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Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
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PATHÉTIQUEMENT, adv. D’une manière pathétique.

PATHOGNOMON IQU E [naOoyvoifjLovixâz), adj. En méd.Se dit des signes qui caractérisent chaque maladie. || S. /'.En philos. Science des signes des passions.

PATHOLOGIE (nu.Ooltt-jia), s. f. En méd. Science quitraite de tous les désordres survenus, soit dans la dis-position matérielle des organes, soit dans les actes qu’ilsremplissent. Pathologie générale, interne, externe.

PATHOLOGIQUE, adj. Qui appartient à la pathologie.L’anatomie pathologique.

* PATHOLOGIQUEMENT, adv. Au point de vue patho-logique.

* PATHOLOGISTE) S. m. Médecin qui s’occupe de la pa-thologie.

PATHOS (pa-tôs’. UiOo;), s. m. En rhétor. Mouve-ments, ligures propres à toucher fortement l’âme desauditeurs. Les rhéteurs opposent le pathos à l’ithos.|| Style où une émotion vraie ou factice se déguise sousune emphase déplacée, sous une chaleur affectée.

PATIBULAIRE (lat. patibulum ), adj. Qui appartientau gibet. Fourches patibulaires. || Fig. Mine patibulaire,mine d’un homme digne delà potence. 11 Inclinations pa-tibulaires, inclinations qui conduisent à des actes dignes■de la potence. || S. m. Gibet. Le scélérat [renard]...Passa près d’un patibulaire, la Font.

PATIEMMENT, adv. Avec patience.

PATIENCE (lat. patienlia), s. f. Vertu qui fait sup-porter avec modération et sans murmure. Il exerce mapatience. 11 n'a pas eu la patience de l’écouter. || Une pa-tience d’ange, une patience de saint, une très-grandepatience. || Prendre en patience, supporter avec résigna-tion. || Mettre la patience à bout, agir tellement qu’onne puisse être supporté. || La patience lui échappe, il necontient plus sa colère, sa mauvaise humeur, etc.|| Calme, sang-froid, tranquillité avec laquelle on attendce qui tarde. Attendez avec patience. 11 Prendre patience,attendre avec tranquillité, avec sang-froid. || Perdre pa-tience, s’impatienter. I| Persévérance à poursuivre uneoeuvre, un travail, malgré la lenteur de ses progrès oumalgré les diflicultés. Patience et longueur de temps Fontplus que force ni que rage, la Foxt. |l Ouvrage de pa-tience, ouvrage qui demande principalement du tempset de la constance. || Jeu de patience, amusement quiconsiste à rassembler et à mettre en ordre les pièces dé-coupées d’une mosaïque représentant divers objets. || Dif-férentes combinaisons d’un jeu de cartes que peut tenterune personne seule. || En blas. Salamandre représentéedans le feu. || Espèce de cul-de-lampe sur lequel on peutêtre assis quand les stalles du choeur sont levées. 11 Instru-ment en bois ou en métal employé pour nettoyer les bou-tons métalliques sans souiller le drap des vêtements. ] | Pa-tience! interj. Exprime une sorte de résignation. || Pa-tience ! signilie aussi : laissez-moi dire ou faire. || On ditaussi par menace: Patience! j’aurai mon tour.

PATIENCE (b. ail. Patich, du lat. lapathum, deié.7ra-êov), s. f. Genre de plantes de la famille des polygonées,genre rumex. I| Plante dontl’espèce commune,dite aussiparelle, a des feuilles semblables à celles de l’oseille.

PATIENT, ENTE (lat .patiens), adj. Qui souffre, re-çoit l’impression d’un agent. Dans les passions commenous les considérons, l’âme est patiente, et elle ne pré-side pas aux dispositions du corps, mais elle y sert, Boss.|| S. m. L’agent et le patient, le sujet qui agit et celuisur lequel il agit. || Qui a de la patience, qui supporte,tolère. Les aventures du sage et patient Ulysse, Fén.11 Dans le langage de l’Écriture, Dieu est patient et misé-ricordieux, il supporte nos fautes pour nous donner letemps de nous corriger. J] Il se dit aussi des choses. Unevie simple et patiente, Fléch. || Subst. Celui qui a de lapatience. 11 Qui attend et qui persévère avec tranquillité.Ce n(est jamais qu’aux esprits patients et laborieux qu’ap-partient le don de l’invention dans les sciences natu-relles, Tour. I| Celui qui est condamné à mort et que l’onva exécuter. || Celui qui est entre les mains des chirur-giens, ou en général le malade.

PATIENTER, v. n. Prendre patience, attendre avecpatience.

PATIN (patte), s. m. Soulier à semelle fort épaisse,que les femmes portaient autrefois pour se grandir. La

trop courte beauté monta sur des patins, Boil. || Sortede double chaussure, montée en quelques endroits surun petit cercle de fer, dont les femmes se servaient pen-dant le mauvais temps. || Sorte de chaussure d’hiver.

