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DÉPENSÉ, ÉE, p.p. de dépenser.
DÉPENSER [dépense], v. a. Employer de l’argent àquelque chose, |) Absol. Je n’aime pas è dépenser.Ij .Fi!!. Dépenser sa vie. || Se dépenser,!), r. Lire dépensé.
DÉPENSIER, 1ÈRE, adj. Qui aime la dépense, quidépense excessivement. || Subst. C’est un dépensier.|| S. m. et f. Celui, celle qui, dans une communauté,dans un établissement publie, est chargé de la dépense.
DÉPERDITION (lat. deperdere), s. /'. Perte qui se laitgraduellement. La déperdition de la chaleur. || En chim.11 y a déperdition, lorsque dans une opération on ne retirepas toute la substance qu’on avait mise.|| En chir. Déper-dition de substance, plaie avec destruction des tissus lésés.
DÉPÉRI, IE, p. p. de dépérir.
DÉPÉRIR lat. deperiré , v. n. Se conjugue avec êtreou avoir, suivant le sens. Périr peu à peu, s'affaiblirgraduellement. Sa santé dépérit tous les jours. || Sedétériorer, sedélabrer, tomber en ruine. Ces monumentsdépérissent. || En jur. Les preuves dépérissent parla lon-gueur du temps, à mesure que les témoins disparaissent.
DÉPÉRISSEMENT [dépérir], s. m. Etat de ce quidépérit ou de ce qui est dépéri. Tomber dans le dépéris-sement. Le dépérissement d’esprit et de corps. || En ju-rispr. Le dépérissement des preuves, l’affaiblissementqu’elles reçoivent par la perte de cequip.'ut les constater.
* DÉPERSUADER [dé... et persuader], v, a. Oter unepersuasion. Vous aurez peine à me dépersuader.
DÉPÊTRÉ, ÉE, p. p. de dépêtrer.
DÉPÊTRER [dé... et anc. fr. pëtrer, du b. lat. pasto-rium, entrave), ti. a. Débarrasser les pieds d’une en-trave. j| Fig. Délivrer, Nous faisons nos efforts pour ledépêtrer d'un engagement si dangereux, Sév. || Se dé-pêtrer, v. r. Se tirer hors. || Fig. Se débarrasser. Je nepuis me dépêtrer de cet homme, la Font.
DÉPEUPLÉ, ÉE, p.p. de dépeupler.
DÉPEUPLEMENT, s. m. Action de dépeupler un pays;état d’un lieu dépeuplé. || Dépeuplement d’une forêt,coupe ou destruction des arbres. |j Dépeuplement d’unétang, pêche qui en enlève la plus grande partie despoissons. || Dépeuplement d’un canton de chasse, des-truction cm gibier dans ce canton.
DÉPEUPLER [dé... et peupler), v. a. Dégarnir d’ha-bitants une ville, un pays. j| Dégarnir un lieu de la plusgrande partie des animaux qui s’y trouvaient. Dépeuplerune forêt, un étang. |j Dépeupler une pépinière, entirer trop de plants ou beaucoup de plants. || Se dépeu-pler, m r. Perdre ses habitants, hommes ou animaux.
* DÉPHLOGISTIQUÉ, ÉE, adj. Anc. chim. Qui a perduson phlogistique. Air déphlogistiqué, nom de l’oxygène.
DÉPIÉCÉ. ÉE, p. p. de dépïécer.
* DÉPIÈCEMENT, s. j». Action de dépiécer ; état d’unechose dépiécée.
DÉPIÉCER [dé... et pièce), v. a. Enlever les pièces,démembrer. Dépiécer un tonneau.
DÉPILATIF, IVE, adj. Qui fait tomber le poil, lescheveux. Onguent dépiiatif.
DÉPILATION, s. f. Action de dépiler; résultat de cetteaction.
DÉPILATOIRE [dépiler), s. m. Drogue, préparationqui fait tomber le poil. || Adj. Pommade dépilatoire.
DÉPILÉ, ÉE, p.p. de déplier.
DÉPILER (lat. depilare ), v. a. Faire tomber lescheveux, les poils. || Se dépiler, v. r. Perdre son poil,en parlant d’un animal.
* DÉPIQUAGE [dépiquer), s. m. Action de faire sortirle grain d i son épi, à l’aide du piétinement de muletsou de chevaux, quelquefois même de bœufs.
DÉPIQUÉ, ÉE, p. p. des deux verbes dépiquer.
DÉPIQUER ( dé... et piquer), v. a. Défaire les piqûresfaites à une étoffe. || Enlever un jeune plant qu’on a faitvenir de graine et qu’on va planter, repiquer ailleurs.|| Fig. Dissiper la pique, le mécontentement qu’une chosedonne à quelqu’un. Ce gain-là me dépique de toutes mespertes, Volt. |j Se dépiquer, v. r. Cesser d’être fâché.Je me suis dépiqué avec le roi de Prusse, Volt.
* DÉPIQUER [dé... et anc. fr. espic, épi), v. a. Opérerle dépiq âge.
DÉPISTÉ, ÉE, ]>. p. de dépister.
