GIS
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GLA
GISEMENT [gisant], s. m. T. de mar. Situation descôtes. Le gisement d’une terre. || Position des massesde minéraux dans certains terrains. Gisement en liions.
GÎT (ji), 5* pers. du prés, de l’indic. du verbe gésir.
* GITANO, ANA, s. m. et f. Nom espagnol des bohémiens.Des gitanos, des gitanas (prononcez ji-ta-nôs’, nas’).
GÎTE gésir), s. m. Le lieu où l’on demeure, où l’oncouche ordinairement. Trouver un bon gîte, j | Par extens.Devenir au gîte, revenir parmi les siens. || La couchéeen voyage. Arriver au gîte. || T. de chasse. Le lieu où lelièvre repose. || Masse de minéraux en son gisement.
|| Meule gisante. || T. de boucherie. Partie du bœuf quise trouve au-dessus de l’articulation des jambes jusqu’aucommencement du gros de la cuisse et de l’épaule. || Gîteà la noix, morceau au bœuf qui se trouve dans la partiearrondie de la cuisse. || Prov. Un lièvre va toujours mou-rir au gîte, c’est-à-dire après avoir bien voyagé, on finittoujours par revenir dans son pays.
GÎTÉ, ÉE, p. p. de gîter.
GÎTER (gite), v. n.Famil. Demeurer, coucher, jj lisedit particulièrement des auberges où l’on couche envoyage. || Se dit des animaux. Savoir où le lièvre gite. 11 Segîter, v. r. Se loger, prendre un gîte.
GIVRE (lat. vipera], ». f. En blas. Serpent. || On ditaussi guivre.
GIVRE (orig. inc.), s. m . Légère couche de glace dontles corps se couvrent quand la température devient assezfroide pour congeler l’humidité qui est dans l’air.
* GIVRÉ, ÉE, adj. Qui est couvert de givre.
* GIVRÉ, ÉE, adj. En blas. Orné d’une givre.
GLABRE ^lat. glaber), adj. Enhist. nat. Dépourvu de
poils, de duvet. Plante glabre. Peau glabre.
GLAÇANT, ANTE, adj. Qui glace. Bise glaçante. || Fig.Abord glaçant.
GLACE (lat. glacies), s. f . Eau congelée, solidifiée parlefroid. || Glaces flottantes ou simplement glaces, piècesde glace qui se détachent des côtes des régions polaires.
Rompre la glace, la casser, et fig. hasarder une démar-che hardie, entamer une explication délicate. || La glaceque l’on emploie pour remédier à certains états maladifs,«lettre de la glace sur la tète d’un malade. || La glacequ’on emploie pour rafraîchir les boissons. || Le degré quidans les thermomètres indique le point de congélation etest marqué d’un zéro. Le thermomètre est à glace. || Fig.Froid intérieur causé par des impressions morales, parl’âge. Il ne sent plus le poids ni les glaces de l’âge, Bon..|| Fig. Insensibilité, indifférence. L’homme est de glaceaux vérités; Il est de feu pour le mensonge, la Font.U Être à la glace, se dit des ouvrages d’esprit qui glacentle lecteur ou le spectateur. || Certaine froideur qui pa-rait dans les manières et les actions. Quel accueil ! quelleglace! Rac. || Sorte de sorbet à la glace. Glace à la vanille.|| Jus de viande ou fond de cuisson réduit jusqu’à ce quela partie aqueuse en soit assez évaporée pour que le jusait une consistance tremblante. || Espèce de vernis faitde sucre >’t de blanc d’œuf, dont on recouvre certainespâtisseries. || Plaques de verre, de cristal dont on fait dt-smiroirs. Etamer une glace. || Miroir de grande dimension.|| Plaques de verre de grande dimension que l’on metdans des fenêtres, dans des portes. || Châssis mobile etvitré d’une voiture. || Dans un diamant, tache qui en di-minue beaucoup la valeur.
GLACÉ. ÉE, p.p. de glacer. | [Très-froid. || Fig. La mainiïlacée de la mort. |j Fig. Qui n’a aucune chaleur morale.Un cœur glacé. j| Qui repousse par le froid des manières.Un accueil glace. || S. m. État de ce qui est glacé par unenduit, par un vernis. Le glacé des gants, au papier.
GLACER, v. a. Changer'’en glace les liquides. || Parextens. Causer une vive sensatiun de froid. Ce vent glacele visage. j| Fig. 11 se dit de la mort qui éteint la chaleurnaturelle, de l’âge q d la diminue. || Causer de la répul-sion par le froid des manières. Son abord glace les gens.|j Causer le froid de l’ennui. || Àbsol. Cet orateur a undébit qui glace. j| Causer une profonde impression moralequi glace. Vous me glacez de crainte, d’horreur. || Fig.Glacer le sang, causer une émotion pénible et si forte quele mouvement du sang en semble arrêté. || Glacer l’esprit,lui ôter la faculté de produire ses œuvres. || On dit demême : Glacer l’imagination. 11 En peint. Étendre une cou*
leur légère ot transparente sur une autre, pour lui don-ner de l’éclat. || Donner un apprêt, un lustre à certainesétoffes, au papier, aux gants, etc. || Couvrir d’une couchede sucre. Glacer des oranges. || Couvrir certains metsd’une gelée de viande lisse et transparente. || V. «. De-venir glacé. || Se glacer, v. r. Être congelé. || Fig. Je sen-tis dans mon corps tout mon sang se glacer, Bac. || Fi°-,Se glacer, perdre de son feu, de son ardeur, de sa vigueur.
