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Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
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sonnes. || Par politesse. Prenez la peine de vous asseoir.

|| Homme de peine, homme qui, sans avoir un métier dé-terminé, gagne sa vie par des travaux pénibles de corps.

|| Salaire du travail d’un artisan. Payez sa peine à cet ou-vrier. ||Difflculté, empêchement. Quand mon rang futvenu,je n’eus pas de peine à répondre, Fén . 11 Avoir de la peine àparler, parler difficilement. 11 Avoir de la peine à marcher,se servir difficilement de ses jambes. || Fig. Cette affairea de la peine à marcher. || Manque de disposition à, devolonté pour. On a peine a haïr ce qu’on a bien aimé,Cokn. || Faire de la peine, se dit d’une chose qui déplaît.

|| A peine, lue. adv. Depuis peu, depuis un moment. Àpeine le soleil fait ouvrir les boutiques, Boil.JI Quelque-fois le second membre de phrase prend que. À peine unerésolution était-elle prise, que.... Fén. || À peine, presquepas. A peine est-il jour. || A peine, tout juste, peu s’enfaut. 11 a vingt ans à peine. || À peine, difficilement.Télémaque suivait à peine, Fén.|| a grand’ peine, très-difficilement. || A grand’peine, presque pas, tout au plus.|| Sans peine, aisément, sans regret. || Avec peine, à re-gret, difficilement. || À toute peine, très-difficilement.|| Prov. A chaque jour suffit sa peine. || Nul bien sanspeine. || Quelquefois la peine passe le plaisir.

PEINÉ, ÉE, p. p. de peiner. Qui éprouve delà peine,du chagrin. Une âme peinée par les terreurs de l’en-fer, Boss. || Fig. Où le travail se fait beaucoup sentir. Unstyle peiné. Ce tableau paraît trop peiné.

PEINER, v. a. Causer de la fatigue. Ce travail vouspeinera beaucoup. 11 Causer du chagrin, de l’inquiétude.

11 Faire avec difficulté (peu usité en ce sens). Ce peintrepeine beaucoup ses ouvrages. \\V.n. Se fatiguer à. Noussuons, nous peinons comme bêtes de somme, la Font.M. de Leibnitz peinait quelquefois à parler, Fonten. || 11se,dit de poutres chargées d’un fardeau trop pesant.|| Eprouver du déplaisir. On peine à l’entendre. || Répu-gner à. Il peine à punir. || Impers. Il me peine de vousfaire faire cette besogne. || Se peiner, v. r. Se tourmen-ter. Il faut se trop peiner pour avoir de l’esprit, Mol.

PEINT, EINTE, p. p. de peindre. || Par extens. Co-loré, en parlant d’objets naturels. L’aile peinte d’un oi-seau. || Fig. Qui n’a pas plus de réalité qu’une peinture.Toutefois il n’a rien qu’une tristesse peinte, Malh . 11 Toilespeintes, toiles où sont empreintes diverses figures, et quiservent à l’habillement des femmes, aux tentures et àl’ameublement. I| Cartes peintes, celles d’entre les cartesà jouer qui ont des figures. )| En hist. natur. Se dit d'uncorps dont la surface offre des taches qui ne sont ni ar-rondies ni très-allongées. Couleuvre peinte.

PEINTRE (lat. pictor), s. m. Celui qui exerce l’artde la peinturé. Peintre d’histoire. Peintre de genre. 11 Dé-sespoir des peintres, nom d’une plante, le saxifragaumbrosa. | | Celui dont le métier est de peindre les murs,les lambris. Peintre en bâtiments. 11 Peintre de décor,ouvrier qui imite par la peinture les marbres, les bois.|| Fig. Celui qui représente vivement en parlant, en écri-vant. Le plus grand peintre de l’antiquité, Tacite, Rac.Il Adj. Une femme peintre. || En parlant de la femme d’unpeintre, la Fontaine a dit la peintre ; Voltaire a fait peintredu féminin au figuré; J. J. Rousseau a ditpeintresse.

PEINTURAGE, s. m. Action de peinturer ; le résultatde cette action. || Peinture plus ou moins grossière.

PEINTU RE (lat. pictura ), s. f. Imitation faite avec li-gnes et couleurs, sur une superficie plane, de tout cequi se voit sous le soleil, Poussin. || Peinture à fresque,en détrempe, à l’huile, sur verre, en émail, voy. fres-que, détrempe, etc. || Ouvrage de peinture. Une bellepeinture. || Portrait, image d’un objet. || Toute couleurappliquée sur une surface. La peinture de ce carrosseest fraîche. || Poétiq. Les couleurs naturelles répanduesdans la nature. Il |l)i(!ü| donne aux fleurs leur aimablepeinture, Rac. || Fig. Description vive et animée par laparole ou le style. L’éloquence est une peinture de lapensée, Pasc. La peinture que la chaire fait de nos vices,Mass. || En peinture, enapparence, sans réalité. Puisquele roi veut bien n’êlre roi qu’en peinture, Corn. || En ef-figie. Je ne voudrais pas y être, m’y voir, même en pein-ture, se dit d’un lieu, d’une situation pour laquelle onaurait une vive répugnance. || Ne pouvoir voir en pein-ture, détester quelqu’un ou quelque chose.

