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F sur sujet, se dit des dimensions, de la durée des choses.
endant deux mille deux cents ans qui ont mesuré la du-rée de Jérusalem, Boss. || Mesurer des yeux ou avec lesyeux, évaluer par le moyen des yeux la distance ou lagrandeur d’un objet. || Fig.Mesurerun homme des yeux,le regarder avec attention depuis les pieds jusqu’à la tête,soit pour l’examiner, soit pour le provoquer. || Mesurerles épées, constater que les épées des adversaires sont demême longueur. |[ Par extens. Mesurer son épée avecquelqu’un, se battre avec lui. || Mesurer ses forces contrequelqu’un, faire épreuve de ses forces contre les siennes.|| Mesurer la terre, tomber. || Fig. Faire des apprécia-tions morales ou intellectuelles. Croyons que la justiceaussi bien que la miséricorde de Dieu ne veulent pas êtremesurées sur celles des hommes, Boss. j| Fig. Propor-tionner. Le ciel, qui mieux que nous connaît ce que noussommes, Mesure ses faveurs aii mérite des hommes, Corn.|| Régler, déterminer. Mesure tes conseils sur ma vastepuissance, Rac. || Mesurez vos paroles, parlez avec plusae réserve, de convenance. 11 Arranger avec une sorte demesure, de ménagement. 11 Mesurer un coup, le porter demanière à atteindre ce qui est visé. || Se mesurer, r. r.Être mesuré. Tout ce qui se mesure finit, Boss. || Êtreapprécié. Votre puissance doit se mesurer par le nombredes hommes, Fén. || Être proportionné. Nous voulonsque la sagesse divine se mesure à nos intérêts, Boss.|] Être réglé d’après le nombre oratoire. Les périodes semesurent. || Ne pas s’estimerplus qu’on ne doit. || Se me-surer des yeux, se considérer l’un r autre attentivement,soit pour s’examiner réciproquement, soit pour se pro-voquer. || Se mesurer avec quelqu’un, se comparer à lui,vouloir s’égaler à lui, et^aussi se battre contre lui en duelou autrement. || Prov. A brebis tondue Dieu mesure levent, Dieu nous envoie les afflictions selon la force quenous avons de les supporter.
MESUREUR, s. m. Celui qui mesure. 11 Officier pu-blic qui a droit, dans quelques marchés, de mesurer cer-taines marchandises. Mesureur de grains, de sel.
MÉSUSER (més... et user), v. n. Mal user. Mésuserde son bien, de son pouvoir, etc.
MÉTABOLE (pcyaëoH), /'■ T. de riiét. Toute espècede changement soit dans les mots, soit dans les phrases.
MÉTACARPE (//.sTaxap7riov), s. m. Partie de la mainsituée entre le carpe et les doigts, composée de cinq osparallèles, qui forment le dos et la paume de la main.
* MÉTACARPIEN, IENNE, adj. Qui a rapport au méta-carpe. Les os métacarpiens ou subst. les métacarpiens.
MÉTACHRONISME (mé-ta-kro-ni-sm’. Meto et ypc->os), s. ni. Erreur de date qui consiste à placer un évé-nement dans un temps antérieur à celui où il est arrivé.
MÉTAIRIE (voy. métayer), s. /'.Domaine agricole ex-ploité par un métayer. || Par extens. Domaine de mé-diocre étendue exploité par un fermier.
MÉTAL (lat. metallum, de p.lzal\oy), s. ni. Corpssimple, opaque, pesant, brillant, tantôt ductile et malléa-ble, tantôt cassant, qui se trouve dansla nature. Aujour-d’hui la chimie compte 49métaux. 11 Métal natif ou vierge,celui qui se présente à l’état pur dans la mine. |j Métauxprécieux, l’or, l’argent et le platine. 11 Métal de cloche,alliage de cuivre et d’étain qui sert à faire les cloches.I] T. de fondeur. Mélange d’étain, de cuivre jaune et dedébris de vieux canons. 11 Métal de potier, alliage d’étain,de cuivre et de bismuth. || Métal d’Alger, compositionmétallique qui imite grossièrement l’argent. |{ Métal an-glais, sorte d’étain. || En blas. Métaux, l’or et l’argent.J| En alchimie, métaux parfaits, l’or, l’argent ; métauximparfaits, le plomb, l’étain, le mercure. || Fig. Lesquatre métaux, les quatre âges du monde, dits siècle d’or,siècle d’argent, siècle de cuivre, siècle de fer.
MÉTALEPSE (/aetc! Allais) > s. f. T. de rhétor. Figurepar laquelle on prend l’antécédent pour le conséquent :Il a vécu, pour il est mort ; ou le conséquent pour l’an-técédent : Nous le pleurons, pour il est mort.
* MÉTALLÉITÉ, s. f. Qualité de ce qui est un métal ;réunion des propriétés qui caractérisent les métaux.
* MÉTALLIFÈRE (métal et lat. ferre), adj. Qui con-tient un métal quelconque. Région métallifère.
