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naufrage, ou qui a sombré en mer et dont la perte estcomplète. || Tomber en ruine, en parlant des cboses. Les■maisons inhabitées périssent. 11 Fig. La liberté périt par lalicence. || Etre effacé, anéanti. Son nom ne périra pas.[| Être inutilement dépensé. Ko laissez rien périr. Ij Enjurispr. Syn. de périmer. Il a laissé périr son appel. || Parimprécation. Périssent ces jalousies fatales qui rendentles hommesennemis des hommes! Montesq. | j Périr, con-struit d’ordinaire avec avoir, se trouve aussi avec être.L’héritage promis à Jésus-Clirist était péri, Boss. Ne cher-chez plus votre père qui doit être péri dans les flots, Fén.
PÉRISCIENS (pé-ri-ssi-in. Tkpte moi), s. m. -pi. Engéogr. Habitants des zones froides ou glaciales.
* PÉR1SPOMÈNE {nspttrncips-jos), s. m. En gramm.grecq. Se dit des mots qui ont l’accent circonflexe surfa dernière syllabe, comme yt/Sl.
PÉRISSABLE, adj. Sujet à périr, peu durable. Unevie périssable. Un bien périssable.
* PÉRISSOIRE [périr), s. f. Embarcation très-légère,■mise en mouvement à l’aide d’une pagaie.
PÉRISTALTIQUE [^tpmradn *os), adj. En çhysiol.Mouvement péristaltique, contraction successive desfibres circulaires de la tunique musculeuse de l’estomacet de l’intestin, quand elle s’exécute de haut en bas ; il apour but de faire marcher les substances ingérées tout lelong de l’intestin jusqu’à l’expulsion.
PÉRISTYLE (iwpù7Tv/os), adj. En archit. Qui estgarni d’une rangée de colonnes. j| Temple péristyle,celui qui est orné à l’intérieur de colonnes parallèlesaux murs. || Subst. Le temple est tout de marbre; c’estun parfait péristyle, Fén. || S. ni. Lieu environné inté-rieurement de colonnes, comme les cloîtres monastiques.|| L’ensemble de colonnes isolées qui orne la façade d’unmonument. Le péristyle du Panthéon.
PÉRISYSTOLE (ne/st et systole), s. f. En physiol. In-tervalle de temps entre la systole et la diastole.
PÉRITOINE ^epwdvatos), s. ni. En anat. Membraneséreuse qui tapisse tout le ventre à l’intérieur.
* PÉRITONITE, s. f. Inflammation du péritoine.
PERKALE, PERKALINE, s. f. Yoy. percale, percaline.
PERLE (lat. perula), s. f. Globule d’un blanc argen-tin qui se forme dans certaines coquilles. || Perle baro-que, voy. baroque. || Perle orientale, voy. oriental.|| Fig. Jeter des perles devant les pourceaux, offrir à quel-qu’un des choses dont il ne sent pas le prix; faireà quel-qu’un un compliment, une gracieuseté dont il ne sent pasla délicatesse. || Perles fines, les véritables perles. || Se-mence de perles, perles trop petites pour les compter, etqui se vendent au poids. || Gris de perle, couleur sembla-ble à celle de la perle. | [ Nacre de perles ou mère de perles,voy. nacre. j| Perles fausses, imitation des vraies perles.|| Essence de perles, voy. essence. || Perles d’or, d’acier,cuivre doré, acier travaillé en forme de perles dediversesgrandeurs. || Absol. Perles de verre de toutes couleurs,mates et transparentes, qui s'emploient à différents ou-vrages. || Fig. et famil. Je ne suis pas ici pour enfilerdes•perles, pour perdre mon temps à des choses de peu d’im-portance. || Fig. Ce qu’il y a de mieux dans son genre.C’est la perle des hommes. |j Fig. Gouttes de liquide etparticulièrement gouttes de rosee qui sont sur la pointedes herbes. Les perles de l’aurore, la rosée. || Fig. Bebelles dents, j) Se dit des cadences de la flûte, quandchaque son est plein et qu’il a une sorte de rondeur etde netteté. ] j Se dit aussi de certaines notes de chant dé-tachées. (| T. d’imprim. Le plus petit caractère. || En ar-chit. Suite de petits grains ronds qu’on taille dans les mou-lures appelées baguettes. || Espèce de coquille univalve.
PERLÉ, ÉE, adj. Orné de perles. || En Lias. Croix, cou-ronne perlée. || En hist. nat. Qui a l’éclat ou la couleurde la perle. || Qui est parsemé de petites taches blanchesou de granulations arrondies. [| Orge perlé, voy. orge.|| Sucre perlé ou cuit à perlé, sucre auquel on a donné unsecond degré de cuisson, j ) Sirop perlé, siropque la cuissona rendu assez épais pour retomber en perlesde l'écumoir.
|j Bouillon perlé, bouillon blanchi d'un lait d'amandesbroyées avec de bon jus de mouton, qu’on a mis sur lepotage. || Fig. Se dit des petits ouvrages de mains, faitsavec un goût, un soin extrême. || Famil. C’est perlé,c’est très-bien. || En mus. Cadence perlée, trille brillant.
