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OBÉDIENCE (lat. obedienlia), s. f. Action de celui quiobéit (il ne se dit qu’en parlant des religieux). |] Congépar écrit du supérieur, permettant à un religieux d’alleren quelque endroit, ordinairement pour changer de cou-vent. || Emploi particulier qu’un religieux ou une reli-gieuse a dans son couvent. || Ambassadeur d’obédience,ambassadeur envoyé au pape par un prince pour l’assurerde son obéissance filiale. |J Pays d’obédience, pays oùpendant huit mois de l’annee le pape conférait de pleindroit les bénéfices vacants. || Lettres d’obédience, lettresqu’un supérieur donne à des religieux ou à des religieusesappartenant aux ordres enseignants, et que le gouverne-ment reçoit comme équivalent d’un certificat de capacité.
OBÉDIENCIER, s. m. Reiigieuxqui dessert, par l’ordrede son supérieur, un bénéfice dont il n’est pas titulaire.j| Celui qui est soumis à l’autorité spirituelle de quelquesupérieur.
OBÉDIENTIEL, ELLE, adj. Qui appartient à l’obé-dience. || S. m. Officier chargé de faire des distributionsaux chanoines.
OBÉI, IE, p. p. d’obéir. || Par exception, au senspassif. Il y a des hommes qui doivent être obéis par d’au-tres hommes et servis par d’autres hommes, Boürd.
OBÉIR (lat. obedire),v. «.Faire ce que veut un au-tre, faire ce qui est commandé. Il est meilleur d’obéirà Dieu qu’aux hommes, Pasc. l’n peuple libre obéit, maisil ne sert pas ; il a des chefs et non pas des maîtres, J.J. Rouss. || Être sujet d’un prince. Trezène m’obéit, Rac.|l II se dit des animaux. Le chien obéit à son maître. |J Cecheval obéit bien à l’éperon, à la main, aux aides, il selaisse gouverner aisément. || Faire ce à guoi on est con-traint par une certaine nécessité. Obéir a la force. || Fig.En parlant des choses inanimées, céder, plier. Ce bois■obéit sans se rompre. Tel qu’un ruisseau docile Obéit à lamain qui détourne son cours, Rac. || 11 se dit aussi deschoses qui cèdentaux lois, aux forces naturelles. Les corpsobéissent à la gravitation. || T. de mar. Obéir à la barre,au gouvernail, en parlant d’un navire, céder à l’effort quefait le gouvernail pour changer la direction de la route.
OBÉISSANCE, s. f. Action de celui qui obéit. || La dis-position à obéir, l’habitude d’obéir, la soumission d’espritaux ordres des supérieurs. L’obéissance aux supérieurs.L’extrême obéissance suppose de l’ignorance dans celuiqui obéit ; elle en suppose même dans celui qui com-mande, Montesq. || Chez les religieux, obédience, l’undes trois vœux des moines. || Il se dit des animaux. L’o-béissance du chien. || L’obéissance de, l’autorité de. Jetiens tout l’univers sous mon obéissance, Qiîinadlt.
11 Être sous l’obéissance de père et de mère, être soumisà l’autorité légale de son père et de sa mère. 11 En parlant-des princes, domination. Les terres de l’obéissance duroi. Retenir les peuples dans l’obéissance, Ross.
OBÉISSANT, ANTE, adj. Qui obéit. Un enfant obéis-sant. || Par formule de civilité, en terminant une lettre :Votre très-humble et très-obéissant serviteur, j [ II se ditaussi des animaux. Un chien obéissant. j| Fig. Soumis,docile. Rendre ses passions obéissantes à la raison. || Fig.Souple, maniable, qui cède facilement, en parlant d’objetsinanimés. Du bois obéissant. ||T. de mar. Navire obéis-sant, navire sensible à l’effet du gouvernail.
OBÉLISQUE (oStUa/.oc), s. m. Monument quadran-gulaire en forme d’aiguille, élevé sur un piédestal et or-dinairement monolithe.
OBÉRÉ, ÉE, p. p. d’obérer. ||Par pléonasme, obéréde dettes.
OBÉRER (lat. obœrare ), v. a. Accabler de dettes. Lesguerres obèrent les nations. || S’obérer, v. r. S'endetter.* OBÈSE (lat. obesus), adj. Qui a un excès d’embon-point. Un homme obèse.
OBÉSITÉ (lat. obesitas), s. f. Excès d’embonpoint.
OBIER (lat. opulus ), s. m. Nom vulgaire et spécifiquede la viorne obier ; la variété cultivée dans les jardins estdite boule de neige. (| Quelques-uns écrivent aubier.
OBIT (o-bit’. Lit. obitus), s. m. Nom donné aux mes-ses anniversaires qui se disent pour les morts. Fonder unobit. || Emolument produitpar l’obit. || Au pi. Des obits,
OBITUAIRE (obit),adj. m. Registre obi tuaire ou subst.obituaire, registre où l’on écrit les noms des morts, lejour de leur sépulture, la fondation des obits, etc.
