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ORC
ORA
ORACLE (lat. oracuhim), s. m. Chez les païens, ré-ponse de la divinité à ceux qui la consultaient. || La di-vinité même qui rendait des oracles. Consulter l'oracle.
|| Famil. Parler comme un oracle, très-bien parler. || Par-ler d’un ton d’oracle, avoirun ton d’oracle, parler de ma-nière à commander la croyance. || S'exprimer en styled’oracle, s’exprimer d’une manière ambiguë. || Dans l’É-criture, l’oracle, le saint des saints. || Parmi les Juifs et leschrétiens, les paroles de Dieu. L’arche sainte est muetteet ne rend plus d’oracles, Rac. L’Eglise par laquelle leSaint-Esprit rendait ses oracles, Boss. I| Fig. Décisionsdonnées par des personnes d’autorité et de savoir. Ces au-gustes tribunaux où la justice rend ses oracles, Boss. Ilparle et chacun écoute ses oracles, Fi.kch. 11 Sentiment quicontient quelque chose de beau et de solide. L’honneurparle, il suffit : ce sont là nos oracles, Rac. || Les per-sonnes mêmes qui donnent ces sortes de décisions, quiémettent ces sortes de sentiments. Cet homme admirablequi était comme l’oracle de son siècle, Fléch.
ORAGE (dérivé du lat. aura), s. m. Agitation violentede l’atmosphère avec vent, éclair et tonnerre. || Fig.Revers, malheurs, embarras, disgrâces. Des jours sansorage. Tous les jours de ma vie ont été des orages, Volt.|| Fig. Guerre, révolte, désordre. Les orages de la révo-lution. 11 Fig. Tumulte de sentiments, agitations du cœur,tumulte de la société. Les orages du monde. Ah ! qu’il sepasse d’orages au fond du cœur! Staël. || Fig. Opposi-tion, colère soulevée contre quelqu’un ou quelque chose.Vous ne sauriez avoir l’idée de l’orage qu’excite contremoi la publication des Lettres écrites de la montagne,J. J. Rouss. || Famil. Reproches d’un supérieur. Tout l'o-rage tombera sur vous. || Correction manuelle. Quelsorages de coups vont fondre sur ton dos ! Mol.
* ORAGEUSEMENT, adv. D’une manière orageuse.
ORAGEUX, EUSE, adj. Qui cause de l’orage, qui me-nace d’orage. Vent orageux. Le temps est orageux. || Su-jet aux orages. Mer orageuse. || Troublé par forage.Nuit orageuse. 11 Fig. Agité, troublé comme par un orage.Une vie, une jeunesse orageuse. Le malade a passé unenuit orageuse. Une nation vaillante [les Anglais], maisaussi orageuse que la mer qui l’environne, Mass. Dansnos temps orageux de trouble et de malheur, Volt.
ORAISON (lat. oratio), s. f. En gramm. Assemblagede mots construits suivant les règles de la grammaire.|J Les parties de l’oraison, les espèces de mots. || Ouvraged'éloquence composé pour être prononcé en publie. || Dis-cours des anciens orateurs grecs et latins. Les oraisons deDémosthène, de Cicéron. || Oraison funèbre, discoursd’éloge prononcé après la mort d’un personnage. 11 ^Prièreà Dieu ou aux saints. Les oraisons des fidèles. Être enoraison. || États d’oraison, les divers états de l’âme pouret pendant l’oraison. || Oraison mentale, voy. mental.
ORAL, ALE (lat. os), adj. En anat. Qui a rapport àla bouche. Cavité orale. j| Qui est articulé parla bou-che, en parlant de lettres et de syllabes. || Qui se trans-met de bouche en bouche. Tradition orale. || Qui est ditde vive voix, par opposition à écrit. Enseignement oral.|| Examen oral, examen dans lequel il ne se fait que desinterrogations et des réponses orales.
* ORALEMENT, adv. D’une manière orale.
ORANGE (esp. naranja, de l’arabe nâranj), s. f.
Fruit à pépins, d’un jaune doré, et qui a beaucoup dejus. || Couleur d’orange ou couleur orange, couleur quiapproche de celle de l’orange. Un ruban couleur d o-range et ellipt. un ruban, des rubans orange, jj S. m.L’orange, lacouleurd’orange.|| Anciennement,oranger;de là la locution fleur d’orange, que l’on tend aujour-d’hui, à tort, à remplacer par fleur d'oranger. Bouquetde fleur d’orange. Cueillir des fleurs d’orange, Sév.
|| Orange amère, la bigarade. || Variétés de poires.
ORANGÉ, ËE, adj. Qui est de couleur d'orange. |] S.m. L’orangé, la deuxième couleur du prisme.
ORANGEADE, s. f. Boisson qu’on prépare en mêlantdu jus d’orange avec de l’eau et en l’édulcorant.
ORANGEAT, s. m. Confiture sèche faite d’écorce d’o-range. || Dragées faites d’écorce d’orange.