* PERLER, v. a. Arrondir les grains de l’orge. || Donnerau sucre une consistance telle qu’il se réduise facilementen petits globules ou en perles. || Fig. Faire dans la per-fection, en parlant de petits ouvrages de main. || Enmus. Donner un grand fini à ses trilles, à ses roulades.
* PERLIER, 1ÈRE | perle), adj. En zool. Qui renfermedes perles, qui en produit. Moule, huître perlière.
PERLIMPINPIN (orig. inc.), s. m. Poudre de perlim-pinpin, poudre imaginaire qui donne aux sorciers ungrand pouvoir, et fig. médicament sans vertu.
PERLURE [perle), s. f. Nom donné à des grumeauxqui font une croûte raboteuse le long des perches et desandouillers du bois d’un cerf.
PERMANENCE { permanent), s. f. Durée constante.La permanence d’une impression. || Etat d’une personnequi reste constamment dans le même milieu. Être quel-que part en permanence. || L’assemblée se déclara en per-manence, elle déclara qu’elle ne lèverait pas la séancejusqu’à ce que telle chose fût terminée. || La permanencedes armées, condition des armées qui demeurent tou-jours organisées. || Enthéol. Présence continue du corpsde Jésus-Christ dans l’eucharistie, après la consécration.
PERMANENT, ENTE (lat .permanens), adj. Qui duresans changer. Rien que Dieu n’est permanent, .Malh.L’homme n’a point ici de cité permanente, Corn. 11 Qui està demeure. Fortification permanente, par opposition à for-tification passagère. || Qui est constamment en fonctions,en organisation. Assembléespermanentes. Armée perma-nente. || Se dit d’un gaz qui conserve l’état aériforme àtoutes les températures et sous toutes les pressions.
PERMÉABILITÉ, s. f. Propriété qu’ont certains corpsd’en laisser passer d’autres a travers leurs pores.
PERMÉABLE (lat. permeabilis), adj. En phys. Quijouit de la perméabilité.
PERMESSE (riîppîvjoç), s. m. Source de la Béotie,consacrée aux Muses. || Le dieu du Permesse, Apollon.|| Les Nymphes du Permesse, les Muses.
PERMETTRE (lat. permittere), v. a. Donner liberté,pouvoir de dire, de faire. Permettez qu’à mon tour jeparle avec franchise, Corn. Il ne faut pas permettre àl’homme de se mépriser tout entier, Boss. || Permettez,formule de politesse quand on dit une chose contraire àl’opinion que quelqu’un vient de manifester, et aussiquand on dérange quelqu’un pour faire quelque chose.|j S’il m’est permis de parler ainsi, se dit quand on se sertd’une locution qui n’est pas usitée, ou qui paraît tropforte. || Il est permis, les convenances ne s’opposent pasà ce que. 11 II m’est permis, il est en mon pouvoir, j’ai lafacilité, la faveur, le loisir de. |l Se permettre, se donnerla liberté de. Ces abus que tout le monde se permet, Mass.|j Autoriser à faire usage d’une chose. Les médecins luiont permis lecafé. |j Tolérer ce qu’on ne peut empêcher,et aussi tolérer ce qu’on pourrait empêcher, || Si Dieu lepermet, sorte d’exclamation. || Donner le moyen, leloisir de, avec un nom de chose pour sujet. L’ambitionne permettait pasà la justice de régner dans les conseilsdes Romains, Boss. ||Se permettre, v. r. Être permis. Ceschoses-là ne se permettent pas. |] Qnandpermettre a unrégime indirect, il demande de et l’infinitif On vous per-met de sortir. S’il n’a pas de régime, il demande que et lesubjonctif : Votre père a permis que vous sortissiez.
* PERMIEN, IENNE, adj. En géol. Le terrain permienou subst. le permien, le calcaire magnésien des géologuesanglais, ou nouveau grès rouge inférieur, ainsi dit dugouvernement dePerm, en Russie.
PERMIS, s. m. Permission écrite. || Permis de circu-lation, billet gratuit que les compagnies de chemins defer accordent à quelques personnes. || Permis de chasse,permission de chasser sur un certain terrain.
PERMIS, ISE, p.p. de permettre. || Tout est permis,la licence de tout faire est donnée. j| Eniptiq. Permis àvous, à vous permis, vous avez la permission, la licence de.
PERMISSION (lat. permissio), s. f. Autorisation dedire, de faire. || Fig. Abuser de la permission, se dit decelui à qui on peut reprocher un excès en quelque choseque ce soit. || Avec votre permission, formule de poli-tesse, et adoucissement à quelque reproche. | [ Permissionde chasse ; on dit aujourd’hui permis de chasse. || Permis-sion de Dieu, ordre de la Providence.