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PEINTURÉ, ÉE, p.P- de peinturer. Les visages dessauvages sont peintures de blanc ou de noir, Chateauiîr.

PEINTURER,u. a. Enduire d’une couleur ou de plu-sieurs, sans autre dessein que d’ôter à 1 objet sa couleurnaturelle. || Famil. Barbouiller en essayant de peindre.

PEINTUREUR, s. m. Ouvrier qui met en couleur lesbois, les fers, les murs. || Mauvais peintre, barbouilleur.

* PÉJORATIF, IVE (lat. pcjorare),adj. En gramm. Quiravale le sens, qui se prend en mauvaise part. Mot péjo-ratif. || Finale péjorative, finale qui donne au mot uneidée de dénigrement, comme ailler, ache, dans philoso-phailler, bravache. || Subst. Bravache est un péjoratif.

PÉKIN [Pékin, capitale de la Chine), s.m. Espèce d’é-toffe de soie.

* PÉKIN, s. m. Voy. féqutn.

PELADE [poil], s. f. Maladie qui fait tomber le poilet les cheveux.

PELAGE (b. lat. pilaticum, du lat. pilas), s. m. Lacouleur principale du poil des chevaux, des cerfs, etc.

PELAMIDE (imioquiùs), s. f. Poisson de mer qui res-semble au maquereau.

PELARD [peler], adj. m. Bois pelard et subst. pelard,bois qu’on a dépouillé de son écorce pour faire du tan.

* PÉLARGONIUM (pé-lar-go-ni-om’. Delaoyos), s. m.Genre de plantes de la famille des géraniacees.

PÈLE, s. m. Voy. pêne.

PELÉ, ÉE, p. p. de peler. Dégarni de poil. Il vit lecou du chien pelé, la Font. || Tête pelée, tête chauve.|| Subst. Un pelé, celui qui n’a plus de cheveux. || Popul.Il y avait quatre pelés et un tondu, il n’y avait que peude personnes, et des gens peu considérés. || Fig. Il se ditde sommets,de coteaux dépourvus d’arbres et de verdure.

PELÉ, ÉE, p. p. de peler. Dont on a ôté la peau.

PÊLE-MÊLE [mêler avec la pelle), loc. adv. En con-fusion. Vivre pêle-mêle avec les bêtes. Mettre des objetspêle-mêle dans un coffre, jl S. m. Le pêle-mêle, la con-fusion. Vit-on jamais pareil pêle-mêle ?

* PÊLE-MÊLER, v. a. Mettre pêle-mêle, en confusion.

PELER (lat. pilare), v. a. Ôter lepoil. Peler des peaux.

|| Par extens. Peler la terre, enlever le gazon. || Se peler,v. r. Perdre son poil. 11 Par extens. La terre se pèle sousles pas redoublés et furieux des guerriers, Chateaubr.

PELER (lat. pellis ), v. a. Oter la peau d’un fruit, l’é-corce d’un arbre. Peler une pomme. || V. n. Se dit ducorpsd’où l’épiderme se soulève. || Se peler, v. r. Être pelé.

PÈLERIN, INE (lat. peregrinus), s. m. et f. Celui,celle qui va en pèlerinage. || Pèlerin de Saint-Michel,pèlerin qui va à Saint-Michel ou qui en revient. || Se ditaussi des mahométans qui font le voyage de la Mecque.|| Voyageur, voyageuse. || Fig. et famil. Personne, indi-vidu. Si tu connaissais le pèlerin, tu trouverais la choseassez facile pour lui, Mol.

PÈLERINAGE, s. m. Voyage fait par dévotion à quel-que lieu consacré. Aller en pèlerinage. || Lieu où un pèle-rin va en dévotion. || Fig. Carrièrede vie. Cette mort qu’ila regardée comme le terme de son pèlerinage, Fléch.

PÈLERINE, s. f. Ajustement de femme eu forme degrand collet rabattu.

PÉLICAN (lat. pelicanus, de ■sû.txivo;), s. m. Oiseauaquatique de la famille des palmipèdes, dont l’œsophageforme unepoche. || En cliim. Alambic avec un chapiteau,d’où sortent deux becs. || Instrument de dentiste pourl’extraction des dents molaires. || Crochet de fer dont lemenuisier se sert pour assujettir sur l’établi les mor-ceaux de bois qu’il travaille.

PELISSE (lat. pellicius), s. f. Robe fourrée de peau,dont on se sert dans les pays du nord et au Levant.

Veste d’ornement, garnie de fourrure, à manches pen-

antes, et attachée à l’épaule gauche sur le dolman parun cordon. La pelisse des hussards. || Espèce de man-teau ouaté dont on enveloppe les enfants, les malades.

* PELLAGRE (lat. pellis et âypa.), s. f. En méd. Mala-die générale, se manifestant d’abord par des symptômesdu côté de la peau, suivis d’altérations graves de la mem-brane muqueuse du canal digestif et de ses fonctions;puis de troubles du système nerveux central.

* PELLAGREUX, EUSE, adj. Quia rapport à la pellagre.|| S. m. et /*. Un pellagreux, une pellagreuse, homme,femme affectés de la pellagre.