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Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
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MER

MES

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est une rareté. | j Fig. Si vous faites cela, je vous donne-rai un merle blanc, se dit pour délier quelqu’un de faireune chose qu’on regarde comme impossible. || Rarecomme un merle blanc, très-rare. j| Prov. Faute de gri-ves on prend, on mange des merles, parce qu’on n’a pasle meilleur, ce n’est pas une raison de dédaigner le bon.

MERLETTE (dira, de merle), s. f. En blas. Oiseau re-présenté sans bec et sans pieds. || Femelle du merle.

MERLIN (dim. du hA.marculus), s. m. Long marteauou espèce de massue dont les bouchers se servent pourassommer les bœufs. || Espèce de hache à fendre le bois.

* MERLIN (flamand maarline, corde de mer), s. m. T.de mar. Cordelette formée de deux ou trois fils de caret.

MERLON (orig. inc.), s. m. La partie du parapet quiest entre deux créneaux ou deux embrasures.

MERLUCHE (lat. maris lucius ), s. f. Nom qu’on donneen général aux poissons du genre gade, après qu’ils ontété desséchés au soleil, et particulièrement à la morue.

* MERLUSINE, s. f. Voy. mélusine.

MERRAIN (b. lat. materiame n,du lat. materia), s.m. Bois fendu en planches et propre à différents ouvra-ges. || Bois préparé pour faire des douves. || T. de véne-rie. La matière du bois du cerf.

MERVEILLE (Il mouillées. Lat. mirabilia),s. f. Chosequi cause de l’admiration. Les merveilles de la nature.|| Les sept merveilles du monde, les sept monuments lesplus célébrés dans l’antiquité, à savoir lespyramides d’É-gypte, les jardins suspendus de Babylone, le temple deDiane à Éphèse, celui de Jupiter Olympien à Pise, letombeau de Mausole, le phare d’Alexandrie et le colossede Rhodes. H C’est une des sept merveilles du monde,c’est la huitième merveille du monde, se dit d’un superbeédifice ou de quelque autre chose étonnante en songenre. || Être la merveille de, exciter l’admiration. Cetteprincesse est la merveille de la cour. 11 C’est une mer-veille. .., c’est merveille de... ou que de..., c’est une choseextraordinaire de.... ou que de... || C’est merveille que,avec le subjonctif, il est étonnant que. || Ce n’est pas mer-veille de..., ce n’est pas merveille que..., avec le sub-jonctif, ce n’est pas merveille si..., il n’y a pas lieu des’étonner. Ce n’est pas merveille qu’il ait échoué, s’il aéchoué. || Famil. Faire merveilles, faire des merveilles,se distinguer d’une façon extraordinaire, produire un ex-cellent effet. 11 Faire merveille, se dit des choses qui pro-duisent un bel effet, qui plaisent infiniment. | j Dire desmerveilles de, dire merveilles de, vanter excessivement.|| Dire merveilles, dire des merveilles, écrire des mer-veilles, dire, écrire des choses charmantes. |j Crier à lamerveille, crier merveille, exprimer vivement son ad-miration. || Fig. Promettre monts et merveilles, fairede très-grandes promesses. || Conter monts et merveilles,conter merveilles, conter des merveilles de, faire desrécits qui excitent l’admiration pour. || Personne guiexcite l’admiration. 51"° la Dauphine est une merveilled’esprit, Sév. || Chose qui, excitant l’étonnement, paraîtdépasser les forces de la nature. De grandes merveilles,.Une merveille absurde est pour moi sans appas, Bon.. 11 Amerveille, loc. adv. Très-bien, parfaitement. Il se porteà merveille. Tout allait à merveille. |] A merveille, se ditaussi ironiquement pour exprimer son mécontentement,son indignation. 11 Se dit de plusieurs variétés defleurs etparticulièrement de tulipes. La merveille d’Amsterdam.

MERVEILLEUSEMENT.adr.D’une façon merveilleuse.

MERVEILLEUX, EUSE {Il mouillées), adv. Qui tientde la merveille. De merveilleux exploits, f | Il se dit aussides personnes. Et les villes, et les montagnes, et les pierresmêmes y parlaient de ces hommes merveilleux, Boss.|| Ironiq. Le monde est merveilleux dans ses idées, etprend bien plaisir à se tromper, Bourd. || Excellent enson espèce. Un vin merveilleux. Une éducation merveil-leuse. 11 s. m. Ce qu’il y a d’excellent. Il a du bon et dulouable, qu’il gâte par l’affectation du grand et du mer-veilleux, la Bruy. || Ce qui, dans un événement, dans unrécit, s’éloigne du cours ordinaire des choses. Lemerveil-leux de cette aventure est que, etc. 11 Ce qui est produitpar l'intervention des êtres surnaturels. L’homme aime lemerveilleux. 11 Lfintervention d’êtres surnaturels commedieux, anges, dénions, génies, fées, dans les ouvragesd’imagination. |] Subst. m. et f. Celui, celle qui affecte

de belles manières, et qui a beaucoup de prétentions.

|| Merveilleuse, femme à la mode, sous le Directoire.

