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Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
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PEI

PED

PÉDICURE (lat. pes et cura), s. ni. Nom de ceuxnui se livrent spécialement à l’extirpation des cors etdurillons. |j Adj. Chirurgien pédicure.

PÉD1LUVE [lat. pes clluere), s. m. Bain de pieds.PÉDI1Y1ANE (lat. pes et manus), s. m. Tribu de mar-supiaux, chez lesquels le pouce est opposable dans lespieds postérieurs. \\Adj. La sarigue est pédimane.

PÉDOMÈTRE [lat. pes et pirpov), s. m. Mesure duchemin (voy. uodomètre).

PÉDON filai, pedone, du lat. pes), s. m. Courrier àpied dans certains pays du Midi, dit ailleurs piéton.

PÉDONCULE (lat. pedunculus),s. m. En bot. Supportde la fleur. || Queue d’un fruit. || En zool. Support d’unepartie quelconque.

PÉDONCULÉ, ÉE, ad). En bot. Porté par un pédon-cule. Fleur pédoncnlée. || En zool. Se dit de la tète d'uninsecte quand elle se resserre à sa partie postérieure enmanière de cou. j | Se dit des yeux d’un crustacé portéssur un gros pédoncule. || S. m. pl. Ordre de cirripèdes.

PÉGASE (IIï;yat70s), s. m. Dans la mythologie, chevalailé, qui d’un coup de pied fit naître la fontaine Ilip-pocréne, inspiratrice des poètes. [| Fig. et poétiq. L’in-spiration poétique. Pour lui Phebus est sourd et Pé-gase est rétif, Boil. || Par plaisanterie, monter, enfour-cher son Pégase, se mettre à faire des vers. || Constel-lation de l’hémisphère boréal.

* PEGMATITE {■*•/,■/».a) , s. f. Roche à base de feldspathlaminaire et de quartz.

* PEHLVI, s. m. Ancienne langue parlée en Perse sousla dynastie des Sassanides. |] Adj. Lalanguepehlvie.

* PEIGNAGE, s. m. Action de peigner la laine, le lin,le chanvre, etc. || Façon qu’on leur donne avec le peigne.

PEIGNE (lat. pecten), s. m. Instrument de corne, debuis, d’ivoire, etc. taillé en forme de dents, qui sert àdémêler les cheveux et à nettoyer la tête. || Sale commeun peigne, très-sale. || Se donner un coup de peigne, sepasser rapidement le peigne dans les cheveux. || Popul.Coup de peigne, lutte dans laquelle on s’empoigne auxcheveux, et par suite combat. || Fig. Un peigne dans unchausson , voy. chausson. || Sorte de peigne courbeet à longues dents dont les femmes se servent pour re-trousser leurs cheveux, ou seulement pour les orner.|j Un peigne de diamants, de corail, un peigne orné dediamants, de corail. || Se dit en parlant des animaux. Unpeigne pour peigner les crins d’un cheval. || Peigne detisserand, espèce de châssis divisé par de petites ou-vertures dans lesquelles le tisserand passe ses fils, pourformer la longueur de sa toile ou de son étoffe. || In-strument de fer dont les cardeurs se servent.pour apprê-ter la laine. |[ Genre de mollusques à coquilles bivalves.

PEIGNÉ, ÉE, p. p. de peigner. || Famil. Mal peigné,malpropre et mal vêtu. || Subst. Un mal peigné. || Fig.Jardin bien peigné, jardin bien soigné. || En littérature etbeaux-arts, poli, travaillé avec un excès desoin. || S.m.Lepeigné, le genre peigné.||S. m. Le peigné, genre de laine.» PEIGNÉE, s. f. La quantité de laine, de lin ou dechanvre que l’ouvrier met sur son peigne. || Popul. etfig.Lutte dans laquelle on s’empoigne aux cheveux, combat.

PEIGNER, v. a. Démêler, arranger les cheveux, lespoils; nettoyer avec un peigne. Peigner sa barbe, lacrinière d’un cheval. || Par extens. Peigner du lin, duchanvre. || Fig. Dans les beaux-arts et en littérature, tra-vailler, soigner, châtier, polir. Peigner son style. 11 Fig. etpopul. Battre, maltraiter. |j Se peigner, v. r. Peigner sescheveux. || Popul. Se prendre aux cheveux, se battre.

* PEIGNÉUR, EUSE, s. m. et f. Celui, celle qui peignela laine, le chanvre, le lin, etc. || S. f. Peigneuse, métierservant à peigner la bourre de soie, le lin, la laine.

PEIGNIER, s. m. Celui qui fait et vend des peignesPEIGNOIR, s. m. Manteau de toile, de calicot ou deflanelle qu’on met sur ses épaules quand on se peigne.|| On le dit aussi d’un manteau semblable qu’on metquand on sort du bain. || Vêtement de femme, en formeue robe, sans taille ajustée, qui se porte en déshabillé.

PEIGNURES, s. f. pl. Cheveux qui tombent de la têtequand on se peigne. || T. de mar. Extrémité d’un cor-dage qui a été détordue et effilée.

