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Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
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Hauteur relative, hauteur d'une montagne au-dessus dusol sur lequel elle s’appuie. || Il se dit de ce qui va enmontant. Un chemin que sa hauteur et son âpreté ren-dent toujours assez difficile, Iloss. || L’élévation d’uncorps au-dessus de la terre ou d’une surface. La hauteurdes nuages. || Enastron. Quantité, mesurée par un arcde grand cercle, dont un astre ou le pôle est élevé au-dessus, de l’horizon. Prendre la hauteur du pôle. || T. demar. Être à la hauteur d’une île, d’une ville, être dansle même degré de latitude. || Colline, éminence. || Lahauteur d’un bataillon, d'un escadron, la quantité derangs qui le composent. || Profondeur. Jeter la sondepour prendre la hauteur. || Fig. Ce qui est supérieur,d’un ordre élevé. La hauteur des entreprises, j [ Être à lahauteur de, être en état de comprendre, d’apprécier ;occuper convenablement un poste. || Être à la hauteurde la situation, avoir les qualités nécessaires pour suffireaux exigences de la situation, j Être à la hauteur dusiècle, de son siècle, n’être pas étranger aux connais-sances, aux idées de son temps. || Fig. Caractère d’uneâme haute, fière; magnanimité. || Sorte d’orgueil oumême d’arrogance qui se manifeste par le ton, les ma-nières, etc. 11 Au pl. Sentiments, actions, paroles de hau-teur. Nos hauteurs, dont tous ceux qui nous environnentsouffrent, nous les ignorons, Mass.

HAUT-FOND (h aspirée), s. ni. Yoy. fond.

HAUT-LE-CORPS (h aspirée), s. m. Brusque mouve-ment du corps, tressaillement involontaire. | f Saut, bondque fait un cheval. \\Aupl. Des haut-le-corps.

HAUTURIER, 1ÈRE [h aspirée. Haut), ad j. T. de mar.anc. Qui est de la haute mer. Navigation hauturière,navigation de long cours. Pilote hauturier.

* HAVANE (A aspirée), s. ni. Cigare de la Havane. D’ex-cellents havanes.

HÂVE ( h aspirée. Anglo-saxon hasva), adj. Pâle, mai-gre et défiguré. Des faces hâves.

HAVI, IE, p. p. dehavir. Viande havic. || S. m. Ac-tion d’une chaleur trop vive du four qui brûle le pain.

HAVIR [h aspirée. Anc. h. ail. heien, brûler), v. a.En parlant de la viande qu’on fait rôtir, dessécher etbrûler à la surface, sans obtenir de cuisson à l’intérieur.|| V. n. La viande havit à un trop grand feu. || Se havir,». r. Être havi.

HAVRE (A aspirée. Anglo-saxon hâfcn), s. m. An-ciennement, port de mer quelconque. j| Ne se dit plusque de certains ports qui sont à sec à marée basse.

HAVRE-SAC (A aspirée. Ail. Habersak), s. ni. Nomdu grand sac de peau que les fantassins portaient sur ledos dans les marches. Aujourd’hui on dit sac. 11 Sac que lesgens de métier portent sur le dos, et où ils mettent leursprovisions et leurs ustensiles. || Au pl. Des havre-sacs.

HÉ (h aspirée) ! inter j. Sert principalement à appe-ler. Hé ! venez ici. || Sert à donner de la force à ce quisuit. Hé ! mon père, oubliez votre rang à ma vue, Rac.|| S’emploie pour avertir. Hé! prenez donc garde. || Sedit pour exprimer de la pitié, du regret, de la douleur.Hé ! mon Dieu ! |j lié bien ! loc. inter j. qui exprime l’é-tonnement et qui sert à interroger. Hé bien ! de quoiest-il question ?

HEAUME hû-m’, h aspirée. Anc. h. ail. helm), s. ni.Sorte de casque élevé en pointe qui couvrait la tête et levisage, et qui n’avait qu’une ouverture garnie de grillesà l’endroit des yeux. ||Enblas. Le heaume est une pièced’armoiries, mais ordinairement il sert de timbre.

HEBDOMADAIRE (lat. hebdomadarius), adj. Qui ap-partient à la semaine. || Qui se renouvelle chaque se-maine. Journal hebdomadaire. Notes hebdomadaires.

* HEBDOMADAIREMENT, adv. Toutes les semaines.

HEBDOMADIER, s. m. Celui qui est de semaine dans

un chapitre ou dans un couvent, pour y faire l’office et

présider. || Adj. Chanoine hebdoinadier. || Au fém.

ebdomadière, religieuse qui est de semaine.

HÉBERGE(anc.h. ail. heriberga, campement militaire),s. f. Endroit où deux bâtiments établis sur un mêmemur commencent à se séparer, étant d’inégale hauteur.

HÉBERGÉ, ÉE, p. p. d’héberger.

* HÉBERGEMENT, s. m. Action d’héberger.