ORANGER, s. m. Arbre toujours vert qui porte lesoranges || Fleur d’oranger, voy. orange. || Les mariéesportent une couronne de boutons eide fleurs d’oranger;
de là la fleur d’oranger est prise pour le symbole dumariage. || Fleur d’oranger, liqueur obtenue par l’infu-sion des fleurs de cet arbre dans l’eau-de-vie. || Orangerdu savetier, la.maurelle faux piment.
ORANGER, ÈRE, s. m. et f. Celui, celle qui venddes oranges. || Adj. Un fruitier oranger, une fruitièreorangère, fruitier, fruitière qui vend des oranges.
ORANGERIE, s. f. Partie d’un jardin où sont placésles orangers. || Lieu où l’on conserve les orangers pen-dant l’hiver, dans les climats où ces arbres ne peuventsupporter la température ambiante.
ORANG-OUTANG (o-ran-ou-tan. Malais orang, homme,et outang, forêt), s. m. Espèce de singe sans queue, quise rapproche de l’homme par la conformation. || Au pl.Des orangs-outangs.
ORATEUR (lat. orator), s. m. Celui qui compose etprononce des discours. || L’orateur romain, Cicéron.Orateur sacré, orateur de la chaire chrétienne, auteure sermons, d’oraisons funèbres. || Orateur du barreau,avocat plaidant. |j Orateur de la troupe, celui qui parlepour une compagnie, une troupe de personnes. 11 En An-gleterre, l’orateur, le président de la chambre des com-munes. || En parlant d’une femme. Une femme orateur.
ORATOIRE (lat. oratorius], adj. Qui appartient à l’o-rateur. Style oratoire. || Nombre oratoire, voy. nombre.
ORATOIRE (lat .oratorium), s. m. Petite pièce quidans une maison est destinée aux actes de dévotion.|| L’Oratoire de Jésus ou simplement l'Oratoire, ordrereligieux fondé en Italie par Philippe Neri en 1548, in-troduit en France par Pierre de Bérulle en 1611, et con-sacré à l’enseignement. Un père de l’Oratoire. || La mai-son où demeurent les pères de la congrégation de l’Ora-toire. 11 L’Oratoire à Paris, temple pour le culte calviniste.ORATOIREMENT, adv. D’une manière oratoire.ORATORIEN, s. m. Membre de la congrégation de l’O-ratoire. Un père oratorien.
ORATORIO (ital. oratorio), s. m. Drame ou dialoguelyrique composé sur un sujet sacré, et destiné à êtreexécuté sans décorations ni costumes, dans un concertou dans une solennité religieuse. \ \ Au pl. Des oratorios.
ORBE (lat. orbis),s. m. En astron. L’air.e, la surfacecirconscrite par l’orbite d’une planète ou de tout autrecorps qui se meut autour d’un astre ou d’une planète.|| On a dit abusivement : Le grand orbe de la terre, pourl’orbite de la terre. || En poésie, globe, en parlant descorps célestes. Les orbes éclatants, C. Delavigne. || Con-tour. Sur l’orbe éblouissant de son bouclier d’or, Deltlle.
ORBE (lat. orbus), adj. En chir. Coup orbe, coup quifait une large meurtrissure, sans entamer la chair.|| T. de maçonnerie. Mur orbe, mur sans ouverture.
ORBICULAIRE [lut. orbicularis), adj. Qui est en rond,qui va en rond. Les taches de la panthère sont orbicu-laires, Buff. Dieu a donné aux planètes le mouvementorbiculaire d’orient en occident, Volt. || En anat. Muscleorbiculaire ou subst. l’orbicnlaire des paupières, muscleformant une couche plate et assez mince aux deux bordsde l’orbite, et servant à fermer les paupières.
ORBICULAIRE MENT, adv. En rond. Les astres semeuvent orbiculairement.
ORBITAIRE, adj. En anat. Qui a rapport à l’orbite de'l’œil. || Arcade orbitaire, rebord saillant de la paroi supé-rieure de l’orbite qui fait partie de l’os frontal.
ORBITE (lat. orbita ), s. f. En astron. Le chemin quedécrit une planète par son mouvement propre. L’orbitede la terre. || En anat. Cavité dans laquelle l’œil estplacé. || Quelques-uns le font masculin en ce sens.
ORCANÈTE (orig. inc.'!, s. f Racine ayant un prin-cipe colorant rouge, soluble surtout dans les corps gras*de la famille des borraginées, la bugîosse des teinturiersde certains auteurs, le grémil tinctorial suivant d'autres.
ORCHESTIQUE (or-kè-stï-k\ ’O px^rrAÔç), adj. T.d’antiq. Genre orchcstique, celui des deux genres prin-cipaux de la gymnastique ancienne, qui comprenait ladanse et rexereice de la paume. \\ S. f L’orchestique,l’art de la danse et de la pantomime, chez les anciens.* ORCHESTRATION (or-kè-stra-sion), s. f. Action d’or-chestrer. jj Manière dont un compositeur sait rendre sesidées et les fait exprimer par tel ou tel instrument,.|| Science du maniement d’un orchestre.