Buch 
Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
Entstehung
Seite
810
JPEG-Download
 

PAR

— 810

PAR

roille. Trompeurs, Attendez-vous à la pareille, la Font.|| A la pareille, loc. adv. De la même manière. 11 fautnous excuser à la pareille, Sév. || En rendant même trai-tement qu’on a reçu. || Elliptiq. Si vous me laites ceplaisir-là, à la pareille. || S. m. Dans le langage familier,du pareil, de l’étoffe pareille.

PAREILLEMENT [Il mouillées), adv. De la mêmemanière. |{ Aussi. Vous le désirez, et moi pareillement.

PARÉLIE, s. m. Voy. PARHÉLIE.

PARELLE (lat. paratella), s. f. En bot. Patience.

* PARELLE, S. f Le lichen qui fournit l’orseille.

PAREMENT, s. m. Action de parer; résultat de cette

action. || Ornement d’étoffe de soie, enrichi de broderieet de frange, qu'on met pour parer le devant d’un autel.|| Riche étoffe que les hommes portaient sur leurs man-ches, et les femmes sur ledevant de leurs robes, et que lesmilitaires portent encore sur les manches de leurs uni-formes. || Espèce de retroussis au bout des manches d’unhabit. || Les parements d’un fagot, les plus gros bâtonsd’un fagot. || Le parement d’une pierre, le côté qui doitparaître en dehors du mur. 11 Gros quartiers de pierre quibordent un chemin pavé. [| T. de menuiserie. La surfaceapparente d’un ouvrage. || T. de boucherie. Graisse quiestautourde la panse d’un mouton, d’un agneau, et qu’onétend proprement sur les quartiers de derrière.

* PARÉMIOGRAPHE (■ Kxpoipioypâyoç), s. m. Auteurqui fait un recueil de proverbes.

* PARÉMIOLOGIE [-Kccpoi/xia et loyoç), s. f. Rec'sil deproverbes.

* PARENCHYMATEUX, EUSE (pa-ran-chi-ma-teû), adj.Qui appartient au parenchyme, qui en est formé.

PARENCHYME (pa-ran-chi-m’. Uzpzy/jju.v.), s. m. Enanat. Tissu propre aux viscères et particulièrement auxorganes glanduleux. || En bot. Le tissu utriculaire.

PARÉNÈSE (mcpafvsais), s. f. Terme didactique peuusité. Discours moral, exhortation.

PARÉNÉTIQUE (71 zpaivETtr.ôç), adj. Qui a rapport àla parénèse, à l’exhortation morale. || Théologie parc-nétique, la prédication.

PARENT (lat. parens ), s. m. Au pl. Le père et lamère. Je suis, dit-on, un orphelin... Et qui de mes pa-rents n’eus jamais connaissance, Rac. || Parents spiri-tuels, le parrain et la marraine. 11 Par extens. Ceux de quion descend. Né de parents illustres. || Nos premiers pa-rents, Adam et Ève. |) S. m. et f. Parent, parente, celui,celle qui est de la même famille. || Famil. Les grands pa-rents, les plus considérables d’entre les proches parents,et aussi le grand-père et la grand’mère. 11 Par extens. Al-lié. Il est devenu mon parent en épousant ma cousine.

PARENTAGE, s. m. Union par les liens du sang oupar les alliances de famille. Un lior. de haut parentage,la Font. Un cousin abusant d’un fâcheux parentage, Eoil.||Fig.Impudence, babil et sotte vanité, Et vaine curio-sité Ont ensemble étroit parentage, la Font.

PARENTÉ, s. f. Consanguinité. Il y a parenté entre eux.|| Degré de parenté, nombre de générations qui séparententre*eux deux membres de la même famille. || Parentéspirituelle, parenté produite par le parrainage. 11 Collecti-vement, tous les parents et alliés d’une même personne.

PARENTÈLE (lat. parentela),s. f. Collectivement, lesparents. || Consanguinité.

PARENTHÈSE ( 7 rapév 8 sv[;), s. f. Phrase formant unsens distinct, séparé du sens de la période où elle estinsérée. || Famil. Je vous dirai par parenthèse, s’em-ploie lorsqu’on interrompt son discours pour faire quel-que remarque. || Signes dont on enferme les mots d’uneparenthèse, ainsi figurés ( ). Mettre entre parenthèses.Ouvrir, fermer la parenthèse. || Par extens. Digression.S’il conte une nouvelle... il tombe en des parenthèsesqui font oublier le gros de l’histoire, la IIiuty.

