Buch 
Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
Entstehung
Seite
400
JPEG-Download
 

ENS

— 400 — ENT

pêchent beaucoup d’appi'endre, Montesq. || Faire connaî-tre comme par une sorte de leçon. Enseignez la raison, lajustice et les mœurs, Volt. Tout le monde veut enseignerà bien faire, et personne ne veut l’apprendre, J. J. Rouss.|j Instruire, avec un nom de personne pour complémentdirect. Enseigner la jeunesse. || S’enseigner, v. r. Sefaire leçon à soi-même. |J Être enseigné, démontré.

* ENSEIGNEUR, s. m. Celui qui enseigne. Ceux qui sedisaient penseurs, enseigneurs, Volt.

ENSELLÉ, ÉE, adj. Dont le dos et les reins, en par-lant du cheval, présentent une concavité marquée, sem-blable à une selle. || Navire ensellé, navire dont l’avantet l’arrière sont fort relevés, et le milieu fort bas.

* ENSELLER, v. a. Mettre la selle à un cheval.

ENSEMBLE (lat. inet simul),adv. L’un avec l’autre,

les uns avec les autres. Ils sont sortis ensemble. ]| Etrebien ensemble, se dit de gens qui ont de bons rapportsentre eux. || À la fois, en même temps, simultanément.

11 Tout ensemble, même sens. 11 Ensemble, en corps, enmasse. |J Le tout ensemble, le tout pris à la fois etsans avoir égard aux détails. 11 En peint. Cette figureest bien ensemble, elle a de justes proportions. Mettreune ligure ensemble, en ensemble ou d’ensemble. || S.m. L’union des parties dans un tout ; l’effet qui enrésulte. Tout cela forme un bel ensemble. 11 En mus. Ac-cord. Exécuter des chœurs avec ensemble. || Morceaud’ensemble ou simplement ensemble, morceau composéde plusieurs parties exécutées par plusieurs instrumentsou plusieurs voix. || T. milit. Ces soldats commencent àmettre de l’ensemble dans leurs mouvements, ils ma-nœuvrent, ils manient leurs armes avec accord. 11 La to-talité. L’ensemble des hommes qui peuplent la terre.

ENSEMENCÉ, ÉE, p. p. d’ensemencer.

ENSEMENCEMENT, s. m. Action de répandre sur lesol et d’enterrer les semences destinées à reproduire desrécoltes nouvelles.

ENSEMENCER (en et semence), v. a. Opérer l’ense-mencement. Ensemencer un champ. j| Ensemencer unétang, une rivière, y mettre du poisson, de l’alevin,il S’ensemencer, v. r. Pour les céréales, la terre s’ense-mence à l’automne ou au printemps.

ENSERRÉ, ÉE, p. p. d’enserrer. Serré dans.

ENSERRÉ, ÉE, p. p. d’enserrer. Mis en serre.

* ENSERREMENT, s. m. Action d’enserrer, d’enfermer.

ENSERRER [en et serrer), v. a. Serrer dans, enfer-mer, contenir. Enserrer un trésor. Tout ce que le globeenserre Célèbre un Pieu créateur, J. B. Rouss.

ENSERRER [en et serre), v. a. Mettre en serre. En-serrer des orangers.

ENSEVELI, IE, p. p. d’ensevelir.

ENSEVELIR [en et lat. sepelire), v. a. Dans le styleélevé, déposer dans la sépulture. || Absol. Qui tôt ense-velit bien souvent assassine, Mol. 11 Par extens. Mettresous quelque chose qui est considéré comme un tas. C’estsous les ruines du trône qu’il faut l’ensevelir, Marmox-tel. || Faire disparaître. Un homme de cœur qui n’a pasun assez beau nom doit l’ensevelir sous un meilleur, laBrdv. || Cacher. Ensevelir son secret dans le sein d’unami. || Envelopper le corps d’un mort dans un linceul.|| S’ensevelir, v. r. Laisser tomber sur soi ce qui est com-paré à une sépulture. S’ensevelir sous les ruines de laplace, la défendre jusqu’à la mort. j| Se cacher. S’ense-velir dans la retraite, dans la solitude, se retirer dumonde. || Par extens. S’absorber, se plonger dans. S’en-sevelir dans les livres, dans la débauche, dans le chagrin.

ENSEVELISSEMENT, s. m. Action d’ensevelir.

* ENSEVELISSEUR, EUSE, s. m. et f. Celui, celle quiensevelit.

* ENSORCELANT, ANTE, adj. Qui charme, qui plaît.Paroles ensorcelantes, la Font.

ENSORCELÉ, ÉE, p. p. d’ensorceler.

ENSORCELER (en et le radical de sorcier), v. a. Trou-bler, abuser par des sortilèges. || Captiver les bonnesgrâces. Il flatte, il s'insinue, il ensorcelle tous ceux quine pouvaient pas le souffrir, Fén. |j Avec un nom depersonne ou de chose pour complément indirect. Rienn’est pareil aux cajoleries dont la duchesse de Bourgognesut ensorceler Mme de Maintenon, St-Smon. || S’ensor-celer, v. r. Etre captivé par. S’ensorceler de visions.

