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PAR
PAR
* PARCELLEMENT, s. m. Division des biens territo-riaux en parcelles exiguës.
* PARCELLER, v. a. Diviser en parcelles.
PARCE QUE, loc. conj. Voy. par.
PARCHEMIN (lat. pergamena), s. ni. Peau de mou-ton, de brebis ou d’agneau, qui est. préparée avec del’alun pour écrire. || Fig. et popul. Un visage de par-chemin, un visage dont la peau est jaune et sèche. |j Allon-ger le parchemin, multiplier les écritures sans nécessité,fj Contrats et titres, || Fig. au pl. Titres de noblesse.
* PARCHEMINÉ, ÉE, ailj. Qui a la consistance ou l'as-pect du parchemin.
PARCHEMINERIE, s. f. Lieu où l’on prépare le parche-min. || Artde lepréparer. || Commerce du parchenhnier.
PARCHEMINIER, s. m. Celui qui prépare et vend leparchemin.
PARCIMONIE (lat. parchnonid), s. f. Épargne sur lespetites choses.
* PARCIMONIEUSEMENT, adv. D’une manière parci-monieuse.
PARCIMONIEUX, EUSE, adj. Qui a de la parcimonie.Homme parcimonieux. Une économie parcimonieuse.
PARCOURIR j par et courir ), v. a. Aller d’un bout àl’autre d’un lieu, y courir çà et là. Parcourir la ville.|| Il se dit aussi des choses qui font un trajet. Le Nil par-court du midi au nord toute la longueur du pay^, Rollin.|| Examiner rapidement du regard. J’ai parcouru des yeuxla cour, Rome et l’empire, Rac. || Lire d’une façon ra-pide, Des gens parcourent tous les livres et ne profitentd’aucun, la Bruy. || Fig. Passer en revue, examiner ra-pidement des yeux de Y esprit. Quand l’on parcourt, sansla prévention de son pays, toutes les formes de gouver-nement, l’on ne sait à laquelle se tenir ; il y a dans toutesle moins bonnet le moins mauvais, la Bruy. || Se par-courir, r, v. Être parcouru, lu rapidement.
PARCOURS (voy. parcourir), s. m. Chemin que par-court une voiture publique, un fleuve, etc. || Libre par-cours, droit que chacun possède de faire circuler sur leschemins de fer des machines et des voitures en concur-rence avec celles du concessionnaire de l’exploitation,en payant toutefois à ce dernier des prix déterminés parle tarif. 11 Droit de parcours ou simplement parcours, droitue possède tout propriétaire d’une commune, par suitee l’usage ou d’une aliénation régulière, de faire paîtreson bétail sur les terres non closes et non actuellementcultivées d’une autre commune.
PARCOURU, UE ,p. ». de parcourir.
■* PARD (par. Lat .pardus, de u ipSoç),s. m. Chat-pard.
* PARDESSUS, s. m. Vêtetaent de dessus, surtout.
* PARDI ou PAROINE! int.fam. Altération de pardieu.
* PARDIEU ( par Dieu)! interj. Sorte de juron employépour affirmer.
PARDON (voy. pardonner), s. m. Rémission d’unefaute, d’une offense. Le pardon des injures. Le pardon denos ennemis. || Je vous demande pardon ou, par ellipse,pardon, formule de civilité dont on se sert pour faire desexcuses. || Jevousdemandepardonousimplementpardon,c’est-à-dire je suis d’un autre avis que vous. || Lettresde pardon, lettres que le prince accordait pour remettrela peine de certains délits moins grands que ceux quiexigaient dés lettres de grâce. 11 Au pl. Indulgence del’Église. || Legrand pardon, le jubilé. || Fig.et famil. Croiregagner les pardons,croire faire uneaction méritoire. | (Cer-tains pèlerinages. Le pardon de Sainte-Anne d’Auray.|| Pardon d’armes, sorte de jeu, de tournoi, au moyen âge.
PARDONNABLE, adj. À quoi l’on peut, l’on doit par-donner, en parlant des choses. Un crime pardonnable.Les autres admirent Votre sagesse dans un âge où il estpardonnable d’en manquer, Fis. || Pardonnable à. Ah!tout est pardonnable aux douleurs d’un amant, Corn.|| A qui l’on peut, l’on doit pardonner, en parlant des per-sonnes. Us sont pardonnables de parler ainsi.
PARDONNÉ, ÉE, p. p. de pardonner. A qui on a faitgrâce, en parlant des personnes (bien que l’on ne disepas pardonner quelqu’un). Que sommes-nous, si un telhomme croyait avoir besoin d’être pardonné? Staël.
S’il arrive a quelqu’un de demander, par civilité, pardon^ ’une liberté qu’il a prise, d’une inconvenance qui lui estéchappée, on lui répond UVous êtes tout pardonné. 11 Prov.
Péché caché est à demi pardonné, quand le scandale n’estpas joint an péché, le mal est beaucoup moindre.