* MÉTALLIFORME (métal et forme), adj. T. de mi-néralogie. Qui a l’apparence d’un métal.
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MÉTALLIQUE (lat. metallicus), adj. Qui est de métal,qui a rapport au métal. Corps métallique. État, appa-rence, son métallique. || Qui concerne les médailles.Science métallique. || Histoire métallique, histoire où lesévénements sont constatés par une suite de médailles.N Qui est en espèces ou argent. La réserve métallique dela Banque. || S. m. pl. Les métalliques, valeurs que l’É-tat, en Autriche et en Russie, rembourse en numéraire.|| S. m. pl. Classe de minéraux et groupes de roches,comprenant les substances métalliques proprement dites.|| La métallique, la métallurgie (vieilli en ce sens).
MÉTALLISATION, s. f. Extraction d’un métal de sesoxydes, de ses sulfures, etc. ||T. de minéralogie. Opé-ration par laquelle des dépôts laissés par les eaux ontété imprégnés de métaux.
MÉTALLISÉ, p.p. de métalliser.
MÉTALLISER, v. a. Transformer en métal. ||Enchim.Faire passer à l’état de métal un oxyde, un sulfure, etc.||Garmr d'une couche de métal. Métalliser une glace.|| Se métalliser, v. r. Prendre les caractères d’un métal.
MÉTALLOGRAPHIE (pizakka-, etypiysiv), s. f. Des-cription des métaux. || Science des métaux.
* MÉTALLOÏDE (tiizai'j.ov et eîoosl, adj. En chim. Quiressemble à un métal par ses propriétés ou par son éclat.j| S. m. pl. Les corps simples qui ne présentent pas lescaractères des métaux proprement dits.
MÉTALLURGIE (jj.szxt.toupytx),s. f. Art de tirer lesmétaux des mines et de les travailler.
MÉTALLURGIQUE, adj. Qui a rapport à la métallur-gie. Une opération métallurgique.
MÉTALLURGISTE, s. m. Celui qui s’occupe de la mé-tallurgie.
* MÉTAMORPHIQUE (pezx et /zoppïi), adj. En géol.Couches métamorphiques, couches cristallines et strati-fiées. || Roches métamorphiques, roches engendrées ausein de l’eau, mais transformées ensuite par l’actionde la chaleur centrale et le voisinage de quelque volcan.
* MÉTAMORPHISME, s. m. En'géol. Théorie de latransmutation des terrains sous l’action de la chaleur.
MÉTAMORPHOSE lat. metamorphosis , de u.-:-y:u-',yfoin f),s. f. Changement d’une forme en une autre, opérésuivant les païens par lesdieux. || Changement qu’éprou-vent les substances par les causes naturelles. Les mé-tamorphoses du globe. || Changement que certainsanimaux (les insectes et les reptiles batraciens) subissentdans le cours de leur existence, et qui les fait passer pardes états fort différents. || Changement éprouvé par unepersonne dans sa forme extérieure, dans sonhabilrement.Il Changement extraordinaire dans la fortune, dans lecaractère d’une personne. Toutes ces honteuses méta-morphoses de l’ambition et de l’intérêt, Marmontel.
MÉTAMORPHOSÉ, ÉE, p. p. de métamorphoser.
MÉTAMORPHOSER, v. a. Changer par une métamor-phose. Les poètes racontent que Diane métamorphosaActéon en cerf. || Fig. Changer l’extérieur ou le carac-tère de quelqu’un. [| Se métamorphoser, v. r. Changerd’apparence, d’extérieur. || Changer de caractère.
MÉTAPHORE (lat. metaphora, de per acyopa), s. f. Fi-gure par laquelle la signification naturelle d'un mot estchangée en une autre ; comparaison abrégée. Quand ondit : C’est un lion, la comparaison n’est que dans l’esprit,et non dans les termes; c’est une métaphore, Dumaksais.
MÉTAPHORIQUE (/as zafopixos), adj. Qui appartient àla métaphore. || Qui abonde en métaphores. J’aime unlangage hardi, métaphorique, plein d’images. Volt.
MÉTAPHORIQUEMENT, adv. D’une manière méta-phorique.
* MÉTAPHRASE (pezâf partis], s. f. Travail particulierdu commentateur qui explique par une tournure plussimple ou plus habituelle la phrase figurée, elliptiqueou trop difficile d’un auteur original.
MÉTAPHYSICIEN, s. m. Celui qui fait son étude de lamétaphysique. 11 riûÿ.École métaphysicienne d’Élée,écolequi eut pour chefs Xenophane, Parménide et Zenon.
MÉTAPHYSIQUE (rà pszx yuautà), S. f. Science desprincipes. Théorie des idées. || En mauvaise part,abus desabstractions. Il y a bien de la métaphysique dans ce livre.|| Fig. Analyse trop subtile des sentiments. Je ne saisquelle métaphysique du cœur s’est emparée de nos