PARER (lat. parure), v. a. Apprêter certaines chosesde manière à leur donner meilleure apparence, à lesrendre plus commodes. Parer des allées de jardin. || Lesfruitières parent leur marchandise en mettant les plusbeaux fruits au-dessus du panier. |[ Parer le pied ducheval, enlever avec le rogne-pied et le boutoir la cornequi donne au pied un excès de longueur. 11 Rogner légère-ment les racines, les branches d’un végétal qu’on plante.|| T. de mar. Parer quelque chose, mettre en ordre une

chose qui sert dans ur, navire. Parer l’ancre, les manœu-vres, etc. || T. de boucherie. Parer les viandes, ôter lespeauxetlesgraissessuperflues.il T. decuisine. Parer descôtelettes, en enlever, pour les faire cuire, tout ce quien est moins bon. || Orner, embellir. Parer une maison,une chambre, etc. || Fig. Plus d’autres ont paré le vice,Plusjedoisparerla vertu, Lamotte. On ne m’a point apprisà parer mes discours, Ducis. ||T. d’escrime. Parer ducorps, détourner le corps de la ligne par où le coup doitpasser. 11 Parer de la pointe, écarter avec la pointe l’armede l’adversaire de la ligne du corps. || Fig. Parer un coup,une botte, se défendre d’un mauvais office, d’une demandefâcheuse, importune. || Éviter, détourner. Cent coupsétaient portés et parés à l’instant, Volt. 11 Absol. Parer etporter enmêmetemps. || Fig. Détourner, empêcher. Pa-rer un inconvénient. Et songeons à parer ce fâcheux ma-riage, Mol. || T. de mar. Parer un abordage, l’éviter. || Pa-rer un cap, le doubler. 1) Être paré, avoir échappé àquelque péril. || Mettre à couvert de, défendre (avec lapréposition de ou la préposition contre) .Cela vous pa-rera de la pluie. Rien ne m’a pu parer contre ces dernierscoups, Rac. || Parer à, v. n. Se garantir de, remédierà. Avec les armes de la foi, il pare à tous les coups, Bourd .|| T. de manège. Parer, s’arrêter, en parlant du cheval.Il 5. m. Le parer, arrêt relevé du cheval. || Se parer,t>. r. Faire une toilette recherchée. Un jeune hommequi aime à se parer vainement comme une femme estindigne de la sagesse et de la gloire, Fén. || Être orné. Lesnoms les plus fameux dont se pare l’histoire, Corn. | ] Faireparade. Et sans plus te parer d’une vertu forcée, Corn.Il Fig. Se parer des plumes du paon, tirer vanité de cequi appartient à autrui. || Se parer de quelqu’un, tirervanité de la connaissance, de l’appui de quelqu’un. || Semettre à couvert de, se défendre contre. De ce coup im-prévu songeons à nous parer, Rac.

PARÈRE (ital. parère, du lat. parère), s. m. Senti-ment, avis de négociants sur des questions de com-merce. Le livre des Parères de Savary.

PARESSE (lat. pigrilia),s. f. Propension à ne pas tra-vailler. L’ennui est entré dans le monde par la paresse, laBrüy. Il Famil. et fig. Relever quelqu’un du péché deparesse, le remettre vivement à son devoir. 11 Un acte deparesse. || Faiblesse de tempérament qui porte à ne pasagir. Vous connaissez l’homme et sa paresse naturelle àsoutenir la conversation, Mol. L’on fait l’aveu de sa pa-resse en des termes qui signifient toujours son désinté-ressement, la Brüv. If Amour du repos. La paresse a sesdouceurs. || Lenteur. Vous avez vu l’Espagne et surtoutles Gaulois Par des ambassadeurs accuser ma paresse, Rac.|| Fig. Du jour trop long accuser la paresse, Boil. || Pa-resse d’esprit, lenteur, nonchalance d’esprit qui empêchede concevoir promptement ou de s’appliquer avec force.

PARESSER, ». n. Famil, Se laisser aller à la paresse.

* PARESSEUSEMENT, adv. Avec paresse.

PARESSEUX, EUSE, adj. Qui évite Faction, le travail.

Un écolier paresseux. Ce cheval est paresseux. 11 Pares-seux à. Il est paresseux à remplir ses devoirs. J| Pares-seux de. Quoiqu’il ne soit point paresseux d’écrire, Sév.

11 Fig. Hésiode à son tour, par d’utiles leçons, Des champstrop paresseux vint hâter les moissons, Boil. || En méd.Estomac paresseux, estomac qui fait lentement ses fonc-tions.]! S. m. et /.Un paresseux. Une paresseuse. ||S.m.Paresseux, l’unau et l’aï.

* PAREUR, s. ra. Ouvrier qui finit, qui perfectionneun ouvrage. 11 Celui qui aplanit la surface d’un drap, endirigeant les brins de la laine d’un même côté.

PARFAIRE [par et faire), v. a. Achever une chosede manière qu’il n’y manque rien. Parfaire le cerclede leur mouvement [des planètes], Desc. [| Parfaire unpayement, une somme, etc. y ajouter ce qui y manquait.Il Se parfaire, », ». Être parfait, être amené a terme.

PARFAIT, AITE, p. p. de parfaire. || Fait et parfait,entièrement terminé. Voilà donc qui est fait et parfait,Sév. I) Parfait payement, payement auquel on a ajouté lasomme qui manquait pour le rendre complet.

PARFAIT, AITE (lat . perfectus), adj. Qui réunit tou-tes les qualités, sans nul mélange de défauts. Dieu seulest parfait. || Qui réunit beaucoup de qualités, en parlantdes personnes. Les grands croient être seuls parfaits, la