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GLO
moyen âge, lança. [| Glaive courtois, lance sans fer tran-chant. || L’espadon, poisson.
GLAMA, s. m. Voy. lama.
GLANAGE, s. m. Action de glaner.
GLAND (glan. Lat. glans], s. m. Le fruit que porte lechêne. || Gland doux, fruit comestible de plusieurs es-pèces de chênes. || Gland de terre, la gesse tubéreuse,j | Morceau de métal ou de bois taillé en forme de gland,et par extens. petites houppes de laine, de fil ou de soiequi terminent des cordons. Glands de rideaux, de bourse.
GLANDE (lat . glans), s. f. En anat. Nom des partiesqui ont pour fonction d’effectuer la sécrétion de certainsiluides. |j En bot. Nom d’organes de. forme variée, rem-plis d’un liquide spécial. || Tumeur survenue soit dansles glandes, soit dans les ganglions lymphatiques.
GLANDÉ. ÉE, adj. En blas. Se dit des chênes chargésde glands d’un émail différent de celui de l’arbre.
GLANDÉ, ÉE, adj. Cheval glandé, cheval qui a unetuméfaction des ganglions lymphatiques de la ganache..
GLANDÉE, s. f. Récolte au gland.
* GLANDIFÈRE (lat. glans et ferre], adj. En bot. Quiporte des glands.
GLANDULAIRE ( glandule], adj. Syn. de glanduleux.
GLANDULE (lat. glandula), s. f. Petite glande.
GLANDULEUX, ÉUSE (lat. glandulosus ), adj. Enanat. Qui a la forme, qui est de la nature d’une glande.Tissu glanduleux.
GLANE (orig. inc.':, s. f. Poignée d’épis ramassés dansles champs après l’enlèvement des gerbes. || Fig. 11 y aencore champ pour faire glane, il reste encore pour lesautres assez de travail ou de profit dans une affaire, dansune science, etc. || Par extens. Glane ou torche, petitfaisceau de brins de paille liés ensemble ou tord us.11 Glaned’oignons .plusieurs oignons attachés à une glane de paille.
GLANÉ. ÉE, f. p. ae glaner.
GLANER (glane), v. a. Recueillir dans les champs lesépis échappés au moissonneur. |j On dit aussi : Glaner unchamp. || Absol. N’allez point dans un autre champ pourglaner, Saci. || Fig. Recueillir le peu qui a été laissé ounégligé par d’autres, en parlant de profits. |l Fig. Il se diten un sens analogue des choses d’esprit. || Absol. L’on nefait plus que glaner après les anciens, la Bruy.
GLANEUR, EUSE, s. m. et f. Celui, celle qui glane.
GLANURE, s. f. Ce que l’on glane après la moisson.
GLAPIR (anc. h. ail. klaffôn), V. n. 11 se dit de l’aboiaigre des renards et des petits chiens. || Se dit, par dé-nigrement, d’une voix humaine aigre et désagréable.
GLAPISSANT, ANTE, adj. Qui glapit. Des sons gla-pissants. || Par dénigrement, voix glapissante, voix com-parée à celle des animaux qui glapissent.
GLAPISSEMENT, s. m. L'aboi aigre des renards et despetits chiens. || Par dénigrement, il se dit aussi des per-sonnes. || Fig. Les glapissements de l’envieuse médio-crité, Mirabeau.
GLAS (glâ. Lat. ctassicum], s. m. Son d’une clochequ’on tinte pour annoncer la mort ou l’agonie de quel-qu’un. || Se dit des salves d’artillerie tirées aux funé-railles d'un souverain ou d'un militaire élevé en grade.
GLAUCOME (), s. m. En méd. Maladie desyeux où l’humeur vitree devient opaque, avec déforma-tion de la pupille et affaiblissement de la vue.
GLAUQUE (lat. glaucus ), adj. Qui est de couleur vertde mer. Feuilles glauques.
GLÈBE (lat. gleba], s. f. T. de féod. Fonds de terreavec ses serfs et ses droits. || Attaché à la glèbe, se disaitde celui qui ne pouvait quitter la glèbe, qui changeaitde propriétaire quand la terre en changeait. || Dans lestyle élevé, le champ qu'on travaille, jj Motte de terre.
GLÈNE (y/^vzj, s. f. En anat. Cavité peu profonded’un os dans laquelle un autre os s’articule.
GLÉN01DAL, ALE, adj. En anat. Cavité glénoïdale,cavité qui sert à l'emboîtement d’un os dans un autre.
GLÉNOIDE (yivjai) et stèoj), adj. En anat. Syn. deglénoïdal. Fosse glénoïde.
GLETTE (ail. Ùtâtte), s. f. Nom dans l’affinage del’oxyde de plomb ou litharge.
* GLEUCOMÈTRE (y/eüxo; et pirpov), s. m. Instrumentqui indique la pesanteur spécifique du moût de raisin,et par suite la quantité de sucre qu’il contient.