HÉBERGER,». «.Loger,recevoir chez soi. j| S’héberger,

». r. En arch. S’adosser sur et contre un mur mitoyen.

* HÉBÉTANT, ANTE, adj. Qui hébète. Une occupationhébétante.

* HÉBÉTATION (lat. hebelatio ), s. f. État d’émousse-ment des sens. L’hébétation des sens du goût et du tou-cher, IIcff .

HÉBÉTÉ, ÊE,p.p. d’hébéter. Un homme hébété. Desyeux hébétés. || Subst. Un hébété. Une hébétée.

HÉBÉTER (lat. hebelare), v.a. Rendre obtus, émoussé,en parlant de l’esprit, des sens. Ce gouvernement hé-bète les peuples. || S’hébéter, ». r. Devenir hébété.

HÉBRAÏQUE (lat. hebraicus), adj. Qui appartient auxHébreux. La langue hébraïque.

* HÉBRAÏQUEMENT, adv. A la manière des Hébreux.HÉBRAÏSANT, s. m. Savant qui s’attache à l’étude de-là langue hébraïque.

* HÉBRAÏSER (iSpci(Çîcj) , ». n. Se servir d'hébraïsmes.|| Étudier l’hébreu. [| Adopter les opinions des Hébreux.

HÉBRAÏSME, s. m. Locution particulière à la languehébraïque.

HÉBREU (lat. hebrœus ), s. m. Nom du peuple juif.N Ce mot n’a pas de féminin; on dit les Juives. || Languehébraïque. || Fig. etfamil. C’est de l’hébreu, on n’y peutrien comprendre. I| Adj. m. Le texte hébreu. Cet adjec-tif est inusité au féminin; en ce cas on le remplace parhébraïque. Le texte en langue hébraïque.

HÉCATOMBE (IxaTO/xê-/)), s. f. Sacrifice de cent bœufsou d’un grand nombre de victimes. || Fig. Massacre,effusion de sang humain.

* H ECT.... ou H ECTO.... préfixe du nouveau système mé-trique qui signifie cent, et est une contraction de éxxro-j.

HECTARE, s. ni. Mesure agraire d’une superficie decent ares.

HECTIQUE ( szri/.o;), adj. En méd. Qui consume.Fièvre hectique, fièvre ordinairement continue, accom-pagnée d’amaigrissement progressif.

HECTISIE, s. f. En méd. État de ceux qui ont la fiè-vre hectique.

* HECTO, s. m. Abréviation usuelle d’hectogramme.Trois hectos de viande.

HECTOGRAMME, s. ni. Poids de cent grammes.HECTOLITRE, s. ni. Mesurede cent litres.

* HECTOMÈTRE, s. m. Mesure de longueur égale àcent mètres.

* HECTOM ÉTRIQUÉ, adj. Qui appartient à l’hectomètre.

* HECTOSTÈRE, s. m. Mesure ae cent stères.

* HÉDÉRACÉ, ÉE (lat. hedera), adj. En bot. Qui res-semble au lierre. || S.f. pl. Les hédéracées, famille deplantes dont le lierre est le type.

«HÉGÉMONIE (fiyipovia), s. f. Suprématie qui appar-tenait à un peuple dans les fédérations de l’antiquitégreegue. || Il s’applique aussi aux États modernes.

HEGIRE (arabe hcjirelh, fuite), s. f. L’ère des maho-métans, qui commence à l’époque où Mahomet s’enfuit dela Mecque, et qui correspond à l’an 622 de Jésus-Christ.

HEIDUQUE (bohème hayduk), s. m. Nom d’une mi-lice de la Hongrie. || Domestique vêtu à la hongroise.

HEIMouHEIN (hin, /(aspirée. Lat. hem)\ interj. S’em-ploie en guise d’interrogation, et signifie : n’est-ce pas?qu’en dites-vous ? || Exprime aussi l'étonnement.

HÉLAS ( hé et las) ! interj. Exprime la douleur. j[S.m. Que cet hélas a de peine à sortir ! Cors-HÉLÉ, ÉE,p.p. de héler.

HÉLER (A aspirée. Angl. lo hait), ». a. T. de mar.Appeler un navire avec un porte-voix. || Par extensAppeler de fort loin. |[ Se héler, v. r. S’appeler l'unl’autre en mer ou de loin.

HÉLIANTHE (-IjXio; et voèab, s. m. Genre déplantésdo la famille des composées.

HÉLIANTHÈME, s.m. Genre de plantes dont la plusconnue porte des fleurs d’unjaune luisant disposées enépi, et est dite vulgairement herbe d'or.

HÉLIAQUE (-liUsMiç), adj. En astron. Lever héliaque,coucher héliaque, se disent d’un astre qui se lève ouqui se couche au moment où, le soleil allant se lever ouvenant de se coucher, il n’y a pas assez de lumièrepour que l’astre en question ne soit pas visible.

HÉLIASTES (ùJtacTïiç), s. m.pl. Nom que portaientà Athènes les membres d'un tribunal, dont les assem-blées commençaient au lever du soleil.