MES, pittr. de 1 ’adj. posa, mon, ma, voy. mon.

* MES,., ou MES... Préfixe, voy. né... préfixe.

MÉSAIR ou MÉZAIR (ital. mezzaria), s. m. T. de ma-nège. Allure d’un cheval qui tient le milieu entre le terreà terre et les courbettes.

MÉSAISE (niés... et aise), s. m. Diminution de l’ai-sance. Tout ce.qu’on tire des sujets au delà de ce qui estnécessaire à l’État, les jette dans un mésaise qui les ap-pauvrit d’autant, Vauban. || Diminution de l’aise. Ce dis-solvant qui picote l’estomac lui prépare par ce mésaiseun plaisir très-vif, Fén. Le désir est une espèce de mé-saise que le goût du bien met en nous, Vabvenaiigoes.

MÉSALLIANCE ( niés ... et alliance ), s. f. Alliance parmariage avec une personne de condition inférieure.

MÉSALLIÉ, ÉE, p. p. de mésallier.

MÉSALLIER (mes... et allier), v. a. Faire faire unemésalliance. || Se mésallier, v. r. Faire une mésalliance.|| Fig. et famil. S’abaisser, déroger.

MÉSANGE (b. lat. mezenza, de l’anglo-saxon mâse), s.f. Petit oiseau de l’ordre des passereaux.

MÉSARRIVER (mis... et arriver), r. n. impers. Se con-jugue avec être. Tourner mal, avoir une mauvaise issue.Si vous ne changez de conduite, il vous en mésarrivera.

MÉSAVENIR (més... et avenir), v. n. impers. Se con-jugue avec être. Tourner à mal. Agissez toujours; il nepeut vous en mésavenir.

MÉSAVENTURE (més... et aventure), s. f. Mauvaiseaventure, chance funeste.

MÉSENTÈRE (mé-zan-tè-r’. MîvsvTÀpuw), s. m. Enanat. Membrane qui est un repli du péritoine, à laquelleles intestins sont suspendus.

MÉSENTÉRIQUE, adj. En anat. Qui appartient aumésentère. Glandes mésentériques.

* MÉSENTÉRITE, s. f. Inflammation du mésentère.

* MÉSESTIMABLE ( més... et estimable), adj. Néolog.Qui n’est pas digne d'estime.

* MÉSESTIME ( més... et estime), s. f. Défaut d’estime,mépris. Un sentiment de mésestime, J. J. Rouss.

MÉSESTIMÉ, ÉE, p. p. de mésestimer.

MÉSESTIMER (més ... et estimer ), t). a. N’avoir pointd’estime pour. Seigneur, il est bien dur, pour un cœurmagnanime, D'attendre des secours de ceux qu’on mé-sestime, Volt. || Apprécier une chose au-dessous de savaleur. Vous mésestimez ce diamant. || Se mésestimer,v. r. Avoir de la mésestime pour soi-même.

MÉSINTELLIGENCE (mes... et intelligence), s. f.Mauvaise intelligence, désaccord entre les personnes. Ily a de la mésintelligence parmi les chefs. Quelle mésin-telligence entre le cœur et l’esprit! la Bruï.«MESMÉRIEN, IENNE, adj. Relatif au mesmérisme.l| Subst. Un mesmérien, un partisan du mesmérisme.

MESMÉRISME, s. m. Doctrine de Mesmer sur le ma-gnétisme animal. || Synonyme de magnétisme animal.

MÉSOFFRIR ( més.... et offrir), v. n. Offrir d’unemarchandise moins qu’elle ne vaut.

MESQUIN, INE (esp. mezquino, de l’arabe maskin,pauvre), adj. Qui est de pauvre et chétive apparence.Mine mesquine. Air mesquin. || Fig. en parlant des artsdu dessin, pauvre, maigre, de mauvais goût. La manièrede ce peintre est mesquine. || En parlant des choses, quin’a point les qualités de grandeur, de largeur. Politiquemesquine. Idée mesquine. || Qui fait des mesquineries,des épargnés sordides. 11 En parlant des choses, qui portela marque de la mesquinerie. Un présent mesquin.

MESQUINEMENT, adv. D’une façon mesquine.

MESQUINERIE, s. f. Qualité chétive, en parlant deschoses. La mesquinerie d’une peinture, d’une politique,etc. ||Économie poussée trop loin. || Se dit aussi des cho-ses faites avectropd’économie. La mesquinerie d'une fête.

* MESS (mes’. Anglais mess, mets), s. m. Table d’offi-ciers qui dînent ensemble. Le mess des officiers.

MESSAGE (b. lat. missaticum, du lat. missus), s. m.Commission dont est chargé un messager. || La choseque le messager est chargé de dire ou de porter. Porterles messages. 11 Communication officielle entre le pouvoirexécutif et le pouvoir législatif ou entre deux chambres.

MESSAGER, ÈRE (message), s.m.et f. Celui, celis