GLO
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GLY
nom, etc. || En mauvaise part, vain orgueil. || Vainegloire, le sentiment trop avantageux «le soi-même quela vanité inspire. || Fausse gloire, fausse opinion del’honneur, ambition déplacée |J 11 se dit des personnesjustement célèbres. 11 fut la gloire de son siècle. || Éclat,splendeur. Venez dans mon palais, vous y verrez ma
g loire, Rac. || L’honneur, les hommages rendus à laivinité. Dieu est jaloux de sa gloire. || Rendre gloire àDieu, lui rendre hommage, le confesser. |] k la gloirede la vérité, pour rendre à la vérité la gloire qui lui ap-partient. || La splendeur dont Dieu s’environne quand ilse manifeste. Le Fils de Dieu viendra dans sa gloire.
|| Par extens. Les riches palais, les meubles brillants, lesvêtements magnifiques des princes. Salomon dans toutesa gloire. || La béatitude céleste. La gloire des élus. || Enpeint. Cercle de lumière qui se met autour de la têtedes saints ou des personnes illustres par leurs vertus.|| Représentation du ciel ouvert avec les personnages di-vins, les anges, etc. Une Gloire du Titien. || En sculpt.Assemblage de rayons divergents au centre desquels ap-paraît un triangle, symbole de la Trinité. || Machine dethéâtre entourée de rayons lumineux sur laquelle seplacent les acteurs qui représentent des dieux, etc.
* GLORIA PATRI ou simplement GLORIA, s. m. Versetqui termine tous les psaumes. || Popul. Gloria, liqueurchaude composée de café, de sucre et d’eau-de-vie.
* GLORIETTE (dim. de gloire), s. f. Petit bâtiment,pavillon, cabinet de verdure, dans un parc ou un jardin.
GLORIEUSEMENT, ado. D'une manière glorieuse,digne de louange.
GLORIEUX, EUSE (lat. gloriosus), adj. Qui s’est ac-quis, qui mérite beaucoup de gloire. Il règne paisibleet glorieux sur le trône de ses ancêtres, Ross. || Qui estplein de gloire, qui procure de la gloire, en parlant deschoses. Dne destinée glorieuse. Un trépas glorieux. 11 Ondit d’un prince illustre qui n’est plus : Prince de glorieusemémoire, j | Il se dit de la Vierge et des saints. La glo-rieuse Vierge Marie. || En théol. Corps glorieux, état oùseront les corps des bienheureux après la résurrection.|| Quia le sentiment d’une sorte de gloire personnelle.Soyons assez glorieux pour ne point nous plaindre, Sév.|| Être glorieux de quelque chose, s’en faire honneur, entirer vanité. || Qui pousse ce sentiment de gloire jusqu’audéfaut. La nation des auteurs est un peu vaine et glo-rieuse, Lesage. || S. m. et f. Un glorieux, une glorieuse,celui, celle qui a le défaut d’être glorieux.
GLORIFICATION (lat. glorificatio), s. f. Action deglorifier. La glorification de cet acte. || Entheol. Élévationdes justes à la gloire éternelle. La glorification des élus.
GLORIFIÉ, ÉE, p. p. de glorifier.
* GLORIFIEMENT, s.m. État de ce qui est glorifié.
GLORIFIER (lat. glorificaré), v. a. Donner de lagloire. Glorifier un homme, une action. || Rendre gloireet honneur à Dieu. Glorifier Dieu par une vie digne deDieu, Boueu. Il En théol. Rendre participant de la gloire,de la béatitude éternelle. Je glorifierai quiconque m’aurarendu gloire, Saci. || Se glorifier de, «. r. Se faire gloirede quelque chose. || Se glorifier dans, placer sa gloiredans. Un père se glorifie dans ses enfants.
GLORIOLE (lat. gloriola ), s. f. Petite gloire qu’on tirede petites choses. Ma gloriole d ! auteur est satisfaite.
GLOSE (lat. glossa, de ykûzcx), s. f. Mot vieilli oudifficile, recueilli dans les auteurs grecs et expliqué.U Par extens. Note explicative sur les mots ou sur lesens d’un texte, dans la même langue que le texte.|| Notes servant à l’éclaircissement d’un texte. || Parodierimée d’une pièce de poésie dont on répète un vers à lafin de chaque stance. 11 Réflexions, interprétations criti-ques. C’est un texte où chacun fait sa glose, Boil.GLOSÉ, ÉE, p. p. de gloser.
GLOSER, v. a. Commenter par gloses. || Fig. Criti-quer, censurer. Quoi ! pour un maigre auteur que jeglose en passant, Bon.. ]| V.n. Donner une glose. Cescommentateurs qui ont glosé sur les lois, Boss. || Fig.Gloser sur l’Évangile, être madré, fûté. 11 Parler d'unefaçon désapprobative. Et prend droit de gloser sur toustant que nous sommes, Mol.
GLOSEUR, EUSE, s. m. et f. Celui, celle qui glose surtout, qui interprète lout en mal.
