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Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
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par des discours ou des écrits à la direction donnée auxaffaires publiques parle gouvernement. ]| Répugnance.L’opposition invincible qu elles ont à la prière, Mass.

OPPRESSÉ, ÉE ,p.p. d’oppresser. || Subsl. Jésus deNazareth, qui passait bienfaisant et guérissant tous lesoppressés, lloss. || Il a vieilli en ce sens.

OPPRESSER (lut. oppressant), v. a. Presser forte-ment, gêner la respiration. || Être oppressé, respirer pé-niblement. || Fig. Le chagrin m’oppresse. || Absol. Rienn’oppresse comme la douleur dont on rougit à ses pro-pres yeux, Genus. [| Anciennement , opprimer. Lesroyaumes qui ont oppressé sont humiliés, Ross. |] S’op-presser, v. r. Revenir oppressé. Sa poitrine s’oppressa.

OPPRESSEUR (lat. oppressor), s. m. Celui qui op-prime. C’est d’Israël le superbe oppresseur, Rac. || Adj.m. Un gouvernement oppresseur.

OPPRESSIF, IVE, ad]. Qui tend à opprimer, qui sertà opprimer. Loi oppressive. Moyens oppressifs.

OPPRESSION (ht.,oppressio), s. f. État de ce qui estoppressé. 1| En méd. Etat dans lequel le malade éprouvela sensation d'un poids. || Absol. L’oppression de la poi-trine . 11 Fig. Chercher à soulager l’oppression de son cœur.|| État de ce qui est opprimé. L’Eglise gémissait dans l'op-pression, Mass. |) Action d’opprimer. L’aversion naturelleque l’on a pour les oppressions injustes, Sév. || La ty-rannie domestique. L’oppression d une belle-mère.

* OPPRESSIVEMENT, adv. D’une manière oppressive.» OPPRIMANT, ANTE, adj. Qui opprime. Je fais dugenre humain deux parts, l’opprimante et l’opprimée ;je hais l’une et je méprise l’autre, d’Alembert.

OPPRIMÉ, ÉE, p.p. d’opprimer. || Sabst. Unopprimé.

OPPRIMER (lat, opprimere), v. a. Accabler sous unpoids. Un fardeau qui nous opprime. || Accabler sous laviolence, sous une autorité tyrannique. Opprimer l’in-nocence, les malheureux, etc. |) Fig. Les violences dontl’art à Versailles opprime la pauvre nature, Sév. || Absol.Il est plus aisé d’opprimer que de contenir, d’Alehbert.

11F aire éprouver des chagrins, des souffrances, des embar-ras. Malgré le faix des ans et du sort qui m’opprime, Rac.

OPPROBRE (lat. opprobrium ), s. m. llonte profonde,déshonneur extrême. Dn opprobre éternel. |j L’opprobrede, ce qui est une cause de honte. Un exécrable juif,l’opprobre des humains, Rac. |j Etat d’abjection. L’oppro-bre avilit l’àme et flétrit le courage, Volt.

OPTATIF, IVE (lat. optativus ), adj. Qui exprime lesouhait. Plût à Dieu! est une formule optative. || Engramm. Mode optatif ou subst. l’optatif, mode qui danscertaines langues exprime le souhait.

OPTER (lat. optaré], v. n. Prendre, entre des chosesqui paraissent se valoir, celle qui convient. Opter entredeux choses ; opter de deux choses l’une ou l’autre.

OPTICIEN (optique), s. m. Celui qui sait et enseignel’optique. || Fabricant, marchand d'instruments d’op-tique. |] Adj. Ingénieur opticien.

OPTIMÈ (o-pti-mé. Lat. optime),adv. Fam. Très-bien.

OPTIMISME (lat. optimu$),s. m. Système de philoso-phie où l’on enseigne que Dieu a fait les choses suivantla perfection de ses idées, c’est-à-dire le mieux, et quele monde est ie meilleur des mondes possibles. j| Dans lelangage ordinaire, tendance à voir tout en beau.

OPTIMISTE, s. m. et f. Celui qui admet l’optimisme.|| Adj. Le système optimiste. || En général, celui quiest naturellement disposé à être content de tout.

OPTION (lat. optio) ,s.f. Faculté, action d’opter. Avoirl’option de deux choses ou entre deux choses. || En ju-rispr. Droit d’option, faculté de choisir entre plusieursobjets, qui a été réservée dans un contrat.

OPTIQUE (ôtitim?}, adj. Qui a rapport à la vision.Illusion optique. || En anat. Nerf optique.

OPTIQUE, s. f. Science de la lumière et des lois dela vision. || Traité sur l’optique. L’Optique de Newton.|| Perspective, aspect des objets vus dans l’éloignement.L(optique du théâtre. || Fig. Optique du théâtre, les con-ditions imposées par la scène aux œuvres dramatiques.

Boîte avec un miroir incliné, dans laquelle on regarde,a travers une grosse lentille, des estampes enluminées.

OPULEMMENT, adv. Avec opulence.

OPULENCE (lat. opulentia), s. f. Abondance de biens,grandes richesses.