DÉPISTER (dé, sur, et piste), v. a. Découvrir la trace,
les pistes du gibier, et le poursuivre en conséquence. Dé-pister un lièvre. || Fig. et l'amii. Chasser, poursuivre'comme un gibier dont on a trouvé la trace. || 11 se ditdes choses, dans le même sens. Dépister une intrigue.
DÉPIT (dé-pi. Lat. despectus), s. m. Chagrin mêléd’un peu de colère. Je crève de dépit, Mol. || Se couperle nez pour faire dépit à son voisin, se nuire pour une ven-geance qu’on n’obtient même pas. || Es dépit de, lue.prèp. Malgré. En dépit de l’envie. || Fig. et famil. Faireune chose en dépit du sens commun, du bon sens, etc. lafaire très-mal. || En dépit qu’on en ait, quoi qu’on fasse.DÉPITÉ, ÉE, p. p. de dépiter. Qui éprouve du dépit.DÉPITER [ht. despectare), v. a. Causer du dépit àquelqu’un. || Se dépiter, v. r. Concevoir du dépit. Sedépiter contre la mauvaise chance.
DÉPLACÉ, ÉE, p. jo. de déplacer. 11 Fig. Qui n’est pasdans un lieu, une situation, un emploi convenable.|1 Qui manque de mesure, inconvenant. Propos déplacé.
DÉPLACEMENT, s. m. Action de déplacer ou de sedéplacer. || En méd. Le déplacement d’un organe, lechangement de situation qu’il éprouve. 11 AcLïon d’ôter unemploi, une fonction || Action de faire changer un fonc-tionnaire de résidence, ordinairement par punition.
DÉPLACER (dé... et placer), v. a. Changer une chosede place. 11 Déplacer quelqu’un, prendre sa place, j | Sansdéplacer, loc. ado. Sans changer de lieu, sans rien chan-ger. || Déplacer quelqu’un, lui ôter son emploi. || Fairechanger un fonctionnaire de résidence, j | Fig. Déplacer lepoint de la question, changer le point sur lequel porte ladifficulté.|| Se déplacer, v. r. Changer de place, de lieu.
DÉPLAIRE (dé... et plaire ), v. n. Nepas plaire, êtredésagréable. || Donner du chagrin, irriter. I| Impers.Croyez qu’il me déplaît de dire, etc. || Famil. Qu’il nevous en déplaise, ou elliptiquement ne vous déplaise,se dit comme une sorte d’excuse. || N’en déplaise à, mal-gré, en dépit de.|| Se déplaire, être mécontent de soi-même. || Se déplaire, déplaire l’un à l’autre. Ils se sontdéplu mutuellement. || S’ennuyer, se trouver mal à sonaise. Se déplaire avec quelqu’un. || Use dit des animaux,des plantes. Les bœufs se déplaisent en cette localité.
* DÉPLAISAMMENT, adv. D’une manière déplaisante.DÉPLAISANOE, s. f. Qualité de ce qui est déplaisant.
La déplaisance de cette habitation. Prendre quelqu’unen déplaisance. || Action de se déplaire à quelque chose.
DÉPLAISANT, ANTE, adj. Qui déplaît, qui fâche, quichagrine. Un homme déplaisant. Manières déplaisantes.
DÉPLAISIR (dé... et plaisir), s. m. Sentiment quecause ce qui déplaît. Cette nouvelle me donne beaucoupde déplaisir. || Contrariété, mécontentement. Il a été ac-cablé de déplaisirs dans ce poste. || Par extens. Douleur.Les faillies déplaisirs s’amusent à parler, Corn.
* DÉPLANTAGE, s. m. Voy. déplantation.
* DÉPLANTATION, s. f. Action de déplanter un arbre.DÉPLANTÉ, ÉE, p. p, de déplanter.
DÉPLANTER (dé... et planter), v. a. Oter une plante,
un arbre de terre pour le replanter. 11 Retirer de terrece qui y est enfoncé. || Dépouiller de ce qui est planté.Déplanter un parterre, un bosquet.
DÉPLANTOIR, s. ni. Instrument de jardinage qui sertà déplanter et replanter les Heurs.
* DÉPLÂTRAGE, s. m. Action de déplâtrer.
* DÉPLÂTRER, v. a. Oter le plâtre.
DÉPLIÉ, ÉE, p, p. de déplier.
DÉPLIER (dé... et plier), v. a. Défaire une chose quiétait pliée. Deplier une serviette. || Absol. Étaler. || Fig.et famil. Déplier toute sa marchandise, montrer tout cequ’on a de mieux. || Se déplier, v. r. Etre déplié.
* DÉPLISSAGE, s. m. Action de déplisser.
DÉPLISSÉ, ÉE, p. p. de déplisser.
DÉPLISSER ( clé... et plisser), v. a. Défaire les plisd’une étoffe, d’une toile.|| Se déplisser, v. r. Cesser d’êtreplissé. Une chemise qui se déplisse.
DÉPLOIEMENT, s. m. Action de déployer, état de cequi est déployé. || Manœuvre par laquelle on développe enordre de bataille une troupe qui était en colonne. || Fig.La France fait un déploiement de forces considérables.
* DÈPLOMBAGE, s. m. Action de déplomber.
a DÉPLOMBER (dé...et plomber), v .a. Enlever lesplombs mis par la douane sur un ballot. |) Déplomber