★ GLACERIE, 5. f. Art, commerce du glacier limonadier.
|| Commerce ou usine du glacier, de celui qui fait desglaces de verre. La glacerie de Saint-Gobain.
GLACEUX. EUSE, adj. Plein de glace, où il gèle. Con-trées glaceuses. Nuit glaceuse. || Pierre glaceuse, pierrequi a des glaces. Diamant glaceux.
★ GLACIAIRE, adj. En geol. Qui appartient aux gla-ciers. || Période glaciaire, période pendant laquelle latempérature de plusieurs vastes contrées a été beaucoupplus basse qu’elle n’est présentement.
GLACIAL, ALE (lat. glacialis), adj. sans plur. masc.Qui glace, qui est très-froid. Vent, air glacial. || Mer gla-ciale, mer polaire couverte de glaces. || Zone glaciale, lazone qui enferme le pôle arctique ou le pôle antarctique.|| Fig. Qui repousse par un froid accueil. Un accueil gla-cial. || Un homme glacial, un homme qui ne manifesteaucune chaleur d’âme. || Un style glacial, un ouvrageglacial, style, ouvrage qui ennuie.
GLACIALE, s. f. En bot. Espèce de ficoïde dont lesfeuilles sont parsemées de vésicules transparentes.
GLACIER, s. m. Amas considérable de glace qu’on nerencontre que dans les hautes vallées des montagnes.
GLACIER, s. m. Limonadier qui fait des glaces. || Fa-bricant de glaces de verre.
GLACIÈRE, s. f. Amas de glaces. || Cavité souterrainedans laquelle on conserve de la glace pour l’été. || Fig-Lieu très-froid. Cette chambre est une glacière.
GLACIS (gla-sî), ». m. Talus, pente douce et unie. || T.de fortification. Pente adoucie qui descend du haut duchemin couvert jusqu’à la campagne ouverte.
GLACIS (gla-si), s. m. Préparation de couleurs légère*et fuyantes qu’on applique avec un pinceau fort délié surd’autres couleurs pour leur donner plus d’éclat.
GLAÇON, s. m. Morceau de glace. || Fig. On dit d’unepersonne très-froide : C’est un glaçon. || En archit. Or-nements qui imitent les glaçons naturels.
★ GLAÇURE, s. f. Action de recouvrir les poteries d’unenduit qui au feu doit se vitrifier.
GLADIATEUR (lat. gladîator),s.m. Celui qui combat-tait dans les jeux du cirque à Rome. || Par extens. Fer-railleur, duelliste. 11 Fig. Gladiateurs de plume, Ma ncuoix..
GLAÏEUL (lat. gladiolus), s. m. Nom du genre gla^diolus, famille des iridées. || On désigne aussi sous lenom de glaïeul deux espèces du genre iris : le glaïeuldes marais et le glaïeul puant.
GLAIRE (lat. clara pars ovi), s. f. Le blanc de l’œufquand il n’est pas cuit. || Blanc d’œuf dont les relieursse servent pour frotter la couverture des livres en veau.|| Humeur que sécrètent les membranes muqueuses.
GLAIRÉ, ÉE, p. p. de glairer.
GLAIRER (glaire), v. a. T. de relieur. Frotter la cou-verture d’un livre avec une éponge trempée dans desblancs d’œufs, pour y donner du lustre.
GLAIREUX, EUSE, ad/. Qui est de la nature des glaires.
GLAISE (b. lat. glitea),s.f. Argile grasse et plastiquequi sert à la fabrication delà poterie grossière. || Adj.Terre glaise.
GLAISÉ, ÉE, p. p. de glaiser.
GLAISER, v. a. Faire un corroi de glaise. || Glaiserdes terres, les amender avec de la glaise.
GLAISEUX, EUSE, adj. Qui est de la nature de laglaise. Les terres glaiseuses.
GLAISIÈRE, s. f. Endroit d’où l’on tire la glaise.
GLAIVE (lat. gladius),s. m. En poésie et dans le stylesoutenu, épée tranchante. || Fig. Le glaive du Seigneur.De quel glaive de douleur son âme ne fut-elle pas per-cée? Mass. || La guerre, les combats. Le glaive peut seuldécider entre ces deux rivaux. j| Le droit de vie et demort. Le souverain a la puissance du glaive. Le glaivedes lois. || Le glaive spirituel, la juridiction de l’Eglise.|| Le glaive de la parole, le pouvoir de l’éloquence. || Au