OBJECTÉOBJECTER (lat
ÉE, p. p. 00 .
i>. d'objecter.
i jectaré], v. a. Opposer comme ob-
jectif, le verre d’une lunette destiné à être tourné du côtéde l’objet qu’on veut voir. ] | S. m. Le verre d’une lunettecomposée, ou les lentilles simples ou composées du mi-croscope qui sont tournées vers l’objet. || On dit de même:L’objectif d’une chambre noire, d’un daguerréotype. || Euphilos. Se dit de toute idée qui vient des objets exté-rieurs à l’esprit. (| Subst. En gramm. Le cas qui repré-sente le complément direct du verbe. 11 En stratégie, avoirtel point pour objectif, diriger son attaque vers ce point.
OBJECTION (lat. objectio), s. f. Difficulté qu’on sou-lève contre une proposition, contre une assertion.
* OBJECTIVEMENT, adv. En philos. D’une façon objec-tive, relativement aux objets extérieurs.
«OBJECTIVER, v. a. En philos. Rendre objectif; con-sidérer comme objectif.
* OBJECTIVITÉ, s. f. En philos. Qualité de ce qui estobjectif ; existence des objets en dehors de nous.
OBJET (lat. objectum), s. m. Tout ce qui se présente àla vue. || Tout ce qui affecte les sens. Les couleurs sontles objets de la vue. || En philos. Tout ce qui est en de-hors de l’âme, par opposition à sujet. || Chose, dans unsens indéterminé. Un objet de peu de valeur. || Un objetde dépense, quelque chose qui occasionne de la dépense.|| Un grand objet, quelque chose d’un grand intérêt. || Fig.Tout ce c^ui se présente à l’esprit, tout ce qui l’occupe.1,’éternite se présentait à ses yeux comme le digne objetdu cœur de l’homme, Boss. j | En philos. Tout ce qui meut,occupe les facultés de l’âme. Le vrai est l’objet de l’en-tendement. || Fig. Tout ce qui sert de matière à unescience, à un art, à une œuvre littéraire. Les corps natu-rels sont l’objet de la physique. || On dit de même: L'ob-jet de la conversation. 11 Fig. Tout ce qui est la cause, lesujet, le motif d’un sentiment, d’une passion. Puis—jed’un tel chagrin savoir quel est l’objet ? Corn. Princesse,le digne objet de l’admiration de deux grands royaumes,Boss. || Fig. But, fin qu’on se propose. L’unique objet del’Écriture est la charité, Pasc. Le grand objet du maréchalde Saxe était de prendre Maastricht, Volt. || Remplir sonobjet, atteindre le but proposé. || Fig. Femme aimée.Dans l’objet aimé tout leur devient aimable, Moi..
OBJURGATION (lat. objurgatio ), s. f. Figure de rhét.par laquelle on adresse des reproches à quelqu’un.
* OBJURGATOIRE (lat. objurgatorius), adj. Qui ap-partient à l'objurgation.
OBLAT (o-bla. Lat. oblatus ), s. m. Autrefois, enfantdonné par ses parents à quelque monastère. || Espèce demoine laïque que le roi mettait dans chaque abbaye de sanomination, et qui était ordinairement un vieux soldat.
OBLATION (lat. oblatio), s. f. Action par laquelle onoffre quelque chose à la Divinité. Jésus fit à Dieu l’obla-tion solennelle de sa personne, Bourd. 11 Aclion du prêtrequi, avant de consacrer le pain et le vin, les offre à Dieu.|] Choses offertes à Dieu.
* OBLIGATAIRE, s. m. et f. Porteur, porteuse de titresd’obligations.
OBLIGATION (lat. obligatio), s. f. Ce qui oblige. Obli-gation d’honneur. L’obligation de faire l’aumône. |l D'o-bligation, imposé, nécessaire. La modestie est d’obliga-■’ ” ■’ | Lien de reconnaissance pour
ue plaisir. Je vous en ai toutesFig. Avoir l’obligation de... à
tion. Une fête d’obligation,quelque service, pour quelcles obligations du monde. “une chose, devoir à cette c
îose ce dont il s’agit.|| Action
d’obliger, de rendre service. 11 Lien de droit qui astreintune personne envers une autre à donner, à faire ou à nepas faire quelque chose. Les obligations du vendeur, del’acheteur, etc. || Acte notarié par lequel on s'oblige àdonner ou à faire telle chose dans un temps fixé. || Touteespèce d’engagement de payer. Faire honneur à ses obli-gations. j| Titre qui représente des capitaux prêtés, soi!aux administrations publiques, soit à des compagnies decommerce, d'industrie, de chemins de fer.
OBLIGATOIRE (lat. obligatorius', adj. Qui a la forced’obliger. Clause obligatoire. |( Se dit d’une chose à la-quelle on est obligé. Service militaire obligatoire.