* PEINANT, ANTE, adj. Qui cause de la peine. Deschoses peinantes me passent par l’entendement, Poussin.

PEINDRE (lat. pingere), v. a. Représenter une per-sonne, une chose par desligneset des couleurs. 11 Absol.Savoir peindre. 11 Peindre à l’huile, peindre avec des cou-leurs broyées et détrempées à l’huile. || Fait à peindre,très-bien fait, et avec ellipse du participe fait : Un tourde visage et un menton à peindre, Sév. || Être à peindre/être dans une posture, dans une attitude singulière, ri-*sible, ridicule. || Famil. et fig. Achever de peindre, don-ner le coup de grâce, consommer le désagrément, F embar-ras, la ruine. || Peindre une galerie, un plafond, les ornerde peintures. || Couvrir de couleur. Peindre un mur enblanc. || Farder le visage; teindre les cheveux, la barbe.

|| 11 se dit des couleurs que répand la lumière. Le soleilpeint nos champs des plus vives couleurs, Quinault.Il Écrire, former les lettres, les caractères. || Absol. Ilpeint si mal qu’on ne peut lire son écriture. || Fig. Dé-crire, représenter vivement par le discours. Corneillepeint les hommes comme ils devraient être; Racine lespeint tels qu’ils sont, la Bbby. || Peindre en, représente!comme. Peindre en ennemis. || Par extens. Il s’en fautbien que je croie la musique capable de tout peindre, d’A-lemb. || Fig. Peindre en beau, représenter leschoses ou leipersonnes comme meilleures qu’elles ne sont. || Peindreen laid,peindre en mal. || Absol. Tout l'esprit d’un au-teur consiste à bien définir et à bien peindre, la Bkiiv.|| Représenter l’image. Votre mémoire vous le peindramieux que ne pourraient faire toutes mes paroles ,Boss. || Se peindre, représentera soi-même, s’imaginer.Peins-toi dans ces horreurs Andromaque éperdue, Rac.|| Se peindre, v. r. Faire soi-même son portrait. || Fig.Faire la description de son âme, de son cœur. || Cet au-teur se peint dans ses ouvrages, ses ouvrages le font con-naître. || Fig. S’achever de peindre, se conduire de ma-nière à se compromettre, à ruiner ses affaires, etc. || Êtrepeint, figuré comme par la peinture. Les objets se pei-gnent au fond de l’œil sur la rétine comme sur une toile.|| Fi°;. La mort se peint sur son visage. || Poétiq. Êtreorne. Les campagnes se peignent Du safran que le jourapporte de la mer, Malherbe.

PEINE (lat. pœna), s. f. Ce qu’on fait subir pourquelque chose jugée répréhensible ou coupable. Lespeines doivent être proportionnées aux délits, Volt. 11 Lespeines éternelles, celles que les damnés souffrent enenfer ; les peines du purgatoire, celles que les âmes souf-frent dans le purgatoire. || Ame en peine, âme qui souf-fre dans l’enfer ou dans le purgatoire. || Famil. 11 estcomme une âme en peine, il est très-inquiet. || Souspeine de, en encourant la peine de. Sous peine d’a-mende. || Sous peine de la vie, sous peine de mort, enencourant la perte de la vie. || Enjurispr. Sous les peinesde droit, en encourant les peines portées par la loi.|| Sur peine, même sens (locution qui n’est plus aussiusitée que sous peine). Sur peine de pêché mortel, Pasc.Sur peine de la vie, Sév. || À peine de, même sens. Âpeine de péché mortel, Pasc. A peine de la vie, Boss.|| Souffrance physique ou morale. Les peines du corps,de l’esprit. || Faire peine, causer une souffrance phy-sique ou morale. || Faire quelque peine, causer dudéplaisir, déplaire. || Faire peine, en parlant des per-sonnes, exciter une compassion profonde. || Faire de lapeine à quelqu’un, lui susciter des difficultés, des em-barras, lui faire subir des vexations. ||Êtredansla peine,être dans le besoin. || Inquiétude, souci, embarras. Voilà,mes chers amis, ce qui me met en peine, Corn. II m’ôtade peine en disant... Pasc. 11 Être en peine que, avec lesubjonctif, craindre que. Je ne suis point en peine quevous ne fassiez tout ce qui sera nécessaire, Sév. || Êtreen peine de sa personne, être fort embarrassé de ce quel’on deviendra. || Travail, fatigue. Travaillez, prenez dela peine, la Font. || Voilà pour votre peine, se dit à unhomme de peine, a un ouvrier à qui on donne une gra-tification. || Perdre sa peine, ses peines, travailler in-utilement à quelque chose. || En être pour sa peine, nepas réussir. 11 Mourir à la peine, mourir avant de recueil-lir le fruit d’un travail long et pénible. || La chose envaut bien la peine, elle mérite qu’on ne néglige rien afind’y réussir ; et en sens contraire, cela n’en vaut pas lapeine, ce n’est pas la peine, cela ne mérite pas qu’on entienne compte. || En valoir la peine, se dit aussi des per-

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