GLISSADE [glisser), s. f. Action de glisser. 11 fit uneglissade et tomba. || Jeu d’enfant qui consiste à se lan-cer sur une surface de glace qu’on a frayée. || L’endroitmême de la glace ainsi frayée, nommé plus exactementglissoire. (( Fig. Faux pas, manquement dans laconduite.f| T. de danse. Nom d’une espèce de coupé, qui ne se faitque pour aller de côté et sur la même ligne.
» GLISSAGE, s. m. Action de faire descendre les boisdes montagnes par les couloirs.
GLISSANT, ANTE, adj. Où l’on glisse facilement. Lepavé est glissant. || Fig. Où l’on ne se maintient qu’avecdifficulté ou péril. La finesse est l’occasion prochaine dela fourberie ; de l’une à l’autre le pas estglissant, la Bruy.
GLISSÉ, s. m. Pas de danse qui consiste à passer le pieddoucement devant soi, en effleurant le plancher.
GLISSÉ, ÉE, p. p. de glisser.
GLISSEMENT, s. m. Action de glisser.
GLISSER (allem. glilschen], v. n. Couler sur un corpsgras, ou lisse, ou poli. || Absol. Faire des glissades.11 Manquer, en parlant du pied qui vient à couler sur quel-que chose de gras, de poli, de mouvant. Il glissa sur lepavé. || Le pied lui a glissé, son pied a glissé ; fig. se ditd’une personne qui insensiblement est tombée dans quel-que faute. || Un coup glisse, quand, au lieu d'enfoncer,il descend sans entamer profondément. || Fig. Faire peud’impression. Nos remontrances n’ont fait que glisser surlui. || Cheminer, comme en glissant, sur les eaux, dansles airs. La barque glisse sur les eaux. || Échapper, ne pasêtre retenu. Cela m’a glissé des mains. || Fig. et fainii.Glisser des mains à quelqu’un, lui échapper. || Pénétrer,en parlant des choses morales qui s’insinuent peu à peu.Ces paroles firent glisser l’espérance jusqu’au fond desentrailles de Calypso, Féx. || Passer légèrement surquel-que matière. Il ne faut pas glisser sur une matière aussiimportante. || V. a. Faire glisser. En glissant un pied verslui, Volt. || Couler adroitement ou furtivement un objeten quelque endroit. Glisser sa main dans la poche de quel-
u’un, quelque pièce d’argent dans la main d’un pauvre.
Fig. Mettre dans ce qu’on écrit ou ce qu’on dit quelquechose qu'on veut cacher ou qu’on n’ose pas énoncer direc-tement. Glisser son compliment. 11 Glisser deux mots à l’o-reille de quelqu'un, lui dire deux mots à l’oreille. || Fig.Insinuer, faire pénétrer par insinuation. Glisser une er-reur parmi le peuple. || Se glisser, ». r. Se couler, pé-nétrer sans être aperçu ou avec précaution. || Fig. Pé-nétrer sans être aperçu, en parlant de choses. Il s’estglissé des fautes dans cet ouvrage. || S’insinuer.
GLISSEUR, s. m. Celui qui glisse sur la glace.
GLISSOIRE, s. f. Endroit frayé sur la glace pour yglisser. |) On dit aussi, mais moins bien, glissade.
GLOBE (lat. globus), s. m. Corps rond ou à peu prèssphérique. Un globe de verre. || Il se dit des astres, desplanètes. Leglobe du soleil, de la terre. || Absol. La terre.Faire le tour du globe. || Globe terrestre, globe de cui-vre ou de carton sur lequel est représentée la figure dela terre. || Globe céleste, celui sur lequel sont représen-tées les étoiles dans les constellations qu’elles compo-sent. || Boule ronde surmontée d’une couronne, celle-ci d’une croix, symbole de la puissance souveraine.|| En anat. Globe de l’œil ou globe oculaire.
GLOBULAIRE, adj. Qui a la forme d’un globe. Desmasses globulaires de fumée.
GLOBULE (lat. globulus), s. m. Corps sphérique très-petit. j | En physiol. Nom donné à des corpuscules plus oumoins arrondis, qui existent dans beaucoup de liquideset dans quelques tissus animaux. Les globules du sang.|| Enpharm. Très-petite pilule dans laquelle on admi-nistre certains médicaments très-actifs. || Dans l’homéo-pathie, dose infiniment petite sous forme globulaire.
GLOBULEUX, EUSE, adj. Qui est en forme de glo-bule, ou composé de globules.
GLOIRE (lat. glorta), s. f. Célébrité grande et hono-rable, en parlant des personnes. Aucun chemin de fleursne conduit à la gloire, la Font. || Dire, publier quelquechose à la gloire de quelqu’un, dire, publier quelquechose qui lui fait honneur. | j Faire gloire, se faire gloire,se faire une gloire, tenir à gloire, mettre sa gloire à, sevanter d’une chose, en faire vanité. j| Éclat digne delouange, en parlant des choses. La gloire des armes, du