GLOSSAIRE (lat. glossarium), s. m. Dictionnaire desmots anciens ou peu connus d’une langue et qui ont be-soin d’être expliqués. |l Par extens. Vocabulaire,GLOSSATEUR (glose),s. m. Celui qui recueille ou quirédige des gloses. || Auteur d’une glose.
GLOSSITE (ylfijvTa:), s. f. En méd. Inflammation dela langue.
GLOSSOPÈTRE (ylfflv'ia et 7 tstok), s. m. En hist.nat. Nom de certaines pierres fossiles qui représententune langue ; ce sont des dents de poissons fossiles.
GLOTTE (jàïiTTa), s.f. En anat. Ouverture du larynxqui sert à 1 émission de la voix.
GLOUGLOTER ou GLOUGLOUTER (glouglou), v. n.Il se dit du cri des dindons. Le dindon glouglote.GLOUGLOU (onomatopée), s. m. Bruit que fait le vinu’on verse d’une bouteille. Bouteille jolie, Qu’ils sontoux Vos petits glougloux, Mol. || Le cri du dindon.GLOUME, s. f. Voy. glusie.
GLOUSSEMENT (glousser), s. m. Cri de la poule. || Parextens. Les gloussements des dindons.
GLOUSSER (lat. glocire), v. n. Faire des glousse-ments, en parlant du cri des poules qui couvent.
GLOUTERON (anc. h. ail. chletto), s. m. Nom quel’on adonné à la bardane. || Se dit aussi du caille-lait.
GLOUTON, ONNE (lat. gluto), adj. Qui mange avecavidité, avec excès. || 11 se dit des choses. Des appétitsgloutons. || Subst. Un glouton. Une gloutonne.GLOUTONNEMENT, adv. D’une manière gloutonne.GLOUTONNERIE, s. f. Vice du glouton.
GLU (\»t. gluten), s.f. Matière visqueuse et tenace donton se sert pour prendre les oiseaux et qui est fournie parla seconde écorce du houx et par le gui. || Fig. Le plaisirest une glu qui colle et attache l’âme à son objet, Nicole.GLUANT, ANTE, adj. Qui est visqueux comme la glu.Fig. La pauvreté est si gluante qu’on ne s’en sauraitépêtrer, d’Ablancodrt. || Avoir les mains gluantes, avoirles mains salies de quelque chose de gluant, et fig. rete-nir plus qu’on ne doit de l’argent qui passe par les mains.
GLUAU (glu), s. m. Petite branche enduite de glu.Tendre des gluaux aux oiseaux.
* GLUCOSE, s. f. Voy. glycose, qui est seul correct.GLUÉ, ÉE, p. p. de gluer.
GLUER (glu),v. a. Enduire de glu. || Salir de quelquechose de gluant. Les confitures m’ont glué les mains.
GLUI (flamand(jduÿe),s. m. Grossepailledeseigledonton couvre les toits. ||Ons’en sert pour faire des liens, etc.
GLUME (lat. gluma), s. f. En bot. Bractée scarieuse,dite aussi balle, sorte d’écaille qui enveloppe la fleurdes graminées.
* GLUIYIÉ, ÉE, adj. Qui est muni d’une glume.GLUTEN (glu-tèn’. Lat. gluten), s. m. En hist. nat.
Matière qui lie ensemble les parties d’un corps solide.|| Matière organique visqueuse et riche en azote qui restelorsqu’on a enlevé de la farine des céréales 1 amidonqu’elle contenait. || Espèce de pâte faite avec du froment.
GLUTINATIF, IVE (lat. glutinativus), adj. En méd.Syn. d’agglutinatif.
GLUTINEUX, EUSE (lat. glutinosus), adj. Qui res-semble au gluten, qui contient du gluten. || Qui estcollant, visqueux comme le gluten.
* GLYCÉRINE (yirnspéj), s.f. En chim. Liquide siru-peux , d’une saveur sucrée, miscible à l’eau, à l’alcool et àl’éther, que la saponification sépare de toutes les graisses.*GLYCERINIEN, ENNE ou GLYCÉRIQUE, adj. Qui serapporte à la glycérine ou à ses préparations. || Acideglycérique, acide produit par la combinaison de l’acideazotique avec la glycérine.
* GLYCINE (ylv/.bi), s. f. Genre de la famille des légu-mineuses, où l’on distingue un bel arbuste sarmenteux,à grappes de fleurs bleues.
* GLYCOMÈTRE, s. m. Syn. moins bon de gleucomètre.GLYCONIEN ou GLYCONIQUE (riùzwv, nom de l’in-venteur), adj. m. T. de prosodie grecq. et lat. Qui estcomposé d’un spondée et de deux dactyles. || Vers gly-conien, sorte de vers ancien.
* GLYCOSE (yluxù;), s. f. En chim. Le sucre de raisinou d’amidon. || On dit bien moins glucose.
*GLYPHE (yÀuyvj), s. m. En archit. Tout Irait gravéen creux, tout canal creusé dans les ornements.