, Maucroix. || Faire de ladé-pense, dépenser de l’argent. || Se mettre en dépense,faire une dépense qui n’est nas ordinaire. || Mettre quel-qu’un en dépense, être pourlui cause de dépenses.|| Fairela dépense, être chargé du détail des frais. || Compte oùse trouve relatée chaque somme déboursée. Porter endépense. Chapitre de dépense. Écrire la dépense. || Fig.Emploi d’une chose quelconque. La plus forte dépenseque l’on puisse faire est celle du temps, la Brcï. || Lieuoù Fon reçoit et où l’on distribue les objels en nature;lieu où Fon serre les provisions et différents objets des-tinés à la table. |] Quantité de liquide fournie) dans untemps donné, par un orifice d’écoulement.