11 Support en bois tenant une lame de fer posée verti-calement et indépendant de la chaussure, qu’on ne quittepas; ou s’en sert pour courir sur la glace. j| Ais fortépais qu’on pose de niveau sous la charpente d’un esca-lier pour lui servir de base.

» PATINAGE, s. m. Action de patiner sur la glace, [j Ac-tion d’une locomotive qui patine.

PATINE (lat. patina), s. f. Carbonate vert de bronzequi se forme sur les statues et les médailles de bronzede l’antiquité, et qui leur sert en qu elque sorte de vernis.|| Fig. La patine du temps, la teinte que le temps donneaux tableaux, aux statues. || Par extens. Concrétions ter-reuses qui se forment à la surface des marbres antiques;espèce de crasse dont se chargent les vieux tableaux.

PATINÉ, ÉE, p. p. de patiner, v. a.

PATINER, ». n. Glisser sur la glace avec des patins.|| Se dit d’une locomotive dont les roues tournent surplace, n’ayant pas une prise suflisanté pour communiquerun mouvement de translation à tout le convoi.

PATINER [patte), ». a. Manier avec peu de ména-gement. Ces fruits ont perdu leur fleur, on les a patines.» PATINER , ». a. Donner la couleur de la patine.

PATINEUR, EUSE, s. m. et f. Celui, celle qui glissesur la glace avec des patins.

* PATIO (esp. patio), s. m. Nom qu’on donne en Espa-gne à une cour intérieure entourée de galeries.

PÂTIR (lat. pati), ». n. Éprouver une souffrance. 11 Pâ-tir de quelque chose , en souffrir du dommage. Hélas!on voit que de tout temps Les petits ont pâti des sottisesdes grands, la Font. || Pâtir pour quelqu’un, souffrird’une faute qu’il a faite, d’un tort qu’il a eu. || Avoir dumal, éprouver des privations. Quand on a un peu pâti,le plaisir en semble meilleur, Marivaux. || 11 se dit deschoses qui souffrent de l’altération, du mal. Il a faitdes excès, sa santé en a pâti. Cet arbre a pâti. || Il se ditdes sentiments qui sont froissés. Ciel ! que mon cœurpâtit ! Mol. Ma fierté pâtissait à retourner chez des gens(jui m’avaient si mal reçu, J. J. Rouss. || Prov. Les bonspâtissent pour les méchants, se dit quand les actes desméchants attirent sur les bons un mal quelconque.

* PÂTIRAS (2 e pers. du fut. de pâtir), s. m. Popul.Homme, enfant ou animal servant de jouet ; souffre-dou-leurs. || Personne fort maigre ou malade. || On écrit aussipâtira.

PÂTIS (pâ-ti. B. lat. pasticium, dn\&t. pastitm), s.m. Lande ou friche, où l’on fait paître des bestiaux.

* PÂTISSAGE, s. ni. Action de pâtisser.

* PÂTISSANT, ANTE, adj. Qui pâtit. Âme pâtissante.

PÂTISSÉ, ÉE, p.p. de pâtisser.

PÂTISSER (lat. posta), ». n. Faire de la pâtisserie.

PÂTISSERIE, s. f. Pâte préparée, assaisonnée et cuiteau four. || Profession, commerce du pâtissier. || Endroitoù l’on confectionne la pâtisserie.

PÂTISSIER, 1ÈRE, s. m. et f Celui, celle qui fait etqui vend de la pâtisserie. || Adj Garçon pâtissier. || S. ni.Livre dans lequel on enseigne la pâtisserie.

PÂT1SS01RE, s. f. Table sur laquelle on pâtisse.

PATOIS (b lat. patriensis), s. m. Parler provincialqui, étant jadis un dialecte, a cessé d’être littérairementcultivé et qui n’est plus en usage que pour la conver-sation parmi les gens de province, et particulièrementparmi les paysans et les ouvriers. Le patois normand,gascon, etc. |] Par analogie et plaisanterie. L’âne.. Seplainten son patois, la Foxt. || Par dénigrement, languepauvre et grossière. || Mauvais style. Quel patois! || Adj.Patois, patoise, qui a le caractère du patois.

* PATOISER, ». n. Parler en patois, parler avec un ac-cent provincial. || V. a. Rendre patois. Patoiser un rôle.

PÂTON [pâle), s. m. Nom donné à des morceaux decertaines pâtes, qu’on fait avaler aux volailles pour lesengraisser. 11 Sorte de défectuosité dans le papier.

PATRAQUE (orig. inc.), s. f. Machine usée, sans va-leur, ou qui va mal. Cette montre n’est qu’une patra-que. || Fig. et famil. Personne faible, maladive. | [Adj.11 devient patraque.