OPULENT, ENTE (lat. opulentus), adj. Qui est dansl’opulence. Un homme, un royaume opulent. j| Qui a lecaractère de l’opulence. Une vie opulente.

OPUNTIA (o-pon-si-a.’OnovvTio;), s. m. Nom latindu nopal.

» OPUNTIACÉES (o-pon-si-a-sées), *. f. pl. Genre deplantes dont l’opuntia est le type, famille des cactées.

OPUSCULE (lat. opusculum ), s. m. Petit ouvrage d>-science ou de littérature.

OR (lat. hora), conj. Sert à lier la mineure d’un ar-gument à la majeure. Tous les hommes sont mortels ; orun roi est un homme ; donc un roi est mortel. || Or, ordonc, sert aussi à lier un discours à un autre. Or il esttemps, ma sœur, de montrer qui nous sommes, Rornoc.

|| Or sert à exprimer l’exhortation. Or çà, monsieur.

OR (lat. aurum), s. m. Métal d’un jaune brillant, d’unepesanteur très-grande, dont on fait les monnaies de laplus haute valeur. || Faire de l’or, nom donné à toutesles opérations par lesquelles les alchimistes ont essayé detransformer les métaux vils en or. || Or en barre, voy.barbe. || Juste comme de l’or ou comme l’or, se dit d’unpoids très-juste, à cause que l’or se pèse très-exacte-ment. || ür se dit au pluriel pour signifier les différentescouleurs de l’or. Des ors jaune, rouge et vert. || L’or,métal considéré suivant sa pureté ou ses emplois. Or decoupelle ou or affiné. |j Or au titre, or à bijoux au titrede 834 millièmes environ. || Or bas, or au-dessous de730 millièmes. || Or vierge, l’or tel qu’il est sorti de lamine. || Or moulu, voy. moulu. || Or de coquille, voy. co-ouiLLE.|| Lettres d’or, lettres écrites avec l’or de coquille.|| Or mat, bruni, voy. mat, bruxi. || Or en feuilles, ordisposé dans un petit cahier et dont se servent les pein-tres décorateurs et les fabricants d’éventails. |j Lamon-naie, les espèces d’or. Une pièce d’or. Payer eu or. || Lavaisselle d'or. 11 Fil d’or, fil d argent doré dont on fait despassements, des galons, des franges, etc. Drap d’or. || Orclinquant, or de Paris, clinquant d’or, fil de cuivre aplatien lame et employé pour lamer et broder les étoffes. 11 Enpassementerie, or fin, argent doré ou vermeil. Or faux,cuivre doré. || Fig. 11 est tout cousu d’or, il est très-riche. || Poétiq. Des jours filés d’or et de soie, des joursbrillants et heureux. || Fig. Richesses, opulence. Ni l’orni la grandeur no nous rendent heureux, la Fon t. 1 1 Ache-ter, vendre quelque chose au poids de l’or, très-cher,

| Promettre des monts d’or, faire de grandes promesses,j Fig. et poétiq. 11 se dit de ce qui est jaune et brillant.Des cheveux d’or. L’or flottant des moissons, Delille.| Fig. 11 se dit de ce qui a moralement une valeur com-parable à celle de l’or. Quelquefois du bon or je séparee faux, Boil. || Un cœur d’or, un excellent cœur. || Il parled’or, il dit d'or, il dit ce qu’il y a de mieux à dire en lacirconstance, ou ce qu’il y a de plus satisfaisant pour ce-lui à qui il parle. || Un liomme d’or, un homme très-utile, très-précieux pour ce qu’il y a à faire. || Un livred’or, un livre excellent, et particulièrement un petit livrequi contient beaucoup d’idées justes et d’une utilité pra-tique. || 11 vautson pesant d’or, se dit d’un homme qu'onveut louer, d’un homme excellent. || Popul. Saint Jeanbouche d’or, un homme qui ne peut garder les secrets,ou qui ne déguise pas sa pensée. || Une affaire, un marchéd’or, qui présente de grands avantages. 11 Dans la mytho-logie, l'âge, le siècle d’or, les temps où, sous le règnede Saturne, les hommes vivaient dans l'innocence et lebonheur. 11 Un homme de l’âge d’or, un homme de mœurspures, d’une grande vertu. 11 En bias. Couleur jaune quireprésente le premier métal ou le premier des émauxet qui s’exprime dans la gravure par une infinité depetits points. || Enchim. Or fulminant, oxyde d’or ob-tenu en précipitant le chlorure par un excès d’ammo-niaque, et qui détone par la chaleur ou la pression. || Orpotable, liquide huileux et alcoolique qu on obtient enversant une huile volatile dans une dissolution de chlo-rure d’or, et qu’on regardait autrefois comme un cordialet un élixir de santé. || Nom de différentes substancesqui n’ont rien de commun avec l’or. Or musif ou mus-sif, voy. musif. Or faux, chrysocale. Or d’Allemagne,feuilles très-minces de cuivre jaune. Or de couleur, sortede vernis. [| Prov. Tout ce qui reluit n’est pas or, il nefaut pas se laisser prendre aux belles apparences.