PAS
PAT
— 824 —
entreprirent déjouer publiquement des mystères. || Ane.t. de méd. Certaines maladies douloureuses. Passioniliaque. |] Mouvement de l’âme, en bien ou en mal, pourle plaisir ou pour la peine. Suis moins ta passion, règlemieux tes désirs, Cors. En sachant la passion dominantede chacun, on est sûr de lui plaire, Pasc. || Une passionen particulier, le plus souvent l’amour. J ai tendressepour toi, j’ai passion jiour elle, Cous. || Une grande pas-sion, un amour qui s’empare de tout le cœur et qui se su-bordonne toute chose. )| Une passion malheureuse , unamour qui n’est pas partagé, et fig. une étude, un goût oùl'on ne réussit pas. [j Faire une passion, une grande pas-sion, exciter vivement l’amour. J | Aimer à la passion, ai-mer extrêmement. || Belle passion, tendre attachement,soit d’amitié, soit d’amour, et en un sens ironique, amourinattendu pour quelque chose. 11 Vive affection |»ur quel-que chose que ce soit. Il a la passion de la gloire, desbeaux-arts, etc. |] Vif désir. Je souhaite avec une grandepassion d’être hors d’ici, Sév. 11 Objet de l’affection, enparlant d’une personne ou d’une chose. Cette femme estsa passion. La musique est ma passion. || Prévention fortepour ou contre quelqu’un ou quelque chose. Parler, agiravec passion. || En littér. et dans les beaux-arts, chaleur,expression vive, sensibilité. Les passions sont bien en-tendues dans ce poème, dans cette pièce, sont bien ren-dues dans ce tableau. || En philos. Impression reçue parun sujet; se dit par opposition à action. [| En gramm.Impression reçue par un sujet. Le verbe passif marquela passion du sujet. )| De passion, loc. adv. Passionné-ment. Votre frère vous aime de passion, Sév.
PASSIONNÉ, ÉE, p. p. de passionner. |J Rempli dejiassion. Ce sont les caractères passionnés bien plus queles caractères légers qui sont capables de folie, Staël.11 Où règne la passion, en parlant des choses. Ah! quevoilà un air qui est passionné ! Mol. 1| Qui a de l’affectionpour. Passionné pour la personne du roi. || II se dit deschoses. Un homme passionné pour la gloire. Je suis pas-sionné de musique. || Néolog. Un passionné de peinlure,de musique. || Qui est épris d’un vif amour. Un maripassionne de sa femme. Il était passionné jiour une autrefemme, Fén. |j Rempli d’une, forte prévention, d’unechaleur immodérée pour ou contre. On doit tenir poursuspect un historien visiblement passionné, Fléch.
* PASSIONNEL, ELLE, adj. Qui tient aux jiassions. Lesétats passionnais de l’âme. | f Attraction passionnelle, dansle système de Fourïer, l’impulsion qui porte chacun versle but de sa passion dominante.
PASSIONNÉMENT, adv. Avec beaucoup de passion.Aimer passionnément. |1 Avec beaucoup de désir. Sou-haiter passionnément.
PASSIONNER, V. a. Exciter la passion, un vif intérêtchez quelqu’un. Il est vrai que les personnes passionnéesnous passionnent, Malebr. || Inspirer un vif attrait. Lamusique le passionne. || Donner un caractère animé etni marque de la passion. Passionner son chant. La voixe Mentor passionnait jusqu’aux moindres choses, Fén.|| Se passionner, v. r. Se préoccuper par l’effet de quel-que passion. On se passionnera toujours quand il ne fautque s’instruire, Volt. || Se passionner de ou pour, avoirnue passion pour quelque chose. Se passionner pour lesarts. || S’éprendre d’amour. || Se laisser aller à la colère.
PASSIVEMENT, adv. D’une manière passive. Il n’afiguré que passivement dans toute cette affaire. [| Confor-mément à la voix passive. Ce verbe se prend passivement.;* PASSIVETÉ ou PASSIVITÉ, s. f. État de l’être passif.
PASSOIRE (passer), s. f. Vaisseau de terre ou de mé-tal percé de petits trous, dans lequel on écrase des légu-mes, des fruits, pour en tirer la purée, le jus.
PASTEL (ital. pastcllo, du lat .pastillas), s. m. Nomdonné à des crayons composés de différentes couleursbroyées et réduites en pâte avec de l’eau de gomme.Feindre en ou au pastel. || Tableau peint au pastel.
PASTEL (voy. le precedent), s. ni. Nom de l’isatis Itinctoria, plante crucifère contenant de. l’indigotine, etaussi appelée guède. || Subslance bleue qu'on en retire.
PASTENADE (lut pastinaca), s. f. Ane. nom du panais.