PARDONNER (lat. per et donare), v. a. Remettre lapunition ou la vengeance de quelque chose. Pardonnerune offense. I| Neutralement, même signification. On par-donne aisément aux personnes qu'on aime, Hauteroche,Ijll s’applique quelquefois à un nom de chose personnifiée.Êt qui pardonne au crime en devient le complice, Volt,|| Absol. Qui pardonne aisément invite à l’offenser, Corn.j| Famil. Dieu me pardonne, espèce d’excuse ou d’adou-cissement à ce qu’on dit. j| Fairegrâce. Le roi lui pardonna.
| |Excuser, tolérer. Nous nous pardonnons tout, et rien auxautres hommes, la Font. Se pardonner les uns aux autresles petits défauts, la Brüv. || Neutralement, même signi-fication. Nous pardonnons souvent à ceux qui nous en-nuient ; mais nous ne pardonnons pas à ceux que nousennuyons, la Rochefouc. || Terme de civilité. Pardonnez-moi la liberté que je prends d'être d’une autre opinionque vous. Pardonnez-moi ce langage. |] Absol. dans desformules de civilité. Pardonnez-moi ou simplement par-donnez, si je vous contredis. || Ne point pardonner, jugersévèrement, condamner. || V. n. Même signification.Boileau ne pardonnait pas aux mauvais vers. || Yoir sansdépit, sans jalousie. On lui pardonne ses succès à cause desa modestie. || V. n. Même signification. Des droits de sesenfantsune mère jalouse Pardonne rarement au fils d’uneautre épouse, Rac. || V. «.Épargner, excepter (en cet em-ploi, il ne se dit qu’avec ne et à). La mort ne pardonne àpersonne. || Absol. Cette maladie ne pardonne point, on ysuccombe tôt ou tard. || Se pardonner, v. r. Etre par-donné. Perfide, cet affront se peut-il pardonner ? Rac.
11 Quand ce verbe a pour régime un nom de personne,c’est toujours le régime indirect qu’il faut employer:Pardonner à quelqu’un, et non pardonner quelqu’un.* PARDONNEUR,s. m. Celui qui pardonne. La croyanced’un Dieu rémunérateur des bonnes actions, pumsseurdes méchantes, pardonneur des fautes légères, est lacroyance la plus utile au genre humain, Volt.
PARÉ, ÉE, p. p. de parer. || Famil. Elle est paréecomme une châsse, comme une épousée, comme un au-tel, elle est excessivement parée. || Un bal paré, un baloù l’on vient en toilette de bal. [1 Panier paré, panier oùl’on a mis les plus beaux fruits dans le dessus. || T. deboucherie. Piece parée, la pièce de bœuf qui se lève à latête de la surlonge. 11 Côtelette parée, côtelette dont on aretranché les parties les moins délicates. || Qu’on a dé-tourné, en parlant d’un coup, d’une botte, etc.
PARÉAGE ou PARIAGE (dérivé du lat .par), s. m. Enjurispr. féod. Égalité de droit et de possession que deuxseigneurs avaient par indivis dans une même terre.
PARÉATIS (pa-re-a-tis’. Lat. pareatis), s. m. Lettresde chancellerie par lesquelles le roi ordonnait l’exécutiond’un jugement, dans un lieu qui n’était pas du ressort dela juridiction où ce j ugement avait été rendu. [| Requêteu’un huissier présentait à un juge pour obtenir son or-onnance donnant pouvoir d’exécuter, dans l’étendue de,sa juridiction, le jugement ou sentence d’un autre juge.
PARÉGORIQUE(jtKpiîyo/sizds), adj. Enméd.Qui cal-me. Remède parégorique. || Subst. Un parégorique.
PAREIL, EILLE (fimouillées.B. lat. pariculus, dulat.par), adj. Qui est de même forme, de même caractère,de même apparence, de même quantité. Une chose pa-reille à une autre. Nos crimes sont pareils, ainsi que nosmisères, Corn. || Toutes choses pareilles, tout étant égald’ailleurs. |] Il se dit aussi des personnes. Pareils de forceet découragé, Rotrou. 11 Sans pareil, excellent. Il est d’uneprobité sans pareille. C’est un homme sans pareil. || A nulautre pareil,même signification. | ] Tel, de cette espèce, decette nature.Un pareil ouvrage annonce du génie.] \Subst.Il se dit de personnes ou de choses semblables, équi-valentes. C’est un homme qui n’a pas son pareil. Sa ré-solution a si peu de pareilles, Corn. || Précédé de l’ad-jectif possessif, il désigne les gens de l’état, du carac-tère, etc. de la personne dont il s’agit. Mes pareils à deuxfois ne se font pas connaître, Et pour leur coup d’essaiveulent des couçs de maître, Corn. Il n’a point son pa-reil d’ici jusqu’à Rouen, Th. Corn. || S. f. La pareille(sous-entendu un nom tel que chose, part), le mêmetraitement qu’on a fait ou qu’on a reçu. Rendre la pa-