ENSORCELEUR, EUSE, s. m. et f. Celui, celle quiensorcelle.

ENSORCELLEMENT, s. m. Action d’ensorceler; ré-sultat de cette action. || Fig. Passion ou préjugé aveugle,

ENSOUFRÉ, ÉE, p. p. d’ensoufrer. Rempli de soufre!

ENSOUFRER ( enet soufre),v. a. Enduire de soufre ■imprégner de la vapeur du soufre.

* ENSOUPLE (lat. insubulum), s. f. Rouleau de boissur lequel le tisserand monte la chaîne, pour faire la toile.

* ENSUIFER, v. a. Garnir de suif; enduire de suif.

ENSUITE [en et suite), adv. A la suite de, après cela.

Travaillez d’abord, vous vous reposerez ensuite. || Ex-suite de, loc. pré/i. A la suite de, après. || Ensuite dequoi, après quoi. Ensuite de cela.

ENSUIVANT, adj. m. T. de pratique. Suivant. Ledimanche ensuivant. || ¥161111 et peu usité.

ENSUIVRE (S’), v. r. îie se conjugue qu’à la 3 e pers.du sing. et du plur. Venir après. Ce qui s’ensuit. || Sur-venir comme effet, découler comme conséquence. Voilàle principe; la conséquence s’en ensuivra. Quels incon-vénients auraient pu s’en ensuivre, Mol. || Les exemplesdes meilleurs auteurs prouvent qu'ensuivre se conslruitcomme s'enfuir. 11 ne faudrait pas écrire s’en suivre, endeux mots, pour signifier découler de là ; en ce sens, onse sert de suivre, verbe neutre : Il suit de là, et non ilsesuitdelà. || Impers. Il s’ensuit que...

* ENSUPLE, s. f. Voy. exsouple.

* ENTABLÉ, ÉE, p.p. d’entabler. Cheval entablé.

ENTABLEMENT [en et table), s. m. En arcliit. La

saillie qui est au haut des murailles cT un bâtiment. 11 Par-tie de l’édifice au-dessus de la colonne, du pilastre, etqui comprend l’architrave, la frise et la corniche.

ENTABLER (S’) (en et table), v. r. On dit qu’uncheval s’entable, quand les hanches devancent les épaules.

ENTACHÉ, ÉE, ». p. d’entacher. Entaché de lèpre.|| Fig. Être entaché d'avarice. Un acte entaché de nul-lité. || Absol. Homme entaché, homme qui a quelquetache à son honneur, à sa moralité.

ENTACHER (en et tacher), v. a. Gâter par quelquemaladie qui agit comme une tache. Son mauvais régimel’a entaché de scrofules. || Peu usité en cet emploi. 11 Fig.Marquer d’une tache, d’une souillure. Cet arrêt l’entachedans son honneur. || S’entacher, v. r. Devenir entaché.

ENTAILLE (Il mouillées. En et taille], s. f. Coupureavec enlèvement de parties. Faire une entaille au pain.

11 Incision, blessure faite avec un instrument tranchant.|| Portion de tige ou de branche enlevée au-dessus etau-dessous d’une branche, d’un œil, etc. en entamantlégèrement l’aubier pour interrompre le cours de la sève.

ENTAILLÉ, ÉE, p. p. d’entailler,

ENTAILLER (Il mouillées), u. a. Faire une entaille.Entailler une poutre. 11 S’entailler le doigt, la main, s’yfaire une coupure. j| Anciennement, sculpter.

ENTA1LLURE (Il mouillées), s. f. Entaille.

ENTAME (entamer), s. f. Premier morceau coupé d’unpain. || Fig. Prémices de certains objets. Il en a l’entame.

ENTAMÉ, EE ,p.p. d’entamer.a ENTAMEMENT, s. m. L’action d'entamer.

ENTAMER (lat. inlaminare ), v. a. Couper le premiermorceau, commencer à prendre une partie d’une chose.Entamer un pain, un sac d’argent. 11 Par extens. Couperen incisant. Entamer la peau. || Fig. Faire impressionsur. || Porter atteinte à. Entamer la réputation, le créditde quelqu’un. || Entamer quelqu’un, entreprendre surses droits, empiéter sur sa charge ; avoir de l’avantagesur lui. || Faire capituler quelqu’un avec son devoir. Iln’est pas facile de l’entamer. || Pénétrer les vœux, lessentiments secrets de quelqu’un. Il est impénétrable,on ne peut l’entamer. || T. milit. Entamer un carré, uncorps de troupes, commencer à le rompre, à le faire flé-chir. || Commencer. Entamer une discussion, un procès.

ENTAMURE, s. f. Synonyme d’entame. Entamure dupain. || L’action de faire l’entame. || Coupure, incision.

ENTASSÉ, ÉE, p. p. d’entasser. || Se dit d’unhommequi a la tête enfoncée dans les épaules.

ENTASSEMENT, s. m. Amas confus. Un entassementde papiers, de livres. || Fig. C’est un entassement defaussetés, d’absurdités et d’injures, Volt, jl État d’hom-mes ou d’animaux rassemblés dans un lieu trop étroit.