PASTÈQUE (portugais pateca, de l’arabe baticha),s. f Nom vulgaire et spécifique de la cucurbite pastèque.
|J Fruit de cette plante, appelé aussi melon d’eau. I
PASTEUR (lat. pastor), s. m. Celui qui possède ouqui garde les troupeaux. || Ad). Les peuples pasteurs.U Fig. Celui qui exerce une grande autorité sur une réu-nion d’hommes. Les pasteurs des peuples. || Homme quia reçu de Dieu mission et caractère pour enseigner lesfidèles, et leur administrer les moyens de salut. || Le bonpasteur, le pasteur qui dans l’Évangile retrouve et rap-porte la brebis perdue. || Ministre protestant.
PASTICHE (ital. pasticcia, du lat. pasta), s. m. Ta-bleau d’imitation, dans lequel l’auteur a contrefait la ma-nière de quelque peintre. || Imitation mélangée de la ma-nière et du style de différents maîtres. || En littér. Ou-vrage où l’on a imité les idées et le style d’un écrivain.Il Opéra formé de la réunion de morceaux de musique prisdans différents ouvrages et ajustés à un nouveau poëme.
PASTILLE (Il mouillées. Lat. pastillas), s. f. I’etilpain composé de substances odorantes qu’on brûle poutparfumer l’air. || Pastilles du sérail, pastilles qui répan-dent une odeur agréable et dont on fait differents bi-joux. || Petits pains faits avec du sucre, des aromates etdes sucs, et que l’on mange comme agréables an goût.|| En j)harm.Médicamentsolide,de formehémisjihérique.
PASTORAL, ALE (lat. pastoralis ), adj. Qui appartientaux pasteurs ou bergers. La vie pastorale. Des chantspastoraux. 11 Qui peint la vie champêtre. Des poésies pas-torales. || Genre pastoral, nom donné aux compositionsen vers ou en prose où l’on fait parler des bergers, dansle langage qui leur est propre. || S. m. En littér. Le pas-toral, le genre pastoral. 11 S. f. Pastorale, pièce de théâtredont les personnages sont des bergers et des bergères.|| Petit roman appartenant au même genre. || En mus.Morceau de musique instrumentale, dont le chant imitecelui des bergers. || Sorte de danse dont l’air est à deuxtemps. || Fig. Qui appartient aux pasteurs spirituels. Desécrits pastoraux. Instruction pastorale, se dit de certainsouvrages de religion que les évêques publient pour l'in-struction de leurs diocésains. || Subst. Une pastorale.|| L’Académie dit que le pluriel masculin n’est pas usité.
PASTORALEMENT, adv. Comme les pasteurs ou ber-gers. Vivre pastoralement. |j Fig. En pasteur spirituel.Prêcher pastoralement.
* PASTORAT, s. m. Dignité de pasteur protestant.
PASTOUREAU, ELLE (lat. pastorellus), s. m. et f.
Petit berger, petite bergère. || Pastourelle, sorte de poé-sie, au moyen âsre.
* PASTOURELLE, s. f. Figure d’une contredanse fran-çaise, la quatrième du quadrille ordinaire.
PAT (pat’. Orig. inc.), s. m. inv . Aux échecs, coup oùl’un des joueurs, n’ayant plus que son roi qui puissejouer et ne l’ayant pas en échec, ne peut le jouer sans lemettre en prise. Faire pat. Être pat.
PATACHE ( e$\>. jwtache ), s. f. Anciennement, petitvaisseau de guerre qui suit ordinairement un plus grand,ou qui mouille à l’entrée d’un port pour aller faire ladécouverte et reconnaître les navires. || Vieux navire ap-proprié pour la police d’un arsenal maritime. || Bâtimentde la douane et du fisc en général. || Barque qui porte deslettres ou des passagers sur quelques fleuves ou rivières,|| Par extens. Voiture de transport non suspendue.
* PATACHON, s. m. Celuiquigarde lapatacheaux droits.|| Celui qui conduit la voiture qu’on nomme patache.
PATAGON [ patard ) , s. m. Ancienne monnaie d’argentde Flandre. 11 Monnaie d’argent espagnole, valant à peuprès 3 francs.
* PATAQUÈS ou PAT-À-QU’EST-CE, s. m. Popul. Fautede langage, qui consiste à faire entendre un T final quandil y a un S, ou réciproquement. Faire des pataquès.
PATARAFFE (corruption de parafé), s. f. Famil.Traits informes, lettres confuses et mal formées.
PATARD (b. lat. patarus), s. m. Petite monnaie an-cienne. N’est plus usité que dans les locutions suivantes :Cela ne vaut pas un patard ; il n’a pas un patard.
PATATE (esp .patata), s. f. Plante de l’Inde cultivéedans divers pays, parce que ses racines fibreuses don-nent des tubercules ovoïdes, blancs ou jaunes, amylacéset sucrés, qui sont un excellent aliment. || Se dit im-proprement de la pomme de terre et du topinambour.
PATATRAS (pa-ta-trâ). Mot qui exprime par onoma-topée le bruit d’un corps qui tombe.