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et l’exemple? J. J. Rouss. || Il se construit avec l’infi-nitif, sous-entendu puis-je, pourrai-je, peut-on, etc.Où le trouver? || Où... que f dans quel endroit... si cen’est...? locution elliptique où ailleurs est sous-entendu.Où naissent les passions que dans le6 palais des grands ?Mass. || Sans interrogation. Dites-moi où il est. || Où que,en quelque lieu que, avec le subjonctif. J’ai donné ordreà mon coureur de vous chercher où que vous soyez,J. J. Rouss. || Fig. OU, toujours pris absolument et sansnom, à quoi, en quoi ? Mon fils, ali ! mon cher fils, où nousexposais-tu? Quinaclt. || Sans interrogation. Il [l’esprit]se ramène en soi, n’ayant plus où se prendre, Corn.
11 Où, à quel point, à quel terme? Ah ! destins ennemis, oùme réduisez-vous? Rac. || Sans interrogation. Nous nesavions tous où nous en étions, Sév. || C'est où, c’est àquoi, c’est là que. La mort nous égale tous ; c’est oùnous attendons les gens heureux, Sév. || Où, avec unnom pour antécédent, remplace le pronom relatif lequelcomplément d’une préposition et la préposition elle-mêmeui le gouvernerait, quand il s'agit de temps ou de lieu,a maison où je demeure. L’instant où nous naissonsest un pas vers la mort, Volt. || Il se dit en tous lescas possibles en parlant des choses, pour auquel, danslequel, duquel, chez lequel, dont, etc. L’attente oùj’ai vécu n’a point été trompée, Corn. Chacun a son défautoù toujours il revient, la Font. || Il se dit aussi despersonnes, pour à qui, en qui, chez qui. Les esprits oùil n’y a point de remède, Sév. L’hôtesse où vous avezlogé, id. Les Egyptiens sont les premiers où l’on ait sules règles du gouvernement, Boss. JI D’oc, loc. adv. Dequel lieu ? D’où venez-vous? || Fig. D’où tirez-vous cetteconséquence? || Il marque la cause. D’où vient que vousfaites cela? || D'où, sans interrogation, de quel lieu. Neregarde pas d’où tu viens ; vois où tu vas, Beaumarch. || Ilse dit aussi pour dont. Des secrets d’où dépend le destindes humains, Rac. || Du lieu où. Vous voyez, d’où vousêtes, tout ce qui se dit, Sév. || Il signifie raison, causepour laquelle. D’où il suit. D’où je conclus que... || Paroù, loc. adv. Par quel lieu? Par où irez-vous? || Avecl’infinitif. Paroù passer pour sortir? || Sans interrogation.Voilà par où j’ai passé. || Avec interrogation, comment,par quel moyen, par quelle raison ? Par où prétendez-vous mériter une reine? Corn. ]| Sans interrogation, parlequel, par laquelle, par lesquels, par lesquelles. Danstout discours il y a une idée par où l’on doit commencer,une par où l'on doit finir, Condillac. || Par l’endroit où.Ah! tu sais me frapper par où je suis sensible, Corn.
1 | Ici où, là où, dans l’endroit où. Ici où vous êtes. Je l’aiaissé là où vous l’avez rencontré. j| Là peut se supprimer.Il n’y a plus de divisions ni de jalousie où il n’y a qu’uncœur et qu’une âme, Boss. || Vers où, vers le lieu où.
OUAICHE (anglais wake), s. f. Sillage d’un vaisseau.|| Tirer un vaisseau en ouaiche, le remorquer avec unautre vaisseau. Traîner un pavillon ennemi en ouaiche.|| Les livres techniques écrivent houaiche et houache.
OUAILLE [Il mouillées. Lat. ovicula 1, s. f. Brebis(vieux en ce sens). Paître ses ouailles. || Fig. Chrétien,par rapport au supérieur spirituel. Dn bon pasteur asoin de ses ouailles.
OUAIS (ouê, monosyllabe) ! interj. familière qui ex-prime la surprise. Ouais ! que signifie tout ceci ? Lesage.
OUATE (ou-a-t’, et non ou-è-t’, prononciation endésuétude. Dim. de l’anc. fr. oue, oie), s. f. Laine,soie ou coton préparé, et qui, placé entre deux étoffes,rend les vêtements plus chauds. Ouate de laine, de soie,de coton. || Particulièrement, celle qui est de coton, àcause qu’eile est la plus commune. || On dit souventde la ouate, de ouate, pour : de l’ouate, d’ouate. Ce n’estpas une faute, ou étant quelquefois à l’état de consonne.OUATÉ, ÉE, p. p. d’ouater.
OUATER, v. a. Garnir d’ouate. Ouater une robe.OUBLI (lat. oblitum), s. m. Perte du souvenir. Ôd’un si grand service oubli trop condamnable ! Rac.|| Tomber dans l’oubli, s’effacer de la mémoire deshommes. || Action d’oublier. Oubli du monde et detout, hormis Dieu, Paso. |j Mettre en oubli, perdre lesouvenir. || Oubli des injures, l’action d’oublier les in-jures et de n’en garder aucun ressentiment. || Oubli desoi-même, abnégation de ses intérêts, de ses droits.
|| Oubli de ses devoirs, action de manquer à ses de-voirs. Il II se dit, dans un sens analogue, des personnesqu’on néglige. L’oubli des dieux, Delii.le.JI Acte^d oubli.Réparer un oubli. || Le fleuve de l’oubli, le Létlié.
OUBLIANCE, s. f. Disposition à oublier.
OUBLIE (b.lat. oblata, gâteau d’offrande), s. /". Pâtis-serie mince et de forme ronde ; l’oublie est ordinaire-ment roulée en cylindre creux, et on lui donne le nomde plaisir quand elle a la forme d’un cornet.
OUBLIÉ, ÉE, p. p. d’oublier.
OUBLIER (lat. oblitum), v. a. N’avoir pas souvenir de.N’oubliez pas que je vous attends. Oublier sa leçon.
|| Avec un infinitif, oublier prend la préposition de. Je ,n’oublierai jamais d’avoir vu beaucoup pleurer une petitefille qu’on avait désolée avec la fable du Loup et du Chien,
J. J. Rouss. || Âbsol. 11 apprend facilement et il oubliede même. [| Ne pas songer à. Il vaut mieux que nousoubliions le passé, Sév. Vouloir oublier quelqu'un, c’esty penser, la Brut. || Oublier l’heure, laisser passerl’heure où l’on avait quelque chose à faire. || Oublierl’heure, les heures, perdre le sentiment du temps enquelque occupation agréable. || Oublier de, avec un in-finitif, manquer à quelque chose par défaut de mémoire.Vous avez oublié d’écrire. || Oublier à, même sens. J’aioublié à vous dire que... Pasc. || Laisser par inadver-tance. Il a oublié sa canne. || Omettre, ne pas faire men-tion de. Il a oublié une citation importante. || Négliger.L’Egypte n’oubliait rien pour polir l’esprit et fortifierle corps, Boss. || Laisser de côté. Il oubliait sa grandeur.
|| Manquer à, se mettre hors. Tes prières m’ont fait ou-blier mon devoir, Rac. |l Ne point conserver de recon-naissance. Oublie tous mes services passés, Montesq.
|| Ne point garder de ressentiment. Le bonheur de tevoir me fait tout oublier, Volt. || Absol. Cet homme n’ou-blie jamais. |j En parlant des personnes, négliger quel-qu’un, ne pas agir envers lui comme on le devrait. Onoublie bientôt les gens qui se sont dépouillés, Fén. || Parforme de reproche obligeant. Vous ne venez plus nousvoir, vous nous oubliez. || Oublier qui l’on est, se mé-connaître, vouloir par orgueil s’élever au-dessus de sacondition. ]| On dit aussi : Vous oubliez qui je suis, vousn’avez pas pour moi les égards que vous me devez.
S’oublier, v. r. Perdre le souvenir de soi-même. || Êtreoublié. Tout s’oublie. || Ne plus penser à l’heure, à cequ’on fait. Heureux cent fois l’auteur avec qui l’on s’ou-blie! Lamotte. || Perdre le souci, le soin de soi-même.Il faut s’oublier entièrement quand on veut instruireles hommes, Volt. || Négliger le soin de ses propres in-térêts. || Manquer à ce que l’on doit aux autres ou àsoi-même. || Devenir vain, orgueilleux.
OUBLIETTES [oublier], s. f.pl. Cachot où l’on en-fermait ceux qui étaient condamnés à une prison per-pétuelle. !| Fig. Mettre aux oubliettes, jeter au rebutune lettre, une demande; ne plus s’en occuper. 11 Espècede fosse couverte d’une trappe, où l’on faisait tomberceux dont on voulait se défaire secrètement.
* OUBLIEUSEMENT, adv. D’une manière oublieuse.
OUBLIEUX, EUSE, adj. Sujet à oublier. Dn vieillardoublieux. L’homme oublieux de sa destinée, Boss.
OUEST (ail. West), s. m. Partie du monde qui est ausoleil couchant. 11 Le vent est à l’ouest, le vent est ouest,il vient du couchant. || Vent qui souffle de ce côté. || Laartie d’un pays située du côté de l’ouest. L’ouest de larance. |{ Particulièrement, la région occidentale de laFrance (en cet emploi on met une majuscule). || Lechemin de fer de l’Ouest ou elliptiq. l’Ouest, le cheminde fer qui mène de Paris en Normandie et en Bretagne.
OUF ! inter j. Marque une douleur subite, ou l'étouf-fement, l’oppression. Ouf! tu m’étrangles, Mol.
OUI (lat. hoc illud), adv. Ce mot a une demi-aspira-tion : Le oui et le non : Je crois que oui. On dit aussi eton écrit : Je crois qu’oui. 11 II affirmé et est opposé à non.Un honnête homme qui dit oui et non mérite d’êtrecru, laBruy. || Il ne dit ni oui, ni non, il ne veut pass’expliquer sur la chose dont il s’agit. || Dire oui, con-sentir, surtout en parlant du mariage. || Oui est souventla réponse a une interrogation, et alors il équivaut àune phrase entière .- Avez-vous fait cela? — Oui, c’est-à-dire j ai fait cela. 11 Quelquefois il est simplement afïir-